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Bonjour,
En juin, une réimpression et un livre de poche, dont la couverture est une photographie d’Eduardo Comesaña.

La réimpression : David Lewis (1941-2001), De la pluralité des mondes, traduit de l’anglais par Marjorie Caveribère (1970-2018) et Jean-Pierre Cometti (1944-2016). Le livre est un classique de la métaphysique analytique, d’autant qu’il abordait la question de la pluralité des mondes à la fois en métaphysicien, logicien et linguistique tout en s’introduisant dans ce qu’on a appelé les « théories de la fiction ». Lewis s’introduit ainsi dans une longue liste d’auteurs depuis Bernard de Fontenelle, Giordano Bruno ou l’écossais Thomas Dick, jusqu’à un autre Dick, et non des moindres, Philip Kindred, qui les visita tous, à force de substances diverses et de moult imagination. Livre-monde ou livre-monde-possible, La pluralité des mondes de Lewis est entré également dans la littérature, par l’intermédiaire de Jacques Roubaud qui a intitulé ainsi un ouvrage consacré à un deuil intime et aux ‘possibilités’ d’un « ailleurs de ce mur de la mort ».
Paru une première fois en 2007, cette réimpression à l’identique, presque 20 ans plus tard et après la disparition de ses deux traducteurs, est aussi un hommage qui leur est rendu pour avoir bien voulu affronter la traduction de ces 400 pages denses et stimulantes.
Le livre de poche est également la reprise d’un livre de septembre 2006, Borges. Une biographie de l’éternité de Jean-Clet Martin, dont nous avions publié quelques mois avant (avril 2006), le très bel Eloge de l’inconsommable, où Jean-Clet Martin employait pour la première fois le terme « Plurivers » en écho à notre seul univers, avant que nombre d’auteurs s’en emparent et l’accommodent à plusieurs sauces (y compris celle, indigeste, de l’écologie décoloniale). Plurivers c’est aussi bel et bien Borges, disparu en 1986, 20 ans avant la première édition de cette Biographie de l’éternité, qui reparaît en 2026, 40 ans après la mort de Borges. Biographie de Borges, ou plutôt biographie de l’éternité d’une œuvre qui s’inscrit dans notre plurivers. Jean-Clet Martin fut l’invité d’Alain Veinstein sur France culture en 2007 et on peut encore les entendre dans cette archive sonore retrouvée. Le 12 juin, Jean-Clet Martin parlait avec Michel Valensi de cette nouvelle édition dans L’éclat/poche et on peut les entendre sur Youtube.

Rappelons les parutions d’avril-mai, que l’on trouve encore dans les meilleures librairies.
- Walter Benjamin et Gershom Scholem, Théologie et utopie, traduit par Didier Renault et Pierre Rusch.
- Stéphane Mosès, Benjamin-Scholem. Histoire d’une correspondance suivi de Deux expériences de l’exil.
- Chaïm Wirzubski, Pic de la Mirandole et la cabale, édité, traduit et abondamment annoté par Jean-Marc Mandosio.
- Ursula K. Le Guin, Un jour avant la révolution
- Patricia Farazzi, La porte peinte qui sera présentée par Marc-Alain Ouaknin, dans son émission Talmudiques sur France culture le 28 juin à 9h 10.
…. et ce sera l’été, dont on entend déjà les cigales dans ce beau titre de Brigitte Fontaine et d’Areski (1940-2026), qui ne l’a pas attendu pour partir.
Sur la page des ‘nouveautés‘ vous pouvez vous faire une idée des titres qui paraîtront à la rentrée prochaine.
Tous les titres parus au premier semestre figurent sur la page d’accueil du site.
Le catalogue des 40 ans des éditions et le livre des préfaces sont toujours disponibles. Si votre libraire ne peut vous les faire parvenir, vous pouvez nous en faire la demande en répondant à ce mail et nous nous efforcerons de vous les envoyer lors d’un prochain envoi groupé (un peu de patience).
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L’éclat





