l’éclat
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premier semestre 2009

Photo: Patricia Farazzi (visitez son site)

Voir les parutions de 2008


Liste des nouveautés et des réimpressions

Janvier

Février

Maurizio Ferraris: Goodbye Kant ! Ce qu'il reste de la Critique de la raison pure

Les Cahiers du judaïsme n° 25 : La Rue juive


Yona Friedman
L’architecture de survie
Une philosophie de la pauvreté

«Bien que l’expression "l’architecture de survie" ait un sens à peu près inverse de celui de "la survie de l’architecte", mon but dans ce livre, est de reconsidérer le rôle de l’architecture dans la simple survie de l’espèce, sans pour autant utiliser des slogans grandiloquents, sans surestimer ce rôle et sans faire de propositions utopiques, donc irréalisables. Il va me falloir, de nouveau, poser certaines questions (sur lesquelles je travaille depuis plus de quarante ans), les analyser et enfin, et surtout, mentionner, à titre d’exemples, quelques solutions que j’ai proposées durant ces quarante ans. Les questions sont fort simples : à qui revient le droit de décision en matière d’architecture? Comment assurer ce droit à celui auquel il revient? Comment le faire dans un monde qui va vers une pauvreté croissante? Comment survivre dans un tel monde? Qu’est-ce que ce "monde pauvre"? Comment agir face à ces perspectives? »

Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : L’Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L’Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux éditions de l’éclat en 2000. Ont suivi: Vous avez un chien et L'ordre compliqué

IIIe édition: Janvier 2009

Ie édition: Novembre 2003

Coll. «Premier secours»

ISBN 978-2-84162-061-6

224 p.

15 euros

photo Yona

du même auteur


Daniel Dennett
De Beaux rêves
Obstacles philosophiques à une science de la conscience

La conscience est un champ de bataille où s’affrontent les idées, en un tumulte sur lequel continuent de planer les ombres du Théâtre Cartésien. Les certitudes en apparence les plus fortes, ancrées dans des notions qui tendent à préserver l’esprit de tout modèle qui nous en délivrerait, continuent de dispenser un brouillard que Daniel Dennett s’efforce allègrement de dissiper en s’attaquant aux contresens ou aux pseudo-évidences dont la plupart des débats sont inutilement encombrés. On ne dispute cependant pas au rêveur les bénéfices illusoires de ses rêves; les plus beaux n’en offrent nulle garantie. Abandonnant le rêveur à ses rêves et le magicien à sa magie, Daniel Dennett poursuit ici, avec brio, une entreprise de clarification qui tourne le dos aux convictions les plus tenaces, en faisant appel à un modèle qui ne s’en laisse pas conter, celui de la «célébrité dans le cerveau». «Dans le cerveau, pas de Roi, pas de Contrôleur officiel des programmes de la télévision d’Etat», écrit-il. La démocratie, l’anarchie, y sont autrement plus actives et efficaces. La conscience n’est pas un «médium de représentation. ... Elle a bien plus d’affinités avec le monde de la célébrité qu’avec celui du médium télévisuel.»

Daniel C. Dennett est professeur d’Université et directeur du centre des Etudes Cognitives à Tufts University. Ses travaux ont été largement traduits en français. Citons : La stratégie de l’interprête (Gallimard), Darwin est-il dangereux ? (Odile Jacob), La conscience expliquée (Odile Jacob, 1993).

Ie édition Mai 2008

IIe édition: Janvier 2009

Traduit de l'anglais (USA) par Claude Pichevin

Collection «Tiré à part»

ISBN 978-2-84162-162-0

256 p.

22 €


couverture Rachi

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René Samuel Sirat (sous la direction de)
Héritages de Rachi

Né à Troyes-en-Champagne, Rachi, acronyme de Rabbi Chelomo fils d’Isaac (1040-1105), accompagne la lecture des œuvres maîtresses du judaïsme depuis près de dix siècles. Son commentaire exhaustif de la Bible et du Talmud est un guide sans équivalent pour tous ceux qui veulent en approfondir la lecture, et une source d’informations d’une extraordinaire richesse sur le judaïsme médiéval en France et sur son rayonnement. En outre, ses apports à la connaissance du français du Moyen Âge et ses conceptions d’un judaïsme ouvert sur le monde font de lui une figure exemplaire de l’“humanisme juif”.
Réunis à l’occasion du 900ème anniversaire de sa disparition par l’Institut Universitaire européen Rachi, les auteurs de ce volume se sont attachés à éclairer d’un jour nouveau les aspects multiples de son héritage.

Sommaire
René-Samuel Sirat : Introduction
Gérard Nahon : Rabbénu Tam en son temps
Avraham (Rami) Reiner : Rabbénu Tam et le Comte Henri de Champagne
Simon Schwarzfuchs : Rabbi Joseph fils de Samuel Tov Elem
Simha Emanuel : Les liens entre les Hakhamin de France et les Hakhamin d’Italie aux XIe et XIIe siècles
Sylvie-Anne Goldberg : De l’Orient en Champagne: déplacement des hommes, mouvements et circulation des idées
Claude Hagège : Les gloses de Rachi, rabbin champenois du XIe siècle, document exceptionnel pour l’histoire du français parlé… et de l’hébreu
Gilbert Dahan : La place de Rachi dans l’histoire de l’exégèse biblique et son utilisation dans l’exégèse chrétienne du Moyen Âge
Élazar Touitou : Un humanisme religieux
David Banon : L’exégèse de Rachi sur les té’amim
Judith Olszowy-Schlanger : Rachi en latin
Danièle Iancu-Agou : L’importance des écrits de Rachi dans les bibliothèques juives médiévales de l’Europe du Sud
Bryna Jocheved Levy: Rachi et ses sources
Moshé David Herr : Rachi novateur et les réalités de son temps
Esther Starobinski-Safran : Esquisse de la figure de Joseph selon Rachi
Jules Danan : La liturgie à l’époque de Rachi
Shmuel Wygoda : Une lecture philosophique de Rachi
Gad Freudenthal : Une rencontre qui n’a pas eu lieu
Moshé Bar-Asher : La place de Rachi dans l’enseignement traditionnel marocain
A.M. Glanzer : Aspect exégétique des gloses françaises de Rachi
Paul B. Fenton : L’arabe dans Rachi et Rachi en arabe
Hanokh Gamliel : Rachi, un linguiste inconnu
Rachid Benmokhtar Benabdallah : L’importance de l’arabe comme langue scientifique à l’époque médiévale
Michel Gugenheim : La densité du Commentaire de Rachi sur le Talmud
Sophie Kessler-Mesguisch : Tout ce qui n’est pas langue sainte est appelé la‘az
Claude Sultan : Spiritualité et éthique chez Rachi.

