l’éclat
nouveautés

Hiver-Printemps 2004-2005

Voir les parutions du premier semestre 2004

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Liste des Nouveautés

David Biale : Pouvoir et violence dans l’histoire juive

Jacques Bouveresse : Robert Musil. L'Homme probable, le hasard, la moyenne et l'escargot de l'histoire

Hermann Broch : Logique d'un monde en ruine

Jean-Luc Evard: Ernst Jünger. Autorité et domination

Jean-Luc Evard: Signes et insignes de la catastrophe. De la swastika à la Shoah

David Flusser : Les sources juives du Christianisme. Une introduction (réimpression)

David Flusser : Jésus

Ignaz Goldziher: Le dogme et la loi dans l'Islam

David Gritz : Levinas face au beau

Imre Hermann : Psychologie de l’antisémitisme

Theodor Herzl : Altneuland Nouveau pays ancien

Ibn Arabî: Le dévoilement des effets du voyage

Derek Jarman : Wittgenstein

Nitza Metzger-Szmuk: Des maisons sur le sable. Tel Aviv. Mouvement moderne et esprit Bauhaus

Charles Mopsik : Chemins de la Cabale

Hilary Putnam : Fait/Valeur La fin d'un dogme

Claudine Tiercelin : Le doute en question


Jean Luc Evard
Signes et insignes de la catastrophe.
De la Swastika à la Shoah

Dès la fin de l’empire romain, l’institution du christianisme ne progressa que moyennant la stigmatisation des Juifs ainsi condamnés à vivre en rebuts de l’Occident. Dès les débuts de la déchristianisation, à la fin de l’Aufklärung, le fantasme d’une disparition définitive du peuple juif hors de la communauté humaine se dit à voix haute, et selon deux termes : «assimilation», «extermination». Jean-Luc Evard reconstitue les formes de diffusion du fantasme exterminateur entre 1850 et 1950, à l’échelle du continent européen et à partir de documents d’archives dont il livre ici pour la première fois la traduction française. La Shoah avait commencé avant la Shoah, elle eut lieu en un point médian, en Pologne, à mi-chemin de Paris et de Moscou. Ce site concrétise la topographie historique de l’antisémitisme au siècle des guerres et des révolutions, quand l’Europe commence de se suicider. L’étude de ces prolégomènes vise à déplacer l’histoire et la mémoire de ces deux catastrophes indissociables. Elle suit également la trace de l’insigne par excellence de la judéophobie, la swastika ou croix gammée, qui traversera les cercles littéraires les plus influents de l’Allemagne avant 1933, pour venir se ficher au cœur d’un drapeau qui abîmera l’Europe pendant plus de dix ans.

Jean-Luc Evard est traducteur germaniste et auteur de nombreux articles parus notamment dans Les Temps Modernes, Lignes et la Revue d’Histoire de la Shoah. Il fut lauréat du Prix Ernst Jünger en 2000. Il est bibliothécaire ingénieur de recherche à la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, Paris X-Nanterre.

MARS 2005

ISBN 2-84162-98-0

224 p., 22 euros

Nouvelle collection

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David Flusser
Jésus

«Cet ouvrage ne se contente pas de relever l’évidence selon laquelle Jésus était un Juif et souhaitait rester dans le cadre de la foi juive, mais il soutient aussi que, sans le long travail préparatoire de la foi juive de l’époque, l’enseignement de Jésus aurait été impensable.» Jésus devient alors ce «frère universel qui tend une main des deux côtés, aux juifs d’une part et aux chrétiens de l’autre», comme l’écrira Martin Buber. Dans la lignée des travaux de Joseph Klausner dont il fut l’élève, David Flusser a consacré sa vie aux recherches croisées sur le christianisme et le judaïsme. Cette surprenante «vie de Jésus», fondée sur les plus récentes découvertes archéologiques et philologiques, est parue à Jérusalem en 1997, et constitue une édition entièrement revue et augmentée de dix chapitres d’un ouvrage plus ancien qui avait déjà renouvelé en son temps les études sur Jésus.

Table des matières : Avant-propos de Steven Notley. — Préface. I. Les sources. II. Les origines. III. Le Baptême. IV. La Loi. V. L’Amour. VI. L’Éthique. VII. Le Royaume des cieux. VIII. Le fils. IX. Le fils d’Homme. X.Jérusalem. XI. La mort. XII. Épilogue. XIII. La maison de David. XIV. «Qui est-ce qui t’a frappé?» XV. «... enterrer Caïphe, ne pas le louer.» XVI. Quel était le sens originel de Ecce Homo? XVII. Le crucifié et les Juifs. XVIII. Jésus pleure sur Jérusalem. XIX. Topographie et archéologie de la passion. XX. Les étapes historiques de la rédemption. XXI. Un nouveau portrait de Salomé. Chronologie. Bibliographie, Index des sources. Index des noms propres

FEVRIER 2005

Traduit de l’anglais par Gabriel Raphaël Veyret

isbn: 2-84162-101-4.

