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L. Cahn C. Deligne N. Pons-Rotbardt N. Prignot A. Zimmer B. Zitouni

Terres des villes

Enquêtes potagères de Bruxelles aux premières saisons du 21e siècle

7. De Stockel à Boitsfort : une expérience libertaire de la terre

Lyber

L’Expérience débute au printemps 1905, dans un quartier alors en voie d’urbanisation appelé Stockel (du nom d’une ancienne seigneurie), à l’Est de Bruxelles, en lisière de la forêt de Soignes. C’est une communauté fondée par des anarchistes bruxellois.es, animé.e.s par le désir de changer radicalement la société, les valeurs qui la sous-tendent et ses modes d’organisation. à l’époque, la manière de s’y prendre pour mettre en œuvre ces changements anime les débats entre anarchistes. Ceux-ci se soucient notamment de la stigmatisation qui touche la pensée anarchiste suite aux attentats perpétrés en son nom. Par ailleurs, les conditions de la révolution radicale souhaitée ne semblent pas encore réunies. Il s’agit donc de trouver de nouveaux modes d’action : certain.e.s anarchistes se tournent vers les syndicats ; d’autres, comme nos acolytes, veulent convaincre « par l’exemple », c’est-à-dire faire la preuve que leur idéal est réalisable, ici et maintenant, à petite échelle1.

De nombreux milieux libres – communautés d’inspiration libertaire affichant une volonté d’autogestion et d’autonomie – voient le jour à travers l’Europe au tournant des XIXe et XXe siècles2. Leurs instigateurs misent sur la contagion que ne manquerait pas de susciter la mise en pratique de leurs utopies ici et maintenant ; ils parient sur une véritable pandémie des désirs qu’éveilleraient ces utopies concrétisées. L’histoire de L’Expérience à Stockel se place dans ce contexte. Elle fait partie de l’histoire de l’anarchisme bruxellois, on en trouve trace dans les archives anarchistes3, sur les lieux mêmes où elle a existé4, ou encore dans le livre Le Bruxelles des révolutionnaires5. Pour notre part, nous nous sommes attaché.e.s à retracer plus particulièrement le rapport à la terre qu’entretenaient ces anarchistes bruxellois.es et la place qu’occupaient les pratiques agricoles dans leur expérimentation collective.

Voici l’histoire : au printemps 1905, un homme6trouve à louer, à prix modique, une maisonnette délabrée avec une étable attenante, propriété d’un garde-chasse et de sa famille. Elle est située au milieu des champs, à environ dix kilomètres du centre-ville, et on s’y rend à pied ou en tram depuis Bruxelles. Petit à petit, il convainc plusieurs personnes rencontrées dans les milieux anarchistes d’y tenter avec lui une expérience de vie collective. Ils veulent vivre « sans dieu ni maîtres, ni règlements, ni contraintes, ne connaiss[ant] entre eux ni propriétés ni rétributions ; chacun y travaill[ant] librement, selon ses forces et ses aptitudes, et y consomm[ant] non moins librement, selon ses goûts et ses besoins7». Ils se déclarent non seulement antiautoritaires et anticléricaux, mais aussi non violents, végétariens, espérantistes, et prônent l’égalité des sexes et la nécessité d’un contrôle des naissances. Leur défi comporte deux faces complémentaires : assurer leurs conditions de subsistance dans l’entraide8,

Cartes postales conçues et éditées par les colons, 1905

 

et diffuser au maximum leurs idées et les promesses qu’elles revêtent. Ainsi en plus de tenter de vivre ensemble comme ils l’entendent, ils ouvrent leurs portes au public le dimanche, et donnent des conférences publiques dès le début de leur expérience. Les visiteurs – y compris les contradicteurs – sont invités à leur rendre visite pour échanger, débattre, suivre un cours d’espéranto ou manger à prix libre. Ils impriment et vendent des petites brochures, des journaux anarchistes, des cartes postales et des assiettes sur lesquelles ils peignent des caricatures sociales.

Au cours de l’année 1906, le petit groupe atteint son nombre maximum de membres : douze personnes dont quatre enfants. La maison ne dispose d’abord que de deux pièces habitables, dont l’une est la cuisine et l’autre une étable sommairement rénovée. Pour assurer leur subsistance et quelques revenus, ils se lancent dans l’agriculture et l’élevage de volailles. En septembre 1906, ils disposent de plus de soixante poules réparties dans cinq poulaillers9.

Bien que ces activités n’en soient qu’à leurs débuts et ne rapportent encore que peu de bénéfices, les membres de l’Expérience se trouvent vite à l’étroit et décident de louer l’autre partie de la maison ainsi que le terrain voisin où se trouvent une mare et un verger, pour y élever quelques chèvres. Plusieurs d’entre eux continuent de travailler à l’extérieur et apportent leur salaire à la caisse commune.