Ie édition: 2006

IIe édition: Janvier 2009

Collection «Bibliothèque des fondations»

ISBN 978-2-84162-128-6

15 X 22

320 p.

25 euros


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Ernst Bloch
Symbole: les Juifs
Un chapitre oublié de L’esprit de l'utopie
Précédé de
Raphaël Lellouche: «Les Juifs dans l’utopie»

Ernst Bloch a publié deux éditions consécutives de L’Esprit de l’Utopie, en 1918 puis en 1923. Entre-temps, il s’est rapproché du socialisme avec une monographie sur Thomas Münzer. Avec ses traits millénaristes et hérétiques, la Guerre des paysans d’Allemagne a pris désormais l’importance d’un modèle historique décisif. Entre ces deux éditions, le livre subit quelques changements, dont la suppression d’un chapitre: «Symbole: les Juifs», rédigé bien antérieurement, en 1912, lorsque, dans un contexte d’intenses échanges avec Georg Lukács, les deux amis font l’expérience du renouveau du judaïsme. Commençant par la proclamation éclatante: «S’éveille enfin la fierté d’être juif…», cet écrit du jeune Bloch offre une interprétation messianique et néo-marcionite de la «question juive», très éloignée de celle de Marx en 1843. Dans son essai introductif, Raphaël Lellouche retrace l’histoire de ce chapitre ‘oublié’, et montre combien non seulement il renouvelle notre compréhension du jeune Bloch et de la genèse de sa philosophie de l’utopie, mais révèle aussi l’actualité de sa «gnose révolutionnaire».

PARUTION MARS 2009

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l'allemand et présenté par Raphaël Lellouche.

ISBN 978-2-84162-177-4

176 p.

18 euros


Imre Toth
Liberté et vérité
Pensée mathématique et spéculation philosophique

La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l’histoire des mathématiques, mais également une bouffée d’air pur pour les partisans d’une «vérité sans les dogmes». Par ce «non» augmentatif, elle affirmait l’existence d’un en-dehors de l’Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l’espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C’est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu’est consacré l’essai d’Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.

Imre Toth est né en 1921 en Transylvanie. Docteur ès sciences de l’Université de Bucarest en 1968, ses travaux sur l’histoire de la géométrie non euclidienne lui ont assuré une renommée internationale qui lui a permis d’enseigner dans différentes universités (Francfort, Ratisbonne, Paris, Princeton) après avoir pu quitter la Roumanie en 1969.

PARUTION MARS 2009

ISBN 978-2-84162-179-8

144 pages

15 euros


Maurizio Ferraris
Goodbye, Kant!
Ce qu’il reste aujourd'hui de la Critique de la raison pure

Comment apprécier aujourd’hui la révolution kantienne? À l’image du film de Wolfgang Becker: Goodbye Lenin! qui en a inspiré le titre, Goodbye, Kant! n’entend pas dire ce qu’il y a en elle de mort et de vivant, ni mutiler un monument dont on sait l’influence sur toute la philosophie qui a suivi. Il s’agit plutôt d’entreprendre le ravalement d’un édifice que le temps et le succès ont fini par embaumer, afin de lui rendre son actualité. Comme le suggère Pascal Engel dans sa préface, rédigée spécialement pour cette traduction française, ce livre alerte et drôle «est fait pour tous ceux qui se sont demandé au moins une fois dans leur vie (et même pour ceux qui ne se le sont jamais demandé): Y a-t-il eu vraiment une révolution copernicienne en philosophie et le monde tourne-t-il autour du sujet?» Salué lors de sa parution en Italie comme une «entreprise salutaire» dont la philosophie a parfois besoin, «Goodbye, Kant! est un pur plaisir», selon les termes de Kevin Mulligan.

Maurizio Ferraris (1956) enseigne la philosophie à l’Université de Turin où il dirige le Centre Interuniversitaire d’Ontologie Théorique et Appliquée. Visiting professor dans différentes universités européennes et nord-américaines pendant plusieurs années, il est l’auteur de nombreux livres consacrés à l’herméneutique, à des questions d’esthétique et d’ontologie. Il dirige la Rivista di estetica et collabore régulièrement à l’hebdomadaire Sole-24 ore.

PARU FEVRIER 2009

Collection «Tiré à part»

Traduit de l’italien par Jean-Pierre Cometti

(lire la) Préface de Pascal Engel

ISBN: 978-2-84162-178-1

176 p.

18 euros


Les Cahiers du judaïsme n° 25
Thème: La Rue juive

Les traces des Juifs s’inscrivent surtout, aussi bien en Diaspora qu’en Israël, dans des territoires urbains. Elles dessinent une géographie fluctuante qui révèle une présence, une Rue juive: «cour des Juifs» organisée autour de la synagogue, «carrière», quartier entier, Judenstadt, mais parfois aussi foisonnement urbain si dense qu’il constitue comme à Alger le territoire en un véritable kahal, ailleurs Juderia ou encore Ghetto. Reste que le temps, les expulsions, la Shoah, la modernité effacent la Rue juive, le silence s’instaure, troublé, au mieux, par quelques visiteurs en mal de mémoire.