288 p. 25 euros


Les Sources juives du Christianisme

David Flusser
Les sources juives du christianisme
une introduction

L’œuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme. Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, en enracinant le christianisme dans l’histoire du judaïsme de l’époque, et propose un éclairage sans pareil, qui est aussi un réveil, un regard nouveau sur un autre paysage. «Il ne s’agit pas d’anecdotes sur les débuts du christianisme. Il s’agit de son lieu de naissance le plus concret, hors de quoi il est ou inintelligible, ou en tout cas faussement compris. Et les conséquences de pareil oubli sont incalculables », écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre qui résume l'œuvre de toute une vie.

Né à Vienne en 1917, David Flusser a été professeur à l’Université Hébraïque de Jérusalem jusqu’à sa mort en 2000. Son livre classique sur Jésus, entièrement réécrit en 1997, sera publié en 2005 dans cette même collection.

REIMPRESSION FÉVRIER 2005

Traduit de l’hébreu par Véra Pinto- Lasry

Préface de Guy Petitdemange

isbn: 2-84162-071-9.

144 p. 15 euros


David Biale

Pouvoir et violence dans l’Histoire juive

Comment la violence et le pouvoir s’inscrivent-ils dans l’histoire juive, qui a été au cours des siècles principalement l’histoire d’une minorité au cœur des nations? Comment leurs différentes formes, au sein de la famille – entre hommes et femmes –, puis dans la communauté juive elle-même, ou entre la communauté juive et les autres communautés, enfin dans le contexte contemporain de l’État d’Israël, peuvent-elles être reconduites à certains mythes déjà présents dans le récit biblique? Dans quel contexte et à quel prix le dépassement de la loi peut-il faire force de loi? Entre religion et sécularisme, théologie et politique, les méandres du pouvoir et la violence permettent de mieux comprendre une histoire et une actualité douloureuses.

David Biale enseigne à l’Université de Davis (Californie). Deux de ses livres ont été publiés en français : Eros juif (Actes Sud, 1997) Gershom Scholem. Cabale et contre-histoire (L’éclat, 2000). Il a dirigé le volume Les Cultures des Juifs (Schocken, New York, 2002) à paraître prochainement aux éditions de l’éclat.

MARS 2005

Traduit de l’anglais (USA)
par Isabelle Rozenbaumas

ISBN 2-84162-097-2.

128 p., 15 euros

Nouvelle collection


Derek Jarman, Terry Eagleton

Wittgenstein

«Le mieux que l’on pouvait attendre d’un film sur la vie de Ludwig Wittgenstein était qu’il nous permette de saisir son intensité poétique. L’exceptionnel chef d’œuvre de Derek Jarman fait bien plus que cela. De fait, il n’accomplit rien moins que l’impossible; il montre comment la philosophie peut devenir dramaturgie» écrit Ray Monk, l’un des plus éminents spécialistes de Wittgenstein, dans un article du très sérieux TLS à la sortie du film de Jarman.
Le livre, à son tour, illustré de photos de Howard Sooley, porte témoignage de ce film inclassable, proposant les deux scénarios successifs de Terry Eagleton et de Derek Jarman et un certain nombre de textes complémentaires sur cette rencontre «stellaire» entre le plus grand philosophe du vingtième siècle, et le peintre, poète, cinéaste et dramaturge le plus imprévisible de l’avant-garde anglaise.

MAI 2005

Traduit de l’anglais par Patricia Farazzi.

Coll. Premier Secours

ISBN 2-84162-099-9.

Le DVD du film Wittgenstein sera publié par la société Cinémalta en mai. Un coffret regroupant Caravaggio et Wittgenstein paraîtra également à cette date dans la collection Agnès B. «J'aime le cinéma»


Ignaz Goldziher
Le dogme et la loi dans l’Islam.
Histoire du développement dogmatique et juridique de la religion musulmane