Conscient.e.s qu’il leur faut trouver un lieu plus à l’échelle du groupe, tant en termes de surfaces à habiter que de surfaces à cultiver ou à exploiter, ils tentent d’acheter une ferme près de Bierges (village situé dans le Brabant wallon à une trentaine de kilomètres de Bruxelles), mais ils ne parviennent pas à réunir l’argent nécessaire. Puis, ils s’aventurent dans une négociation avec un ermite qui vit dans une clairière voisine et qui leur propose un agrandissement de terrain, mais ils réalisent assez vite qu’il s’agit d’une arnaque. Au final, ils resteront à l’endroit initial, malgré une certaine promiscuité. Les revenus restent faibles et les conditions de vie frugales. Ainsi, après une année d’existence, on lit dans le Journal de la Colonie :

« Manquant de beurre, nous dînons le plus souvent de pommes de terre rôties sur un feu de bois. Cependant, nous avons tout lieu d’être satisfaits des progrès accomplis, surtout si l’on tient compte des frais de tram toujours considérables, des dépenses occasionnées par les maladies et surtout de notre grande inexpérience en matière d’aviculture (nous avons tout appris à nos dépens). Actuellement, nous avons une centaine de poules dont une moitié de race brabançonne10, le matériel nécessaire pour en tenir trois cents, et un incubateur toujours en activité. Quant à la situation morale, elle est excellente11. »

Les réactions des visiteurs sont plutôt positives. Certains, arrivés méfiants, repartent conquis après être passés à la ferme et y avoir vécu des moments joyeux et des discussions passionnées. Plusieurs voisins se disent, eux aussi, enthousiastes12. Émile Vandervelde, parlementaire socialiste vivant à Bruxelles et président de la Seconde Internationale, visite la colonie en 1906 et déclare dans Le Peuple, le quotidien socialiste : « Au fond, ce sont des frères d’armes. Ils ont les mêmes adversaires. Ils luttent contre les égoïsmes. Ils marchent par des voies différentes vers la réalisation du même idéal13. » Même quelques journalistes libéraux voient d’un bon œil cette expérience qu’ils qualifient de sympathique et d’inoffensive : « Voici des hommes n’admettant ni Dieu ni maître et qui, pourtant, paient leur loyer comme tout le monde, et se défendent de toute idée meurtrière à l’adresse des bourgeois14», ou encore, selon un autre journaliste : « Comme ils sont peu nombreux, ils ont toute latitude de s’en aller vivre dans quelque coin de terre et de s’y tenir tranquilles15. » Restent ceux et celles, comme cette voisine, qui sont méfiants et pour qui l’homme qui a lancé L’Expérience « sème la mauvaise graine, qu’il récolter[a] plus tard dans les feux de l’enfer. […] Ces gens-là [sont] des monstres. Des monstres d’autant plus dangereux qu’ils se présent[ent] sous des apparences paisibles, en prêchant l’amour et la fraternité16». La police, quant à elle, passe outre ces déclarations de haine ou d’admiration, et reste imperturbable dans la surveillance quotidienne et plus ou moins discrète du groupe 17.

Le coup de massue ne viendra pas de la presse, ni de la voisine, ni de la police, mais de l’employeur du garde-chasse qui louait les terres aux anarchistes. Il s’agit d’un riche entrepreneur qui déclare ouvertement son désaccord avec ces gens qui placardent à leur porte « nous n’avons ni dieu ni maîtres » ou « fay ce que tu voudras18». Il se refuse à continuer de chasser dans les parages de peur « d’avoir à rougir devant ses amis du fait d’héberger d’honnêtes gens sur “son territoire19”! » Il met son garde-chasse sous pression au point que celui-ci doit expliquer au groupe qu’il risque de perdre son emploi et sa maison, avec sa famille nombreuse, s’il ne parvient pas à se débarrasser des anarchistes20. À l’automne 1906, ceux-ci décident alors de quitter les lieux.