Sommaire

Thème: La Rue juive


Charlotte Elisheva FONROBERT : Une cartographie symbolique : l’eruv en Diaspora
Benjamin RAVID : « Tous les ghettos étaient des quartiers juifs, mais les quartiers juifs n’étaient pas tous des ghettos » 
Éliane ROOS SCHUL  : Habitat juif en Alsace depuis le XVIIe siècle
Florence HEYMANN : Czernowitz, espaces juifs d’une ville palimpseste
Albert BENSOUSSAN : Alger la Juive
Colette FELLOUS : Avenue de Paris, à côté de la synagogue
Michal PELED-GINSBURG & Moshé RON : Les vases brisés : mémoire, identité et création dans l’univers de David Shahar
Tamar BERGER : Dionysos à Dizengoff

 Variations

Irven RESNICK : Le Dialogue contre les Juifs de Petrus Alfonsi et l’Histoire 
Marie AYNIÉ : Témoignages de Juifs dreyfusards
Bernard WASSERSTEIN : Trois hommes aux affinités plus grandes qu’il n’y paraît : Isaiah Berlin, Isaac Deutscher, Arthur Koestler et leur rapport à la judéité
Boris KAZINITZ : Récit d’un partisan

.

PARU FEVRIER 2009

Les Cahiers du judaïsme sont une publication de l’Alliance Israélite Universelle

ISBN 978-2-84162-180-4

144 p.

18 euros


Imre Toth
Liberté et vérité
Pensée mathématique et spéculation philosophique

La géométrie non euclidienne fut non seulement un bouleversement sans précédent dans l’histoire des mathématiques, mais également une bouffée d’air pur pour les partisans d’une «vérité sans les dogmes». Par ce «non» augmentatif, elle affirmait l’existence d’un en-dehors de l’Être, vingt-quatre siècles après le Parménide de Platon, et plaçait, more geometrico, la philosophie dans l’espace de la spiritualité occidentale, ouvrant la voie à la liberté dans le domaine des sciences rigoureuses. C’est aux implications philosophiques de cette révolution mathématique qu’est consacré l’essai d’Imre Toth, qui étudie également certains aspects de la pensée de Gottlob Frege, farouche adversaire de la géométrie non euclidienne, pour en démontrer les impasses et les fourvoiements.

Imre Toth est né en 1921 en Transylvanie. Docteur ès sciences de l’Université de Bucarest en 1968, ses travaux sur l’histoire de la géométrie non euclidienne lui ont assuré une renommée internationale qui lui a permis d’enseigner dans différentes universités (Francfort, Ratisbonne, Paris, Princeton) après avoir pu quitter la Roumanie en 1969.

PARUTION MARS 2009

ISBN 978-2-84162-179-8

144 pages

15 euros


Maurizio Ferraris
Goodbye, Kant!
Ce qu’il reste aujourd'hui de la Critique de la raison pure

Comment apprécier aujourd’hui la révolution kantienne? À l’image du film de Wolfgang Becker: Goodbye Lenin! qui en a inspiré le titre, Goodbye, Kant! n’entend pas dire ce qu’il y a en elle de mort et de vivant, ni mutiler un monument dont on sait l’influence sur toute la philosophie qui a suivi. Il s’agit plutôt d’entreprendre le ravalement d’un édifice que le temps et le succès ont fini par embaumer, afin de lui rendre son actualité. Comme le suggère Pascal Engel dans sa préface, rédigée spécialement pour cette traduction française, ce livre alerte et drôle «est fait pour tous ceux qui se sont demandé au moins une fois dans leur vie (et même pour ceux qui ne se le sont jamais demandé): Y a-t-il eu vraiment une révolution copernicienne en philosophie et le monde tourne-t-il autour du sujet?» Salué lors de sa parution en Italie comme une «entreprise salutaire» dont la philosophie a parfois besoin, «Goodbye, Kant! est un pur plaisir», selon les termes de Kevin Mulligan.

Maurizio Ferraris (1956) enseigne la philosophie à l’Université de Turin où il dirige le Centre Interuniversitaire d’Ontologie Théorique et Appliquée. Visiting professor dans différentes universités européennes et nord-américaines pendant plusieurs années, il est l’auteur de nombreux livres consacrés à l’herméneutique, à des questions d’esthétique et d’ontologie. Il dirige la Rivista di estetica et collabore régulièrement à l’hebdomadaire Sole-24 ore.

PARU FEVRIER 2009

Collection «Tiré à part»

Traduit de l’italien par Jean-Pierre Cometti

(lire la) Préface de Pascal Engel

ISBN: 978-2-84162-178-1

176 p.

18 euros


Les Cahiers du judaïsme n° 25
Thème: La Rue juive

Les traces des Juifs s’inscrivent surtout, aussi bien en Diaspora qu’en Israël, dans des territoires urbains. Elles dessinent une géographie fluctuante qui révèle une présence, une Rue juive: «cour des Juifs» organisée autour de la synagogue, «carrière», quartier entier, Judenstadt, mais parfois aussi foisonnement urbain si dense qu’il constitue comme à Alger le territoire en un véritable kahal, ailleurs Juderia ou encore Ghetto. Reste que le temps, les expulsions, la Shoah, la modernité effacent la Rue juive, le silence s’instaure, troublé, au mieux, par quelques visiteurs en mal de mémoire.