Paru en allemand en 1910, et aussitôt traduit dans plusieurs langues, Le Dogme et la loi dans l’Islam d’Ignaz Goldziher (1850-1921) a marqué un tournant dans les études islamiques et a contribué grandement à une meilleure connaissance de l’Islam pour le lecteur occidental. «C’est notre premier manuel d’Islamologie» s’écrie le grand orientaliste Louis Massignon dans l’hommage qu’il rend à son maître et ami, et près d’un demi siècle plus tard, c’est au tour de Bernard Lewis de saluer «ce chef d’œuvre de perception, de construction et d’exposition, ... qui, comme introduction à la foi, au droit, à la doctrine et à la piété islamiques, reste sans équivalent».
Le premier chapitre décrit la personnalité du fondateur de l’Islam et situe le monothéisme coranique par rapport aux autres religions sémitiques. Le deuxième traite de la codification du droit canon et de ses altérations postérieures. Le troisième expose les étapes du développement dogmatique. Le quatrième traite des grands courants de la mystique musulmane. Le cinquième est consacré aux sectes dissidentes anciennes (khârijisme, shî’isme orthodoxe et ismaélien). Enfin, le sixième s’attache aux tentatives postérieures (wahhâbisme, bâbisme et béhaïsme, sikhisme, ahmadiyah) et aux essais d’unification islamique. L’appendice d’Agostino Cilardo, paru en 2000 dans l’édition italienne du Dogme, complète avantageusement l’ouvrage, en nous présentant «Quelques formations récentes dans l’Islam» et tout particulièrement en Asie, où leur développement fut souvent postérieur à l’étude de Goldziher.

AVRIL 2005

Nouvelle collection

Introduction de Louis Massignon

en Appendice Agostino Cilardo; De quelques formations islamiques récentes

Traduit par Félix Arin

Coédition avec la Librairie Orientaliste Paul Geuthner


Imre Hermann
Psychologie de l’antisémitisme

Ceci n’est pas un livre sur le génocide juif. Psychologie de l’antisémitisme est plutôt, on le verra, un livre sur l’antisémitisme ordinaire, historiquement répétitif, conçu comme scène radicale ou exemplaire de toutes les folies raciales qui explosent, par crises, dans les sociétés occidentales. Quand Imre Hermann, durant la Seconde Guerre mondiale, sans doute vers 1943, au plus tard au début de 1944, conçoit et rédige cette longue réflexion sur l’antisémitisme, qu’il publie seulement en 1945 après la libération, c’est non seulement à titre de psychanalyste, mais comme tenant du marxisme-léninisme. Au moment où, sur la lancée de l’Instinct filial il écrit ce livre, l’extrême de la convulsion antisémite, pour lui, comme il l’indique, ce sont les camps de travail obligatoire en Ukraine, où les Juifs hongrois sont astreints au service des armées hongroises (1941-1942). Des camps d’extermination, il ne sait rien. La déportation des Juifs hongrois, après l’invasion allemande, commence seulement en mai 1944.

MAI 2005

Traduit du hongrois par Georges Kassaï, G et G. J. Gachnochi

Préface de Jean-Pierre Winter.

Postface de Jacques Hassoun

Nouvelle collection


Nitza Metzger-Szmuk
Des Maisons sur le sable
Tel-Aviv • Mouvement Moderne et Esprit Bauhaus

Dwelling on the Dunes
Tel-Aviv Modern Mouvement and Bauhaus Ideals

Tel-Aviv est surgie des sables au début du vingtième siècle, et s’est développée de manière spectaculaire entre les deux guerres mondiales. Un très grand nombre d’architectes ayant étudié ou travaillé en Europe, à l’école du Bauhaus ou chez Le Corbusier, s’y installèrent à la fin des années 20 et y apportèrent les idées nouvelles de l’architecture européenne. Des formes de la Cité-jardin conçue par Sir Patrick Geddes, jusqu’aux lignes épurées des constructions d’une nouvelle génération d’architectes, la “Ville blanche” de Tel-Aviv est un musée à ciel ouvert du Mouvement Moderne et de l’esprit Bauhaus. Elle fait partie depuis juillet 2003 des sites choisis par l’UNESCO au titre du Patrimoine Mondial de l’Humanité.
À travers la présentation de plus de trois cents édifices et les biographies des plus importants architectes de l’époque, Des Maisons sur le sable retrace l’histoire de cette épopée architecturale et des hommes et femmes qui y prirent part. Nitza Metzger-Szmuk distingue différents ensembles de bâtiments, chacun ayant une relation particulière à l’espace public. Et c’est cette conscience aiguë d’une relation privilégiée entre le privé et le public qui fait la spécificité de l’architecture de Tel-Aviv, métropole méditerranéenne se renouvelant sans cesse au rythme de ses habitants et des vagues qui la baignent.

