05
avr
Bonjour,
« Mineur fidèle à sa caverne », écrivait Giorgio Colli en 1974 dans le très extraordinaire Après Nietzsche, à propos de ce qu’il appelait la « face obscure du philosophe ». Et c’est cette fidélité et cette caverne, dans lesquelles nous nous tenons depuis longtemps maintenant, choisissant auteurs et écrivaines auxquelles nous rendons hommage au fil du temps et au fil du catalogue, qui nous font vous écrire aujourd’hui encore.
En avril, paraissent deux livres de deux femmes, elles aussi « fidèles à leur caverne », qui accompagnent L’éclat depuis pas mal de temps et que nous accompagnons à notre mesure.

- Ursula K. Le Guin, dont nous avions fait paraître deux recueils d’essais en ce début de 21e siècle, Danser au bord du monde et Imaginer lire écrire, et dont nous publions maintenant deux nouvelles, tirées des Douze vents du monde (Le Bélial’, 2018), sous le titre Un jour avant la révolution précédé de “Ceux qui partent d’Omelas”, qui nous ramènent avant les événements décrits dans son grand livre, Les Dépossédés («Ailleurs et demain», 1975), qui décrit une planète anarchiste aux prises avec un monde soumis au pouvoir de la possession, et nous font découvrir l’insupportable secret de l’heureuse société d’Omelas, « homme, hélas! » écrit Le Guin…

photo: Giovanni Panizon, Venise, 1995
- Et Patricia Farazzi, qui préface aussi le livre d’Ursula Le Guin, et dont L’éclat accompagne l’œuvre depuis ses débuts. La porte peinte, qui reparaît aujourd’hui dans L’éclat/poche après une première édition en 1988, nous entraîne dans un Paris disparu, traversé par un personnage, Abraham Aboulafia, dont le nom vient du fin fond de l’Espagne cabaliste du 13e siècle. Un Paris quantique, de la Bastille au Jardin des Plantes, de la rue Saint-Antoine aux Grands Boulevards, sujette à mille métamorphoses, tour à tour ville antique, aquatique, ville de feu et de sel, gouvernée par une gigantesque roue de loterie, peuplée de rêves et de rencontres insolites. Livre drôle et magique, nourri d’imaginaire et de personnages hauts en couleur, qui donne bien la mesure d’une œuvre qui se construit livre après livre.

La poétique du Zohar, d’Eliane Amado Lévy-Valensi, est à nouveau disponible. Rappelons l’émission en février de Marc-Alain Ouaknin et Françoise-Anne Ménager, Talmudiques (France Culture) que l’on peut écouter en podcast, consacrée à ce livre et à cette grande philosophe.


Aujourd’hui, 5 avril, le monde chrétien célèbre ses Pâques. Occasion de rappeler ce livre d’April DeConick, Le Treizième apôtre, sous-titré “Ce que dit vraiment l’Évangile de Judas”, paru en 2008 et qui éclaire d’un jour nouveau ce personnage central de la pâque chrétienne, pour le rôle qu’on a voulu lui faire jouer, plus que pour celui qu’il a vraiment tenu dans tout cette histoire. Le livre contient également une traduction de cet Évangile à partir d’un manuscrit découvert en Égypte en 1970. Ou les livres de David Flusser, consacrés à Jésus ou aux Sources juives du christianisme.
Sur la page des ‘nouveautés’ vous pouvez dès à présent vous faire une idée des titres de ce premier semestre 2026 et des réimpressions en cours.
Tous les titres de l’éclat parus en 2025 figurent sur la page d’accueil du site.
Le catalogue des 40 ans des éditions et le livre des préfaces sont toujours disponibles. Si votre libraire ne peut vous les faire parvenir, vous pouvez nous en faire la demande en répondant à ce mail et nous nous efforcerons de vous les envoyer lors d’un prochain envoi groupé (un peu de patience).
Merci de votre fidélité à notre caverne… Faites suivre cette lettre à vos proches et suggérez-leur de s’inscrire pour la recevoir. C’est essentiel pour nous.
L’éclat