Un charpentier que les idées du groupe séduisent, leur propose une maison à Boitsfort « enchâssée dans un pâté de cinq maisons isolées sur un vaste plateau de champs cultivés entre les villages de Boitsfort, Watermael et Auderghem21 », au sud-est de Bruxelles. Toutefois, les terres alentour sont chères. Le groupe doit se satisfaire de 3 ares de jardin qui ne permettent pas d’y relancer une activité agricole importante. Alors que quelques mois plus tôt, ils cherchaient un lieu plus grand, ils se retrouvent dans plus petit. Loin de se décourager, ils se tournent vers d’autres activités. Ils donnent des représentations de la pièce de théâtre La nouvelle clairière, une comédie écrite par l’un d’eux22, qui raconte les déboires d’une colonie anarchiste semblable à la leur. Ils acquièrent aussi à peu de frais du matériel d’imprimerie qui leur permet d’éditer un journal, Le Communiste23et de proposer leurs services à des fins de publication et de diffusion. S’appuyant sur le savoir-faire de l’un d’eux, ils proposent aussi de la cordonnerie. Mais ces activités auront du mal à sustenter tout le monde. Les représentations théâtrales données partout en Wallonie sont diversement reçues, et trop souvent les recettes ne permettent pas de couvrir les frais du voyage. Les dettes s’accumulent. Les élans des débuts s’épuisent et les rancœurs interpersonnelles s’amplifient, notamment au sujet des tentatives d’amour libre ou de l’intéressement de chacun. Il devient difficile de tenir ensemble tous les bouts : subsistance, entraide, propagande et contagion des désirs. Un à un, les membres quittent L’Expérience et, en février 1908, deux ans après ses débuts, l’auteur du journal, resté seul avec sa compagne, écrit :

« Nous avons eu parmi nous des philosophes, des artistes et des cheminots, des légaux et des illégaux, conscients et inconscients, des convaincus et des intrigants, des rêveurs et des terre à terre, des découpeurs de cheveux et des briseurs de vitre, des suiveurs et des autoritaires, et tous n’ont fait que passer, victimes de leurs illusions diverses […] avant de pouvoir vivre le communisme libertaire où les conforts et les initiatives individuelles ne s’entrechoqueront point, il faut qu’un ouragan vienne balayer l’atmosphère . […] [Il nous faut] une révolution sociale consciente24. »

Son amertume est palpable, et si son désir d’un vent nouveau reste intact, la question des moyens pour le faire advenir continue de se poser ardemment.

Nous en retenons ceci. Des milieux libres, il continue de s’en créer et de s’en déliter sans cesse un peu partout. Depuis le début du XIXe siècle et encore maintenant, des groupes affinitaires cherchent, ensemble, à vivre autrement. Ils y expérimentent notamment des formes de relations et de solidarités et des rapports toujours en partie conflictuels à la société capitaliste dont ils ne peuvent jamais complètement s’abstraire. L’accès à des terres et à l’habitat tout comme l’organisation d’une économie de subsistance restent un combat d’actualité. Chercher à engranger de la sympathie et du soutien, à se faire connaître du public, des autorités et des voisins, et ce afin de garantir un minimum de stabilité à l’expérience, continue à faire partie des pratiques et des engagements de ces collectifs. C’est-à-dire que la diffusion des idées et des revendications ainsi que les opérations de diplomatie tiennent une place importante aux côtés des pratiques agricoles, potagères et alimentaires. L’impératif n’est pas que celui de la survie. Il s’agit aussi de chercher à rendre l’expérience contagieuse, comme nous l’évoquions au début du récit.

Nombre de ces expériences sont éphémères. La précarité et l’adversité dans lesquelles elles sont plongées sont parfois grandes, et la vie collective compliquée. Les traces qu’elles laissent comportent donc aussi le récit de leurs échecs et de leurs désillusions25. L’Expérience n’y échappe pas. Et pourtant, il y a peut-être malgré tout pandémie des désirs. Dans ces histoires, c’est l’expérience elle-même qui est transformatrice, qui inspire aux protagonistes des possibles et les amène à renouveler leur rapport aux autres et aux utopies et revendications qui les portent. À la fin du Journal de la Colonie, l’auteur en appelle à « un ouragan [qui] vienne balayer l’atmosphère ». On peut y voir un appel à une révolution, voire même à une catastrophe. Mais selon nous, cet ouragan, du moins ce vent, se nourrit des « petites » histoires et en passe nécessairement par elles. Il se nourrit de tous leurs aspects, des plus intimes aux plus prosaïques, des relations amoureuses aux relations économiques, des conflits aux larmes en passant par les joies. Rien n’est trivial. Il nous faut donc apprendre à cultiver ces histoires dans toutes leurs dimensions, à en transmettre tant les réussites que les échecs, sans quoi nous raterions des pans entiers des expériences qui résonnent encore dans nos champs et dans nos quartiers, à Stockel, à Boitsfort, et ailleurs.