Tel Aviv, having sprung from the dunes at the beginning of the 20th century, would develop in a spectacular manner in the period between the two world wars. A very large number of architects who had studied and worked in Europe – some at the Bauhaus School or with Le Corbusier – established themselves in Tel Aviv in the late 1920s, bringing with them the innovative concepts of contemporary European architecture. Encompassing the surviving elements of Sir Patrick Geddes' garden city model as well as the distilled lines of buildings planned by a new generation of architects, Tel Aviv's "White City" is a veritable open-air museum of Modern Movement and Bauhaus ideals. In July 2003, it was designated by UNESCO a World Heritage Site.
Through its presentation of more than three hundred buildings and brief biographies of the major architects, Dwelling on the Dunes chronicles the history of this epic venture and of the men and women who were its protagonists. In her extensive survey, Nitza Metzger-Szmuk distinguishes different types of buildings, each relating in a specific way to the public space. This conscious distinction between the public and the private is one of the characteristic features of Modern Movement architecture in Tel Aviv – that Mediterranean metropolis, ever renewing itself along with the flux of its citizens and of the tides that wash its shores.

Nitza Metzger-Szmuk est née à Tel-Aviv en 1945. Elle a étudié l’architecture à l’Université de Florence (Italie). Entre 1975 et 1989 elle a travaillé à la restauration des bâtiments anciens en Toscane, où elle a établi un relevé des églises romanes pour la Direction des Monuments historiques. De retour en Israël en 1989, elle a mené alors une recherche sur le Mouvement Moderne à Tel-Aviv à l’initiative de la Mairie et de la Fondation Tel-Aviv. Elle a créé le service municipal de conservation et de restauration du bâtiment qu’elle a dirigé pendant douze ans. En 2002, elle a préparé et rédigé le dossier en vue de la nomination de la “Ville blanche” de Tel-Aviv au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Nitza Metzger-Szmuk vit et travaille à Tel-Aviv, et enseigne les techniques de restauration des monuments à la Faculté d’Architecture du Technion de Haïfa.

Nitza Metzger-Szmuk was born in Tel Aviv in 1945. She studied architecture at the University of Florence, Italy, and between 1975 and 1989 worked on the restoration of buildings in Tuscany and conducted there a survey of Romanesque churches for the Historic Monuments Authority in Florence. Back in Israel in 1989, she began researching the Modern Movement in Tel Aviv within the framework of a programme initiated by the Municipality and the Tel Aviv Foundation. Having established the Conservation Team of the City Planning Department, she served as its head for twelve years. In 2002 she prepared and authored the dossier nominating the “White City” of Tel Aviv for the World Heritage List. Nitza Metzger-Szmuk lives and works in Tel Aviv and teaches building conservation at the Haifa Technion's Faculty of Architecture.

PARU
AOUT
2004

TRADUIT ET PUBLIE AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL DU LIVRE

HORS COLLECTION

format 24 x 29

448 p. 550 photos et plans couleur et N&B

Traduit de l'hébreu par Véra Pinto-Lasry (version française) et Vivianne Barsky (version anglaise)

LIRE L'ARTICLE DE JEAN LUC ALLOUCHE DANS LIBERATION


Jean Luc Evard
Ernst Jünger. Autorité et domination

L’essai de J.-L. Evard propose de placer l’œuvre d’Ernst Jünger – les récits, les essais de la période militante, les Journaux, la correspondance – sous l’éclairage de la philosophie politique. Une question guide toute l’enquête: comment l’idéal de la «mobilisation totale» et celui du Léviathan-Travailleur de l’âge totalitaire parviennent-ils, chez Jünger – mais aussi chez d’autres auteurs de la révolution conservatrice allemande –, à puiser une partie considérable de leurs motifs dans un discours révolutionnaire appuyé sur les dates symboliques de 1789 et de 1917?
Pour étayer cette problématique, trois champs sont explorés : celui du nihilisme, celui de l’antisémitisme et celui des rapports historiques noués par la guerre et la révolution. Se construit ainsi une phénoménologie de la révolte contre le Bourgeois, révolte dont la révolution conservatrice allemande et une partie de l’hitlérisme captent les affects, les topoi et les équivoques. Jünger est par excellence l’auteur qui permet de saisir comment la guerre civile allemande a été prise dans une véritable crise mimétique, qui l’oppose à d’autres phases antérieures ou contemporaines du drame de la guerre et de la révolution, en Allemagne, mais aussi à l’échelle du continent européen.
Pour faire entendre comment cette œuvre donne une image en miniature des transformations de la guerre et de la révolution entre le commencement et la fin du vingtième siècle, J.-L. Evard campe en Jünger le personnage d’un transfuge de la révolution conservatrice. Du «cas Jünger» on passe ainsi à la question générale des modes de conversion de l’idéologie, dont les effets se font sentir aujourd’hui dans les lectures contemporaines d’un Carl Schmitt, pour ne citer qu’un exemple.

