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Emmanuel Fournier

Insouciances du cerveau

précédé de Lettre aux écervelés

Depuis quelques années, avec le développement exponentiel de la neuroscience cognitive, de la neuro­imagerie, de la neuropsychologie, on accorde une place toujours plus grande au cerveau, qui régenterait désormais non seulement notre pensée, mais aussi nos émotions, nos doutes, nos amours, etc., au point que ce n’est plus tant l’humain qui pense, est ému, doute, aime etc., mais la « matière cérébrale », promue au rang d’ordonnatrice despotique de nos vies et de nos espérances. La rumeur neuroenthousiaste emboîte le pas et suit la science sur une carte du ­cerveau qui ­ressemble de plus en plus à la carte du ­Tendre d’une Mademoiselle de Scudéry devenue « neurologienne ». Après Creuser la cervelle (PUF, 2012), Emmanuel Fournier, avec cet « esprit » si particulier qui n’a été repéré sur aucune image du cerveau, dresse un réquisitoire d’insouciance contre ce nouvel ordre cérébral qui, à force de neurocertitudes, nous prépare, à nous écervelés, un monde d’encervelés à la merci des Pères Ubu de la neuroquelquechose.

 

 

Emmanuel Fournier est l’auteur d’une œuvre complexe qui interroge les conditions formelles et matérielles de la pensée par des recherches philosophiques autour de l’infinitif (Croire devoir penser, 1996 ; L’infinitif des pensées, 2000 ; Philosophie infinitive, 2014), des essais sur le cerveau (Creuser la cervelle, 2012), ou des investigations au trait qui proposent une grammaire du ­dessin (La même chose, 1993 ; 36 morceaux & Mer à faire, 2005). Il est par ailleurs professeur à Sorbonne Université, où il enseigne l’éthique et la physiologie.

Lire la présentation du livre par Emmanuel Fournier

Lire la note de lecture de la librairie Ptyx (Bruxelles)

À l'occasion de la présentation du livre  à la Librairie Ombres Blanches, Pascal Poyet rend compte des Insouciances du cerveau (sur le site de Sitaudis)

Le cerveau soucieux (ou neuroconverti) de Pascal Engel se frotte (et se pique) aux insouciances d'Emmanuel Fournier sur En attendant Nadeau (lire le compte-rendu critique).
Emmanuel Fournier, à sa lecture, nous a demandé d'ajouter au lien vers l'article la mise au point suivante : « Il fallait s'attendre hélas à ce que mon réquisitoire d'insouciances apparaisse comme une douloureuse litanie à tous les neuro-convertis, trop critique sans doute pour qu'ils lisent jusqu'au bout les "raisonnements" démontant leurs certitudes. Ils auraient lu ma conviction qu'il faut s'intéresser aux neurosciences, voire s'y immerger, mais pour bien comprendre les illusions que nous cherchons en elles et pour leur demander des moyens de libération vis-à-vis de ces illusions et d'autres, non pour s'enfermer dans leur nouveau credo.» « Comme votre propos est tout sauf simpliste, invite à accompagner votre réflexion, il me semble que vos opposants, qui n'ont guère de difficulté à affirmer péremptoirement leur conviction de détenir la vérité, ne vous liront pas, s'ils daignent le faire, avec inquiétude. C'est dommage, mais vous ne pouviez pas opposer un simplisme à un autre. D'ailleurs, vous n'avez pas, pour but de polémiquer, mais d'interroger, d'expliquer, d'encourager à penser. » m'avait écrit Jacques Roubaud.

 

 

Lire aussi
Philosophie infinitive (poche #30)   Croire devoir penser   L’infinitif des pensées   Philosophie infinitive  
Collection  Philosophie imaginaire
Sujets   Philosophie

Année de parution : Avril 2018
ISBN : 978-2-84162-434-8
184 pages
Prix : 18 €
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