Sommaire

Thème: La Rue juive


Charlotte Elisheva FONROBERT : Une cartographie symbolique : l’eruv en Diaspora
Benjamin RAVID : « Tous les ghettos étaient des quartiers juifs, mais les quartiers juifs n’étaient pas tous des ghettos » 
Éliane ROOS SCHUL  : Habitat juif en Alsace depuis le XVIIe siècle
Florence HEYMANN : Czernowitz, espaces juifs d’une ville palimpseste
Albert BENSOUSSAN : Alger la Juive
Colette FELLOUS : Avenue de Paris, à côté de la synagogue
Michal PELED-GINSBURG & Moshé RON : Les vases brisés : mémoire, identité et création dans l’univers de David Shahar
Tamar BERGER : Dionysos à Dizengoff

 Variations

Irven RESNICK : Le Dialogue contre les Juifs de Petrus Alfonsi et l’Histoire 
Marie AYNIÉ : Témoignages de Juifs dreyfusards
Bernard WASSERSTEIN : Trois hommes aux affinités plus grandes qu’il n’y paraît : Isaiah Berlin, Isaac Deutscher, Arthur Koestler et leur rapport à la judéité
Boris KAZINITZ : Récit d’un partisan

.

PARU FEVRIER 2009

Les Cahiers du judaïsme sont une publication de l’Alliance Israélite Universelle

ISBN 978-2-84162-180-4

144 p.

18 euros


Les Cahiers du judaïsme
N° 26:
La vie au café

Au tournant du siècle, les Juifs se pressent vers les cafés Griensteidl, Arkaden ou Central à Vienne, le Romanische Café ou le Café-de-Westens à Berlin, les cafés du Jungferstieg à Hambourg, les cafés Frankoni ou Robinat
à Odessa, le café Abatzya à Lemberg, le café Kotik à Varsovie mais aussi les nombreux cafés de la République, du Pletzl ou de Belleville à Paris ou encore le café Royal du Lower East Side, autant de lieux magiques où s’affrontent les visions politiques, où s’élaborent les œuvres
littéraires, où se nouent les intrigues mais aussi les amitiés. Venus en masse des provinces
lointaines des empires russe et austro-hongrois, les Juifs élisent les cafés comme substitut aux
communautés abandonnées: c’est là qu’ils se rassemblent interminablement, qu’ils s’affrontent inlassablement comme au Romanische Café de Berlin où sionistes, bundistes, yiddishistes et hébraïstes ont chacun leurs tables réservées.

Sommaire

THÈME : LA VIE AU CAFÉ
Les Juifs, le café et le négoce du café au XVIIIe siècle / Robert Liberles
Interdits de café. L’influence de la révolution de Juillet sur la condition des Juifs de Hambourg / Sarah Wobick
Le café Leonar, en mémoire des absents, pour les vivants / Anne Grynberg
« Juste un café ? » Le rôle des cafés juifs à Varsovie au tournant du XXe siècle / Scott Ury
Lemberg, Vienne, Berlin : cafés juifs et créativité culturelle / Shachar Pinsker
Le café de la onzième muse / Joseph Roth
Sur les traces de quelques cafés juifs du Paris des années trente / Shmuel Bunim
Sociabilité et convivialité juives nord-africaines dans les cafés du Marais / Jean Laloum
La re-création de récréations dans le Lower East Side / Suzanne Wasserman
Sur les bancs de Brighton Beach / Anna Shternshis
« Dedans et dehors ». David Vogel à Tel-Aviv / Rosie Pinhas-Delpuech
Crème fraîche / Emma Mrejen

RÉSONANCES : DAVID HALIVNI-WEISS. SIGHET, NEW YORK, JÉRUSALEM
Sighet / David Halivni-Weiss
L’enseignement de David Halivni-Weiss / Florian Deloup Wolfowicz
Sommes-nous revenus en arrière? David Halivni-Weiss

VARIATIONS
Mémoires d’un jeune médecin juif du ghetto de Rome / Samuel Kottek
Les noms des Juifs de Metz (XVIIe-XIXe siècles) : de la tradition à la normalisation / Pierre-André Meyer

BIBLIOTHÈQUE
De la langue des bourreaux à la langue des victimes. Les Bienveillantes en Israël / Rosie Pinhas-Delpuech


Ludwig Wittgenstein - Paul Engelman
Lettres, rencontres, souvenirs

Cet ouvrage regroupe pour la première fois ce qui a été retrouvé de la correspondance échangée de 1916 à 1937 entre Paul Engelmann (de même que quelques proches) et Ludwig Wittgenstein. Ces lettres permettent de mieux comprendre la participation de Wittgenstein à la Première Guerre mondiale, de suivre la genèse du Tractatus logico-philosophicus et de saisir les transformations de la pensée de Wittgenstein au cours de ces années difficiles, qui ont vu l’effondrement de l’Empire austro-hongrois.
L’ouvrage contient aussi une version considérablement augmentée du “Mémoire” qu’Engelmann a consacré à Wittgenstein et qui a été publié en anglais en 1967. S’y ajoutent des textes d’Ilse Somavilla, Josef Schächter et Brian McGuinness, tous trois spécialistes de l’oeuvre de Wittgenstein. Il s’agit d’une édition critique, pourvue d’un très copieux apparat de notes et de commentaires.

Ludwig Wittgenstein est l’un des philosophes les plus importants du XXe siècle. Paul Engelman, architecte et ami de Wittgenstein, conseilla ce dernier dans ses « expériences » architecturales. Elève d’Adolf Loos, Engelman quittera l’Autriche en 1934 pour s’installer en Palestine, où il put poursuivre son travail architectural.

PARUTION REPORTEE EN SEPTEMBRE 2009

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’allemand par François Latraverse

ISBN 978-2-84162-183-5

320 p. env.

32 euros env.


