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IBN ARABÎ |
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Lédition du texte |
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Le K. al-Isfâr a déjà fait lobjet dune publication dans les Rasâil dIbn Arabî éditées à Haydarâbâd en 1948, tome II, risâla n° 24, 63 P. Cette édition reproduit un recueil de la bibliothèque Asafiyya n° 376, daté de 997 H. En ce qui concerne notre traité, dimportants passages sont satisfaisants, mais en certains endroits des erreurs rendent problématique la compréhension du texte. Une nouvelle édition se justifie donc. Elle est basée sur six manuscrits, non compris le texte imprimé dont nous avons indiqué les variantes.O. Yahya dans son Histoire et classification de loeuvre dIbn Arabî, t. I 318 - n° 307 signale 19 manuscrits se trouvant pour la plupart dans les bibliothèques turques. Nous navons pu malheureusement consulter le manuscrit de Konya: Yusuf Aga 4859 Yeni, autographe et portant un samâ, daprès O. Yahya. Celui-ci mentionne également 3 manuscrits daprès des catalogues. Il faut ajouter à cette liste deux manuscrits de la Zâhiriyé à Damas que notre ami Eric Geoffroy sest chargé de faire reproduire et que nous avons utilisés pour notre édition. Dâr al-kutub au Caire possède également deux copies récentes: tasawwuf 3379 et 3646, datées respectivement de 1287 et 1297 H. Les trois premières copies signalées proviennent dIstambul. Elles nous ont été fournies par notre ami Mustafa Tahrali, grâce à lobligeance du personnel de la Süleymanie et de Beyazit. Quils en soient tous vivement remerciés.
1) Koprülü 713 f. 30-44. Copié à Konya à la fin de Jumâdâ I 663 H. (et non en 633, comme lindique O. Yahya), soit 25 ans après la mort du Cheikh, daprès son autographe conservé sans doute dans la bibliothèque de Sadr al-dîn Qûnawî. Ce texte, écrit dans un naskhî ordinaire, mais très lisible et en grande partie vocalisé, constitue notre manuscrit de base. Nous suivons en général sa vocalisation quand nous indiquons celle-ci. 2) Beyazit 3785 f. 92b-129. Copié en Rabî I 716 H. à Kayseri dans un beau thuluth, il sapparente au premier, avec lequel il ne présente que rarement des variantes notables. Les points diacritiques manquent parfois, mais le texte est parfois vocalisé. Appartenait à la bibliothèque de Shams al-dîn Fanârî, daprès O. Yahya. Est-il copié sur loriginal, comme ce dernier le précise ? Il a en tout cas été revu et corrigé (muqâbala). 3) Sehit Ali 1340. f. 135b-180b. Copié en 789 H. dans un naskhî ordinaire et peu soigné, le texte est souvent fautif. Les erreurs de copistes ne suffisent cependant pas à expliquer certaines variantes. Ce manuscrit dérive donc dun original distinct des deux précédents. Le fait est fréquent dans loeuvre dIbn Arabî qui diffusait souvent différentes rédactions dun même ouvrage. 4) British Library OR 8348. 14 f. Naskhî ordinaire et serré, les points diacritiques sont souvent omis. Il sapparente au texte imprimé, ce qui laisse supposer une origine indienne, dautant plus que certaines fautes trahissent lorigine non arabe du copiste (par ex.: bi-anwâr al-ilâhiyya au lieu de bi-l-anwâr ou bi-smi al-ilâhî au lieu de bi-l-ismi). 5) Zâhiriyé 9205 f. 134b-151b. 6) Zâhiriyé 9655 27 f. Copié en 1318 H. Cette copie très récente (1900) dérive de la précédente, qui nest elle-même guère plus ancienne. Elles sapparentent toutes deux aux nos 4 et 5 auxquels elles ajoutent de nouvelles erreurs. Cf. M. Riyâd al-Mâlih, Fihris makhtûtât Dâr al-kutub al-zâhiriyya, tasawwuf, Damas 1978, I 79-80, nos 102 et 103. sigles employés pour les variantes : 1 = (K) . 2 = (B) . 3 = (S) . 4 = (L). 5 = (Z) . 6 = (Zh) . Éd. de Haydarâbâd = (T) |
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