José Bergamín
La décadence de l’analphabétisme
Afin de préserver le sens et la raison profonde d’une culture populaire de l’esprit et face aux campagnes d’alphabétisation menées par l’État espagnol dans les années 1930, Bergamín défend paradoxalement, dans ce texte célèbre, les droits de l’analphabète qu’il compare aux droits de l’enfant, prolongés spirituellement dans l’homme. Droits qui sont les plus sacrés, parce qu’ils expriment la seule liberté sociale incontestable, celle de l’esprit, du langage créateur humain et de la pensée imaginative, pour lesquels il envisage même de parcourir le pays pour combattre “la persécution de l'analphabétisme et la mission antipédagogique de la pensée”, dans deux petits écrits “en lettres de sang” qui accompagnent ce chef d’œuvre, traduit et présenté par Yves Roullière.
Photo de couverture: Ana Bergamín, petite fille de José Bergamín
Poète et essayiste, républicain et catholique, José Bergamín (1895-1983) n’a cessé de brouiller les pistes. Plusieurs de ses livres ont été publié aux Éditions de l’éclat, où Yves Roullière lui consacre un essai en forme de biographie intellectuelle : Squelettes et fantômes. Vies et œuvres de José Bergamín (2026).
Squelettes et fantômes