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Andréa Lauterwein (sous la direction de) avec la participation de Colette Strauss-Hiva
Rire, Mémoire, Shoah

Quelle place peut occuper le rire dans une œuvre de création sur la Shoah? La transmission de sa mémoire par l’humour est-elle envisageable? Toute écriture sur le sujet ne peut éluder la mise en garde d’Adorno selon laquelle «écrire un poème après Auschwitz est barbare». Mais un demi-siècle plus tard, l’art reprend ses droits pour (re)dire, avec ses propres mots, que «cela ne doit plus jamais arriver». Et le rire resurgit alors comme «écho de la délivrance du joug du pouvoir». Il résonne dans les œuvres de Kertész, Gary, Hilsenrath, Tabori, Becker, Schindel ou Rabinovici, renouant avec une tradition littéraire qui en faisait une arme contre l’ignominie; il s’affiche, plus problématique encore, quand le cinéma ou la BD s’en mêlent. Un «rire réconcilié », mais traversé par la catastrophe, qu’interrogent les chercheurs, écrivains, cinéastes et dessinateurs rassemblés ici.


Sommaire

Avertissement par Andréa Lauterwein et Colette Strauss-Hiva (lire)

Introduction par Andréa Lauterwein (lire)

 I. Le rire à la limite 

 « La persécution des Juifs comme motif comique dans la littérature allemande du 19e siècle (Brentano – Grimm – Hauff) », par Rüdiger Steinlein (Berlin Humboldt).

« Quelques remarques de Walter Benjamin sur Karl Kraus ou comment l’historien matérialiste ruse avec le rire barbare du chroniqueur », par Marianne Dautrey (Paris I).

« Hitler ne m'inspire pas », par Gerald Stieg (Paris III).

« La connaissance ou les armes ? Situation historique des satires écrites en exil » par Stefan Braese (TU Berlin).

« Rire dans les ghettos et les camps », par Andréa Lauterwein.

Entretien avec Haïm Vidal-Sephiha

 II. Le rire étranglé

« Paul Celan. L’unique occurrence du mot ‘rire’ dans le poème Kleine Nacht », par Jean-Pierre Lefebvre (ENS, Paris).

« Rire à tout prix ? Adorno contre la fausse réconciliation », par Diane Cohen (Jérusalem).

« Horrible, humour noir, rire blanc. Quelques réflexions sur la représentation littéraire de la Shoah » par Judith Kauffmann (Bar-Ilan).

« ‘Dans un instant vous roulerez vers le bonheur’. Stratégies d’écriture ironiques et polyphoniques dans le roman Un voyage de H.G. Adler », par Ruth Vogel-Klein (ENS, Paris).

« ‘Désirs d’Auschwitz’. Le comique et le rire dans la littérature germanophone de la Shoah depuis 1945 », par Anne Peiter (La Réunion).

« ‘L’esprit gai, le cœur triste’. Imre Kertész et l’ambivalence du rire », par Ilma Rakusa (Zurich).

« ‘Moi, le bourreau...’ : de l’inversion victime-bourreau chez Romain Gary et Edgar Hilsenrath », par Aurélia Kalisky (Paris III, TU Berlin).

« Trois ‘passeurs de témoin’ : Jurek Becker, Edgar Hilsenrath, Ruth Klüger », par Andréa Lauterwein.

Entretien avec Michel Kichka (dessinateur, Paris/Jérusalem).

 III. Questions et controverses

« Rire dans le malheur, rire du malheur. L’humour juif comme mode de transmission », par Judith Stora-Sandor (Paris 8).

Entretien avec Doron Rabinovici (écrivain, Vienne).

« Affinités transatlantiques. Un sit-down comedian nommé Kafka », par Manuel Gogos (Bonn).

« L’année dernière à Auschwitz : usages de la Shoah dans l’oeuvre de Maxim Biller », par  Christian Mariotte (Reims).

« Le théâtre de George Tabori », par Anat Feinberg (Heidelberg).

« Le rire et la mémoire de la Shoah dans les écrits de Robert Schindel », par Béatrice Gonzalés-Vangell (Rostock).

Entretien avec Robert Schindel (écrivain, Vienne).

« Les comédies cinématographiques de la Shoah : le rire au service d’une mémoire du bien », par Sébastien Fevry (Louvain).

« Nouvelles ingénuités. La vie est-elle belle… », par Andréa Lauterwein.

Entretien avec Dani Levy (cinéaste, Berlin).

Entretien avec Zafer Senocak (écrivain, Berlin).

« En guise de conclusion : je twisterai les mots s’il fallait les twister », par Colette Strauss-Hiva.

PARU AVRIL 2009

Collection «Bibliothèque des fondations»

ISBN 978-2-84162-182-8

400 p.

32 euros

Une rencontre autour du livre: Rire, Mémoire, Shoah, le 6 mai à Paris au Mémorial de la Shoah


Controverses n°10
Dossier: Le signe juif de la politique française

Depuis les années 1980 jusqu'à nos jours, de l'affaire Darquier de Pellepoix, première occurence d'une affaire médiatique autour du signe juif, jusqu'à l'affaire récente de Siné et de Charlie Hebdo, le thème juif hante l'opinion publique et la scène médiatique. Le dossier de Controverses vise à comprendre les tenants et aboutissants de cette obsession, son substrat idéologique et politique qui, en fait, concerne moins les Juifs réels que les besoins et les représentations de la conscience publique française.

PARUTION MARS 2009

Voir la page consacrée à la revue

ISBN: 978-2-84162-181-1

224 p.

