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yeshurun-couvViendra un jour où personne ne lira les lettres de ma mère.
J’en ai tout un paquet.
Ni qui.
Ni quoi.

Viendra un jour où personne ne les prendra dans ses mains.
Il y en a toute une liasse – trop.
On dira : papier, bout(s) de –
pas plus.

Ce jour-là, je les emporterai dans la grotte de bar-Kokhba
pour les jeter à la poussière. L’ancien monde
n’ira pas rechercher là
une langue maternelle.
Le Mercredi 22 février 2017 à 19 heures, Bee Formentelli présentera sa traduction des « Trente pages d’Avot Yeshurun » à la librairie du Temple, 1 rue des Hospitalières saint-Gervais, Paris 4e. Elle s’entretiendra avec Michèle Tauber de l’oeuvre de ce grand poète, disparu le 22 février 1992.

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