  1. « La propagande par l’exemple » s’oppose dans les débats à « la propagande par le fait ». Cette dernière cherche à créer les conditions d’un soulèvement populaire par des actions marquantes, comme les attentats de François Claudius Koënigstein, dit Ravachol, contre un magistrat accusé de partialité envers des manifestants (procès de Clichy, 1891), d’Émile Henry contre la Compagnie des Mines de Carmaux (1892), ou encore d’Auguste Vaillant contre la Chambre des députés au Palais Bourbon (Paris, 1893). « Syndicalisme révolutionnaire » et « propagande par l’exemple » se présentent comme deux alternatives à ces actions violentes qui exposent leurs auteurs à la traque policière et à la peine de mort. Voir à ce sujet le documentaire de Tancrède Ramonet, Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme, 221 min., Temps noir et Arte France, 2016, ou encore Wikipedia : « Propagande par le fait ».
  2. Voir les ouvrages de Jean-Christian Petitfils, Les communautés utopistes au XIXe siècle, Paris, Hachette 1982 / Pluriel 2010 et Céline Baudet, Les milieux libres : vivre en anarchistes à la belle Époque en France, St-Georges-d’Oléron, Les éditions libertaires, 2006.
  3. Voir le Cgecaf, catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones [en ligne].
  4. Dirk Dumont et Xavier Vanandruel, en partenariat avec le réseau des biblio&ludothèques de Watermael-Boitsfort, l’Espace Mémoire de Watermael-Boitsfort et La ­Vénerie-centre culturel francophone de Watermael-Boitsfort, ont consacré en 2014 une exposition au personnage local d’Eugène Gaspard Marin, qui a participé à L’Expérience et qui est l’auteur du Journal de la Colonie. À cette occasion, diverses archives, dont des archives privées, ont été réunies et une plaquette d’exposition a été éditée : Eugène Gaspard Marin (18831969), un anarchiste et voyageur anthropologue boitsfortois, Watermael-Boitsfort, Editions Xavier Vanandruel, 2014.
  5. Jacques Gillen, « L’Expérience, une colonie anarchiste (1905-1908) » in Anne Morelli dir., Le Bruxelles des révolutionnaires de 1830 à aujourd’hui, Bruxelles, CFC éditions, 2016.
  6. Il s’agit d’Émile Chapelier (1870-1933), ouvrier mineur, écrivain autodidacte et militant communiste libertaire belge. Wikipedia « émile Chapelier ».
  7. Émile Chapelier, Une colonie communiste. Comment nous vivons, pourquoi nous luttons, Bruxelles, brochure auto-éditée, 1906.
  8. Le livre de Pierre Kropotkine, L’Entraide, un facteur de l’évolution, Londres, 1902 (angl.), version française, Paris, Hachette 1904, est cité dans la brochure d’Émile Chapelier, Une colonie communiste. Comment nous vivons, pourquoi nous luttons, Bruxelles, 1906. Il s’agit de montrer en pratique ce que Kropotkine développe en théorie.
  9. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, mai 1905. Archive privée de Madame Hilda Gustin, communauté de Whiteway (GB). Nous remercions Jacques Gillen d’avoir bien voulu nous transmettre la retranscription qu’il en a effectuée dans le cadre de son mémoire sous la dir. d’Anne Morelli, Les activités en Belgique d’un anthropologue anarchiste, Eugène Gaspard Marin (18831969), Université Libre de Bruxelles, 1996-1997.
  10. La poule branbançonne (du Brabant la province dans laquelle se situe Bruxelles), est une race locale de poule domestique fermière réputée bonne pondeuse. Elle fait de gros œufs blancs.
  11. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, 3 avril 1906, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  12. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, juin 1906, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  13. Émile Vandervelde dans Le Peuple, Bruxelles, 18 juillet 1906. Mentionné dans le Journal de la Colonie du 22 juillet 1906.
  14. T.N., La Chronique, Bruxelles, 20 juillet 1906. Mentionné dans le Journal de la Colonie du 22 juillet 1906.
  15. Sancho, Le Matin, Anvers, 21 juillet 1906. Mentionné dans le Journal de la Colonie du 22 juillet 1906.
  16. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, 10 juin 1906, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  17. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, 11 mai, 25 juillet, 1er septembre 1906, 1er et 27 octobre 1906, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  18. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, 11 mai, 25 juillet, 1er septembre 1906, 9 et 11 mai 1906, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  19. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, 1er octobre 1906, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  20. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, 11 mai et 1er octobre 1906, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  21. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, 6 octobre 1906, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  22. émile Chapelier, La nouvelle clairière. Drame social en 5 actes, Bruxelles, brochure auto-éditée, 1907.
  23. On en trouve plusieurs exemplaires au Centre d’Archives du Mundaneum, à Mons : Collection Anarchie [1839-2002], Presse anarchiste Bruxelles, Journaux de la Colonie « L’Expérience », 1907-1909 / édité par Colonie Communiste Libertaire.
  24. Eugène Gaspard Marin, Journal de la colonie, 28 février 1907, archive privée de Mme Hilda Gustin.
  25. C’est le cas par exemple du récit d’André Lorulot, Une expérience communiste : la colonie libertaire de St Germain, Saint-Germain-en-Laye, 1908. Voir aussi Jean-Christian Petitfils, Les communautés utopistes au xixe siècle, op. cit.
 
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