20 euros

Visitez le site de la revue


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Controverses n°11
Dossier: Post colonialisme et sionisme

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Marshall Sahlins
La Nature humaine : une illusion occidentale
Réflexions sur l’histoire des concepts de hiérarchie et d’égalité, sur la sublimation de l’anarchie en Occident, et essais de comparaison avec d’autres conceptions de la condition humaine

Voici venu le temps de nous apitoyer sur notre misérable sort. Depuis deux millénaires, nous avons toujours été hantés par le spectre de notre propre nature : une nature humaine si cupide et si violente qu’elle livrerait la société à l’anarchie si on ne la soumettait pas à quelque gouvernement. Cet ouvrage montre qu’il s’agit d’une conception typiquement occidentale, où l’opposition entre nature et culture est perçue comme le fondement de notre propre tradition (et de nos propres sciences sociales) et de notre différence par rapport à tous ceux qui considèrent que les bêtes sont fondamentalement humaines, et non que les hommes sont fondamentalement des bêtes.
Et ces derniers ont raison, du moins au sens où l’espèce humaine moderne, l’homo sapiens, est apparue il y a relativement peu de temps dans une histoire culturelle humaine beaucoup plus ancienne. La paléontologie nous l’apprend : nous sommes des animaux de culture ; notre patrimoine biologique, c’est de créer des symboles. Croire que nous sommes à la merci de nos penchants animaux est une illusion qui s’enracine aussi dans la culture.

Marshall Sahlins est l'un des plus grands anthropologues américains, enseignant à l'Université de Chicago. Il est notamment l'auteur de Au cœur des sociétés, Age de pierre, âge d'abondance et, plus récemment de La découverte du vrai sauvage (Gallimard 2007)

PÄRUTION AVRIL 2009

Nouvelle collection: Terra Cognita

Traduit de l’anglais (USA) par Olivier Renaut

ISBN: 978-2-84162-184-2

112 pages

Prix 10 euros


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Grant Farred
La NBA et ses fantômes
Le sport et la question raciale

Avec l'arrivée au pouvoir de Barak Obama, le basketball a désormais un nouveau terrain… à la Maison-Blanche. Tout en incarnant une diversité qui forme le socle de l'identité américaine, Obama, lors de la campagne électorale, aura tenté de dépasser la color line, cette ligne de partage entre les races, en offrant un projet de société « post-raciale », selon ses propres mots – qu'il regrettera finalement, l'expression étant sans doute trop éloigné de la réalité actuelle. Les fantômes de la NBA lui donne raison, démontrant qu'au sein même d'un collectif sportif  majoritairement noir, dont on a cru qu'il était l'exemple même du dépassement de la question raciale, le fantôme de la « race » n'est jamais très loin. L'ouvrage prend pour exemple l'arrivée du joueur chinois Yao Ming au sein de la nba (et le scandale qui anima la ligue lorsque son entraîneur déclara que Yao fut victime de décisions arbitrales prises en partie pour des raisons ethniques), démontrant que cet incident peut être envisagé comme un moment pivot de la mondialisation de la nba. Avec environ 40 % de joueurs originaires de nations étrangères, le problème racial au sein de la NBA a acquis une dimension éminemment plurielle. La corporalité asiatique de Yao Ming le situe en dehors des catégories habituelles qui servent à identifier et à classifier, perturbant « l'ordre racial » américain, et nous obligeant à regarder d’un œil neuf la complexité des rapports raciaux au sein du sport.

Grant Farred est professeur de littérature et d'études culturelles à Cornell University, après avoir été enseignant à Duke University. Il fut rédacteur en chef du South Atlantic Quarterly, et est notamment l'auteur de What's My Name ? Black Vernacular Intellectuals et de Long Distance Love : A Passion for Football.

PARUTION AVRIL 2009

Nouvelle collection: Terra Cognita

Traduit de l’anglais (USA) par Sébastien Guillot

ISBN: 978-2-84162-185-9

96 pages

Prix 10 euros


Jacob Taubes
L'eschatologie occidentale

La lumière intérieure de la mystique se transforme en flamme dévorante tournée vers la réalité, rappelle, après Marx, Jacob Taubes dans ce livre d’une extraordinaire densité – le seul publié de son vivant, alors qu’il n’a que vingt-quatre ans. Retraçant l’histoire théologico-politique, depuis l’apocalyptique judéo-araméene jusqu’à Marx (en passant ses métamorphoses et ses tournants chez Paul, les gnostiques, Joachim de Flore, Thomas Münzer, Kant, Hegel ou Kierkegaard), il propose une lecture nouvelle des «révolutions» de notre modernité, à la lumière de cet héritage, comme retour de l’apocalyptique dans la sécularisation. Somme vertigineuse de connaissances croisées, Eschatologie occidentale (1947), conçue à l’origine comme une thèse universitaire, n’est pas étranger au statut de «paria de l’université» qui s’attachera longtemps à la personne de Jacob Taubes, qui se définissait lui-même comme un «apocalyptique de la révolution».


Jacob Taubes (Vienne, 1923–Berlin, 1987) a enseigné aux Etats-Unis, en France (EHESS) et en Israël, avant d’être nommé à l’Université de Berlin en 1965. Son œuvre commence à être connue en France, depuis la traduction de sa correspondance, controversée, avec Carl Schmitt (En divergent accord, Rivages), et son séminaire sur saint Paul (La théologie politique de Paul, Seuil). Sont à paraître un volume d’essais aux Editions du Seuil et une monographie sur son œuvre par Raphael Lellouche aux Editions de l’éclat).

PARUTION JUIN 2009

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’allemand et présenté par Raphaël Lellouche et Michel Pennetier

ISBN 978-2-84162-186-6

256 p. env.

28 euros env.