Jean-Luc Evard est traducteur germaniste et auteur de nombreux articles parus notamment dans Les Temps Modernes, Lignes et la Revue d’Histoire de la Shoah. Il fut lauréat du Prix Ernst Jünger en 2000. Il est bibliothécaire ingénieur de recherche à la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, Paris X-Nanterre.

PARU AOUT 2004

ISBN 2-84162-090-5.

356 p., 24 euros

Nouvelle collection

PUBLIE AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL DU LIVRE

lire un compte-rendu de Juan Asensio sur le blog Stalker (à découvrir)


Charles Mopsik Photo Elisabeth Alimi © Opale

photo: Elisabeth Alimi © Opale

Un hommage à Charles Mopsik aura lieu le 10 février à partir de 18 heures au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Visitez le site Charles Mopsik

Charles Mopsik
Chemins de la cabale
Vingt-cinq essais sur la mystique juive

La disparition de Charles Mopsik le 13 juin 2003 à l’âge de 46 ans, a bouleversé ceux qui l’ont connu ou lu, parce que tous nous avions conscience de l’extraordinaire singularité de sa recherche et du caractère strictement irremplaçable de sa parole. La traduction du Zohar peut se poursuivre en français, d’autres traductions de textes de la tradition mystique juive pourront paraître encore et d’autres chercheurs pourront se pencher à leur tour sur les questions qu’il aura abordées au cours de sa vie si brève, il ne fait pas de doute pourtant que l’œuvre de Charles Mopsik s’interrompt au milieu du chemin, et qu’il nous faudra nous contenter dès lors de cet inachèvement. Parce que son art était aussi un «art d’écrire», un art de la précision du mot, du souci des formes, qui par-delà la rigueur scientifique, essentielle à ses yeux, vise aussi, toujours, la juste expression, dans une langue dont il détachait toutes les syllabes.
Ce volume, qui propose un large choix d’articles, de contributions à des ouvrages collectifs ou à des colloques et deux traductions inédites, veut donner la mesure, si besoin était, de l’extraordinaire richesse de sa recherche comme de la très grande liberté avec laquelle il l’a menée, depuis ses premières publications dans le cadre de la collection «Les Dix Paroles» qu’il a créée et fait vivre aux éditions Verdier, à partir de 1979, jusqu’à ses dernières expériences de conférences diffusées sur le site du «Journal des Études de la cabale», qu’il animait depuis le petit bureau de la rue Neuve-des-Boulets.

Sommaire:
Introduction

1. Philosophie et souci philosophique : les deux grands courants de la pensée juive
I. Parcours de la cabale
2. Une théosophie transhistorique de l’holocauste. Esquisse d’un modèle à partir de la pensée cabalistique
3. Hiérarchie des anges et hiérarchie sociale
4. Maïmonide et la cabale. Deux types de rencontre du judaïsme avec la philosophie
5. Oralité et écriture dans le journal mystique de Rabbi Joseph Caro (1488-1575)
6. Lire l’invisible
7. Unité de l'être, unité du Monde
8. Expérience et symbolique du nuage dans la Bible, la mystique juive ancienne et la cabale médiévale
9. Les couleurs, configurations du monde divin ; métaphores théosophiques et instruments théurgiques
10. Souffle prophétique et inspiration mystique
11. Le réseau des âmes dans la mystique juive du Moyen Âge

2. Le Sefer ha-Zohar
12. Le corpus zoharique, ses titres et ses amplifications
13. La controverse d’amour dans le Zohar : Moment critique de l’émanation et modèle idéal
14. Pensée, Voix et Parole dans le Zohar
15. Moïse de Léon, la rédaction du Zohar et la prophétie : réponse à Yehudah Liebes

3. Livres et langues
16. La datation du Chi’our Qomah d’après un texte néo-testamentaire
17. Une édition du Sefer ha Bahir
18. L’araméen biblique et l’araméen des écrits cabalistiques médiévaux
19. Nouvelles approches du judaïsme et vieilles controverses

4. Traductions
20. Traduction inédite du Traité Gérim (présenté par Rivon Krygier)
21. Traduction inédite du Sefer Yetsira (présenté par Cyril Aslanov)

5. Débats et polémiques
22. À propos de l’édition française du Talmud par le rabbin Adin Steinsaltz.
23. Réponses aux réactions suscitées par ma critique de l’édition du Talmud par Adin Steinsaltz
24. Le grand Rabbin de France condamne-t-il la Torah?
25. Le sacré et le vivant. Débat sur le clonage

Index des Noms
Index des citations bibliques
Bibliographie de Charles Mopsik

PARU OCTOBRE 2004

ISBN: 2-84162-092-1.

480 p., 30 euros

Du même auteur
voir la Nouvelle collection

PUBLIE AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL DU LIVRE

NOTA BENE:

Il existe aux éditions ALBIN MICHEL, dans la collection SPIRITUALITÉS VIVANTES, un ouvrage d'entretiens entre Victor Malka et Moshé Idel intitulé LES CHEMINS DE LA KABBALE.

Nous nous excusons auprès des auteurs et de l'éditeur de cette proximité de titre.


Hermann Broch

photo tirée du site Dokumentationsstelle für neuere österreichische Literatur"

Montage: Sylvia Bartl

Hermann Broch
Logique d’un monde en ruine
six essais philosophiques

Hermann Broch (1886-1951) figure certainement, avec Proust, Musil et Joyce, au panthéon des grands «inventeurs de roman» du vingtième siècle. Mais le public francophone sait peu qu’il se consacra également à l’écriture d’une importante œuvre philosophique, sans jamais vouloir parvenir à lui donner une forme définitive. Les six essais, publiés ici pour la première fois en français, furent écrits entre 1931 et 1946 et rendent compte de ce que Broch aimait appeler sa «théorie de la connaissance», fondée une conception très personnelle du concept de valeur.
Portant sur des sujets apparemment divers, ils concernent finalement tous une seule et même question : comment la rationalité peut-elle permettre de saisir ce qui, dans toute activité humaine, dépasse le champ du rationnel ? Ou en d’autres termes : quelle est la logique du secret de ce qui dépasse la logique?
Ainsi l’œuvre de Broch, centrée sur ce « paradoxe de l’irrationalité», constitue, à sa manière, et tout aussi paradoxalement que celle de Musil, pour ne citer qu’un exemple, un versant non négligeable de ce qui deviendra un courant important de la philosophie contemporaine, issue des leçons viennoises de Boltzman, Schlick, Moritz ou Carnap au début du vingtième siècle.

Table des matières : 1. Logique d’un monde en ruine (1931); 2. Réflexions sur le problème de la connaissance en musique (1934); 3. Observations sur la psychanalyse sur la base de la théorie des valeurs (1936); 4. Connaissance intellectuelle et connaissance poétique (1936); 5. Considérations sur le problème de la mort de la civilisation (1936); 6. Sur les unités syntaxiques et cognitives (1946). Notes.

PARUTION avril 2005 (sans faute)

TRADUIT AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL
DU LIVRE

Collection philosophie imaginaire

Traduit de l’allemand
par Christian Bouchindhomme et Pierre Rusch


David Gritz (Paris 1978 - Jérusalem 2002)

Né en 1978 en région parisienne, David Gritz est mort le 31 juillet 2002, dans l’attentat de la cafétéria de l’Université hébraïque de Jérusalem. Levinas face au beau est son mémoire de maîtrise.

David Gritz
Levinas face au beau
Préface de Catherine Chalier

La question lancinante du beau et du bien parcourt l’histoire de la philosophie, et prend un tour particulièrement tragique au vingtième siècle où elle revient à se demander «comment se fait-il que rien, ou presque rien, dans la culture, ne se soit avéré apte à endiguer l’incroyable puissance de ténèbres, de cruauté et de haine qui a déferlé sur une terre où la beauté avait mis sa marque en maints endroits? Comment expliquer que l’émotion face au beau ressentie par ceux qui, en Europe, participaient, de loin et parfois de très près, à l’édification des bûchers de mort, les ait laissés de marbre face aux visages suppliciés?» Ainsi ancré dans l’œuvre de Levinas, la beauté serait-elle alors «sans message, impassible, muette et solitaire»? C’est ce que David Gritz étudie ici, dans un ouvrage qui laisse entrevoir la clairvoyance et la détermination d’un jeune esprit particulièrement brillant, inaugurant ainsi le chemin d’une vie qu’il voulait philosophique.

PARU SEPTEMBRE 2004

Isbn 2-84162-0091-3.

144 p.