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Ludwig Wittgenstein - Paul Engelman
Lettres, rencontres, souvenirs

Cet ouvrage regroupe pour la première fois ce qui a été retrouvé de la correspondance échangée de 1916 à 1937 entre Paul Engelmann (de même que quelques proches) et Ludwig Wittgenstein. Ces lettres permettent de mieux comprendre la participation de Wittgenstein à la Première Guerre mondiale, de suivre la genèse du Tractatus logico-philosophicus et de saisir les transformations de la pensée de Wittgenstein au cours de ces années difficiles, qui ont vu l’effondrement de l’Empire austro-hongrois.
L’ouvrage contient aussi une version considérablement augmentée du “Mémoire” qu’Engelmann a consacré à Wittgenstein et qui a été publié en anglais en 1967. S’y ajoutent des textes d’Ilse Somavilla, Josef Schächter et Brian McGuinness, tous trois spécialistes de l’oeuvre de Wittgenstein. Il s’agit d’une édition critique, pourvue d’un très copieux apparat de notes et de commentaires.

Ludwig Wittgenstein est l’un des philosophes les plus importants du XXe siècle. Paul Engelman, architecte et ami de Wittgenstein, conseilla ce dernier dans ses « expériences » architecturales. Elève d’Adolf Loos, Engelman quittera l’Autriche en 1934 pour s’installer en Palestine, où il put poursuivre son travail architectural.

PARUTION REPORTEE EN SEPTEMBRE 2009

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’allemand par François Latraverse

ISBN 978-2-84162-183-5

320 p. env.

32 euros env.


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Andréa Lauterwein (sous la direction de) avec la participation de Colette Strauss-Hiva
Rire, Mémoire, Shoah

Quelle place peut occuper le rire dans une œuvre de création sur la Shoah? La transmission de sa mémoire par l’humour est-elle envisageable? Toute écriture sur le sujet ne peut éluder la mise en garde d’Adorno selon laquelle «écrire un poème après Auschwitz est barbare». Mais un demi-siècle plus tard, l’art reprend ses droits pour (re)dire, avec ses propres mots, que «cela ne doit plus jamais arriver». Et le rire resurgit alors comme «écho de la délivrance du joug du pouvoir». Il résonne dans les œuvres de Kertész, Gary, Hilsenrath, Tabori, Becker, Schindel ou Rabinovici, renouant avec une tradition littéraire qui en faisait une arme contre l’ignominie; il s’affiche, plus problématique encore, quand le cinéma ou la BD s’en mêlent. Un «rire réconcilié », mais traversé par la catastrophe, qu’interrogent les chercheurs, écrivains, cinéastes et dessinateurs rassemblés ici.


Sommaire

Avertissement par Andréa Lauterwein et Colette Strauss-Hiva (lire)

Introduction par Andréa Lauterwein (lire)

 I. Le rire à la limite 

 « La persécution des Juifs comme motif comique dans la littérature allemande du 19e siècle (Brentano – Grimm – Hauff) », par Rüdiger Steinlein (Berlin Humboldt).

« Quelques remarques de Walter Benjamin sur Karl Kraus ou comment l’historien matérialiste ruse avec le rire barbare du chroniqueur », par Marianne Dautrey (Paris I).

« Hitler ne m'inspire pas », par Gerald Stieg (Paris III).

« La connaissance ou les armes ? Situation historique des satires écrites en exil » par Stefan Braese (TU Berlin).

« Rire dans les ghettos et les camps », par Andréa Lauterwein.

Entretien avec Haïm Vidal-Sephiha

 II. Le rire étranglé

« Paul Celan. L’unique occurrence du mot ‘rire’ dans le poème Kleine Nacht », par Jean-Pierre Lefebvre (ENS, Paris).

« Rire à tout prix ? Adorno contre la fausse réconciliation », par Diane Cohen (Jérusalem).

« Horrible, humour noir, rire blanc. Quelques réflexions sur la représentation littéraire de la Shoah » par Judith Kauffmann (Bar-Ilan).

« ‘Dans un instant vous roulerez vers le bonheur’. Stratégies d’écriture ironiques et polyphoniques dans le roman Un voyage de H.G. Adler », par Ruth Vogel-Klein (ENS, Paris).

« ‘Désirs d’Auschwitz’. Le comique et le rire dans la littérature germanophone de la Shoah depuis 1945 », par Anne Peiter (La Réunion).

« ‘L’esprit gai, le cœur triste’. Imre Kertész et l’ambivalence du rire », par Ilma Rakusa (Zurich).

« ‘Moi, le bourreau...’ : de l’inversion victime-bourreau chez Romain Gary et Edgar Hilsenrath », par Aurélia Kalisky (Paris III, TU Berlin).

« Trois ‘passeurs de témoin’ : Jurek Becker, Edgar Hilsenrath, Ruth Klüger », par Andréa Lauterwein.

Entretien avec Michel Kichka (dessinateur, Paris/Jérusalem).

 III. Questions et controverses

« Rire dans le malheur, rire du malheur. L’humour juif comme mode de transmission », par Judith Stora-Sandor (Paris 8).

Entretien avec Doron Rabinovici (écrivain, Vienne).

« Affinités transatlantiques. Un sit-down comedian nommé Kafka », par Manuel Gogos (Bonn).

« L’année dernière à Auschwitz : usages de la Shoah dans l’oeuvre de Maxim Biller », par  Christian Mariotte (Reims).

« Le théâtre de George Tabori », par Anat Feinberg (Heidelberg).

« Le rire et la mémoire de la Shoah dans les écrits de Robert Schindel », par Béatrice Gonzalés-Vangell (Rostock).

Entretien avec Robert Schindel (écrivain, Vienne).

« Les comédies cinématographiques de la Shoah : le rire au service d’une mémoire du bien », par Sébastien Fevry (Louvain).

« Nouvelles ingénuités. La vie est-elle belle… », par Andréa Lauterwein.

Entretien avec Dani Levy (cinéaste, Berlin).

Entretien avec Zafer Senocak (écrivain, Berlin).