15 euros

Voir la nouvelle collection


Theodor Herzl
Altneuland. Nouveau pays ancien
Précédé de
«Retour à Altneuland: la traversée des utopies sionistes» par Denis Charbit

Altneuland (Nouveau pays ancien) a toujours été éclipsé par L’État des Juifs. Celui-ci a l’avantage d’être bref, d’aller droit au but et d’avoir fait date. N’a-t-il pas suscité un élan fédérateur d’où a surgi le mouvement sioniste? Altneuland, lui, n’a pas fait consensus. Pire, il a déclenché une polémique interne sans précédent au sein du mouvement sioniste. Il requiert du lecteur le détour par la fiction pour accréditer, en apparence, la même idée. Ce n’est pas un roman ordinaire, mais le récit d’une utopie, à mi chemin entre Thomas More et Jules Verne. Les sionistes s’en méfient, les fervents de l’utopie l’ignorent. Or, Altneuland n’est pas marginal, il a été marginalisé. Par certains côtés, il dérange. Pourtant sont traitées ici dans le détail toutes les questions qui viendront se poser à cet «État des Juifs» une fois constitué: comment partager une terre avec les Arabes, comment concilier le judaïsme et la laïcité, comment inventer une vie nouvelle pour un homme nouveau, comment à la fois hériter et deshériter de la vieille Europe en même temps que de l’Orient millénaire, comment concevoir un foyer national qui ne soit pas puissance étatique.Les solutions de Herzl sont enthousiastes, volontaristes, idéalisables: à l’envers d’une réalité qui chaque jour apporte son lot de conflits et de chagrins, au point qu’on en oublie quelquefois comment et pourquoi cela a commencé... Le retour à Altneuland alors, dans sa pleine et naïve générosité, s’impose en cette année du centenaire de la mort de Theodore Herzl, pour mieux en comprendre les attentes, en rêver les solutions nouvelles, en prévenir les douloureux échecs.

PARU NOVEMBRE 2004

ISBN 2-84162-093-X.

320 p.

28 euros

Voir la nouvelle collection


Ibn ’Arabî
Le dévoilement des effets du voyage

«Tu es à jamais voyageur, de même que tu ne peux t’établir nulle part», s’écrie Ibn ’Arabî dans ses Illuminations de la Mecque. Ainsi, Le dévoilement des effets du voyage repose sur l’affirmation selon laquelle tous les êtres, jusqu’à la divinité elle-même, participent d’un voyage universel sans fin, ni dans ce monde ni dans l’autre. Mais ce livre, qui nous invite à suivre les voyages décrits par la Révélation et la tradition prophétique et à bénéficier de leurs effets, se double d'un traité d'herméneutique. L'interprétation constitue elle-même un voyage qui noue, entre le Livre, le monde et l'Homme, un lien de correspondance essentiel pour la compréhension du texte. Ainsi, les trois voyages – vers Dieu, en Dieu et provenant de Dieu – dont il est question ici, doivent aussi être compris comme autant de voyages vers, dans et provenant du Livre, qui est à la fois ce qui réunit les êtres, mais aussi les distingue. A ce titre, le Coran, livre de la Réunion et de la distinction, est le Monde dans lequel voyage le Shaykh al-Akbar, le plus grand des maîtres du soufisme et de la mystique islamique.

L' œuvre de Ibn ‘Arabi (Murcie 1165-Damas 1240) a fait l'objet de plusieurs traductions françaises et de nombreuses études, depuis les travaux d'Henry Corbin jusqu'à la biographie que lui a consacré Claude Addas. C'est la première fois que paraît une édition critique bilingue de l'un de ses traités. Denis Gril (Université de Provence) avait déjà traduit et présenté Le livre de l'arbre et des quatre oiseaux (Paris 1984) et a participé à l'anthologie des Illuminations de la Mecque (Paris 1988)

PARU SEPTEMBRE 2004

L Y B E R

Du même auteur voir la ollection "philosophie imaginaire"

texte arabe édité, traduit et présenté par Denis Gril

isbn 2-905372-92-3. 1994. 20043.
xxxiii-150 p.
19 euros


Jacques Bouveresse
Robert Musil
L'homme probable
, le hasard, la moyenne
et l'escargot de l'histoire

Robert Musil (1880-1942) a fait, sur le calcul des probabilités et les applications à la fois prometteuses et hasardeuses que l’on était tenté depuis longtemps d’en faire à l’étude des phénomènes moraux, sociaux et politiques, des lectures détaillées et approfondies dont on trouve des traces nombreuses et importantes dans L’Homme sans qualités. Le triomphe du mode de pensée statistique et l’avènement de ce qu’on pourrait appeler «l’homme statistique», qui tendent à rendre les individus, les idées et les événements presque complètement interchangeables et à peu près indifférents pour ce qui est du résultat global que l’on peut escompter, constituent un aspect essentiel de la difficulté qu’éprouve l’homme d’aujourd’hui à se percevoir encore comme une personne privée et de la crise que traverse l’individualisme de type traditionnel, dont Musil pense que la phase héroïque est en train de s’achever.
Il n’est pas exagéré de dire que le possible et le probable constituent les deux notions centrales autour desquelles Musil a ordonné sa philosophie du devenir de l’humanité et sa conception de l’histoire. La tâche de l’écrivain et de l’artiste, tels qu’il les conçoit, est de faire surgir de nouvelles possibilités; mais ils doivent savoir en même temps que ce qui se réalise est finalement toujours le plus probable, ce qui explique l’impression que donne l’histoire de se répéter toujours de la même façon et de suivre un chemin qui ne mène à aucune destination et ne correspond à aucun progrès qui nous en rapproche de façon perceptible. Puisque l’histoire humaine n’est pas, selon Musil, celle du génie, mais celle de l’homme moyen, la question qui se pose à l’écrivain est de savoir comment il peut espérer se faire comprendre de la moyenne et transformer la fatalité apparente que représentent le retour inévitable du système qu’il s’efforce de transformer à un état moyen et le rétablissement assuré du règne de la moyenne en une chance authentique pour l’humanité.

NOUVELLE EDITIO

PARU SEPTEMBRE 2004

Collection Tiré à part

ISBN 2-905372-80-x.

Première édition 1993 sous le titre
L'HOMME PROBABLE.

320 p., 30 euros.


Hilary Putnam
Fait/Valeur. La fin d’un dogme

L’opposition des faits et des valeurs est au nombre des principes dont la philosophie morale, l’épistémologie, voire l’économie politique, ont fait l’un de leurs axes majeurs. En s’y attaquant dans ce livre paru en 2002, Hilary Putnam proclame l’effondrement du dernier “dogme de l’empirisme”. Le défi qu’il lui oppose renoue avec une inspiration qui fut celle des pragmatistes, à la fois par leur refus de dissocier les faits et les valeurs et par leur souci de ne pas abandonner ces dernières à la seule subjectivité. Dans sa volonté de renouveler ainsi le débat sur les valeurs, Putnam ne se contente pas d’en analyser les présupposés chez les auteurs qui en sont partie prenante, de Hume à Carnap ou de Kant à Bernard Williams, Jürgen Habermas ou Richard Rorty; il s’attache également à souligner les implications désastreuses d’une stricte dichotomie des faits et des valeurs en économie politique, conformément à ce que le prix Nobel d’économie Amartya Sen n’a cessé de montrer dans son œuvre. L’ampleur des considérations sur lesquelles débouche le dialogue que Putnam noue avec celui-ci se mesure aux problèmes que pose désormais l’inégale répartition des richesses entre les diverses parties de la planète.

Hilary Putnam a notamment enseigné à Harvard. Il est l’auteur d’une œuvre abondante, partiellement traduite en français. Deux de ses ouvrages ont paru aux éditions de l’éclat dans cette même collection : Définitions (1993) et Philosophie de la logique (1996). Ont paru également chez d’autres éditeurs: Représentation et réalité (Gallimard, 1990), ou Le réalisme à visage humain (Seuil, 1994).

PARU NOVEMBRE 2004

Collection Tiré à part

Isbn 2-84162-095-6.

Traduit de l'anglais par Jean Pierre Cometti et Marjorie Caveribère

192 p. 22 euros.

TRADUIT AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL DU LIVRE


Plus sur l'auteur

Claudine Tiercelin
Le doute en question
Parades pragmatistes au défi sceptique

Le doute prend aujourd’hui des formes multiples et hante des domaines aussi variés que l’éthique, la science ou la métaphysique, jusqu’à interroger la moindre de nos certitudes quotidiennes. Aux formes contemporaines du “défi sceptique” correspondent pourtant différentes réponses philosophiques. Les pragmatistes, par exemple, au premier rang desquels Charles S. Peirce, William James ou plus récemment Hilary Putnam, ont pris toute la mesure de ce défi et proposent des parades originales. À quelles conditions pouvons-nous douter? Quand décidons-nous de croire? Que percevons-nous du monde extérieur? Se pourrait-il que nous puissions “douter du doute”? L’objet de ce livre est d’analyser ces questions, d’en évaluer la portée, et d’apporter des réponses tangibles aux assauts toujours renouvelés du scepticisme contre l’édifice fragile de notre vie sociale.

Claudine Tiercelin est professeur de philosophie de la connaissance et du langage à l’université de Paris XII et membre de l’Institut Jean-Nicod. Ses travaux portent sur la philosophie américaine classique et contemporaine. Elle est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur le pragmatisme (La Pensée-signe, éditions J. Chambon, 1993, Peirce et le pragmatisme, PUF, 2003, Putnam, l’héritage pragmatiste, PUF, 2002) et de publications dans le domaine de la métaphysique contemporaine.

JANVIER 2005

Collection Tiré à part

ISBN 2-84162-094-8.

336 pages 15 x 22 29 euros


 

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