« En guise de conclusion : je twisterai les mots s’il fallait les twister », par Colette Strauss-Hiva.

PARU AVRIL 2009

Collection «Bibliothèque des fondations»

ISBN 978-2-84162-182-8

400 p.

32 euros

Une rencontre autour du livre: Rire, Mémoire, Shoah, le 6 mai à Paris au Mémorial de la Shoah


Controverses n°10
Dossier: Le signe juif de la politique française

Depuis les années 1980 jusqu'à nos jours, de l'affaire Darquier de Pellepoix, première occurence d'une affaire médiatique autour du signe juif, jusqu'à l'affaire récente de Siné et de Charlie Hebdo, le thème juif hante l'opinion publique et la scène médiatique. Le dossier de Controverses vise à comprendre les tenants et aboutissants de cette obsession, son substrat idéologique et politique qui, en fait, concerne moins les Juifs réels que les besoins et les représentations de la conscience publique française.

PARUTION MARS 2009

Voir la page consacrée à la revue

ISBN: 978-2-84162-181-1

224 p.

20 euros

Visitez le site de la revue


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Marshall Sahlins
La Nature humaine : une illusion occidentale
Réflexions sur l’histoire des concepts de hiérarchie et d’égalité, sur la sublimation de l’anarchie en Occident, et essais de comparaison avec d’autres conceptions de la condition humaine

Voici venu le temps de nous apitoyer sur notre misérable sort. Depuis deux millénaires, nous avons toujours été hantés par le spectre de notre propre nature : une nature humaine si cupide et si violente qu’elle livrerait la société à l’anarchie si on ne la soumettait pas à quelque gouvernement. Cet ouvrage montre qu’il s’agit d’une conception typiquement occidentale, où l’opposition entre nature et culture est perçue comme le fondement de notre propre tradition (et de nos propres sciences sociales) et de notre différence par rapport à tous ceux qui considèrent que les bêtes sont fondamentalement humaines, et non que les hommes sont fondamentalement des bêtes.
Et ces derniers ont raison, du moins au sens où l’espèce humaine moderne, l’homo sapiens, est apparue il y a relativement peu de temps dans une histoire culturelle humaine beaucoup plus ancienne. La paléontologie nous l’apprend : nous sommes des animaux de culture ; notre patrimoine biologique, c’est de créer des symboles. Croire que nous sommes à la merci de nos penchants animaux est une illusion qui s’enracine aussi dans la culture.

Marshall Sahlins est l'un des plus grands anthropologues américains, enseignant à l'Université de Chicago. Il est notamment l'auteur de Au cœur des sociétés, Age de pierre, âge d'abondance et, plus récemment de La découverte du vrai sauvage (Gallimard 2007)

PÄRUTION AVRIL 2009

Nouvelle collection: Terra Cognita

Traduit de l’anglais (USA) par Olivier Renaut

ISBN: 978-2-84162-184-2

112 pages

Prix 10 euros


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Grant Farred
La NBA et ses fantômes
Le sport et la question raciale

Avec l'arrivée au pouvoir de Barak Obama, le basketball a désormais un nouveau terrain… à la Maison-Blanche. Tout en incarnant une diversité qui forme le socle de l'identité américaine, Obama, lors de la campagne électorale, aura tenté de dépasser la color line, cette ligne de partage entre les races, en offrant un projet de société « post-raciale », selon ses propres mots – qu'il regrettera finalement, l'expression étant sans doute trop éloigné de la réalité actuelle. Les fantômes de la NBA lui donne raison, démontrant qu'au sein même d'un collectif sportif  majoritairement noir, dont on a cru qu'il était l'exemple même du dépassement de la question raciale, le fantôme de la « race » n'est jamais très loin. L'ouvrage prend pour exemple l'arrivée du joueur chinois Yao Ming au sein de la nba (et le scandale qui anima la ligue lorsque son entraîneur déclara que Yao fut victime de décisions arbitrales prises en partie pour des raisons ethniques), démontrant que cet incident peut être envisagé comme un moment pivot de la mondialisation de la nba. Avec environ 40 % de joueurs originaires de nations étrangères, le problème racial au sein de la NBA a acquis une dimension éminemment plurielle. La corporalité asiatique de Yao Ming le situe en dehors des catégories habituelles qui servent à identifier et à classifier, perturbant « l'ordre racial » américain, et nous obligeant à regarder d’un œil neuf la complexité des rapports raciaux au sein du sport.

Grant Farred est professeur de littérature et d'études culturelles à Cornell University, après avoir été enseignant à Duke University. Il fut rédacteur en chef du South Atlantic Quarterly, et est notamment l'auteur de What's My Name ? Black Vernacular Intellectuals et de Long Distance Love : A Passion for Football.

PARUTION AVRIL 2009

Nouvelle collection: Terra Cognita

Traduit de l’anglais (USA) par Sébastien Guillot

ISBN: 978-2-84162-185-9

96 pages

Prix 10 euros


Jacob Taubes
L'eschatologie occidentale

La lumière intérieure de la mystique se transforme en flamme dévorante tournée vers la réalité, rappelle, après Marx, Jacob Taubes dans ce livre d’une extraordinaire densité – le seul publié de son vivant, alors qu’il n’a que vingt-quatre ans. Retraçant l’histoire théologico-politique, depuis l’apocalyptique judéo-araméene jusqu’à Marx (en passant ses métamorphoses et ses tournants chez Paul, les gnostiques, Joachim de Flore, Thomas Münzer, Kant, Hegel ou Kierkegaard), il propose une lecture nouvelle des «révolutions» de notre modernité, à la lumière de cet héritage, comme retour de l’apocalyptique dans la sécularisation. Somme vertigineuse de connaissances croisées, Eschatologie occidentale (1947), conçue à l’origine comme une thèse universitaire, n’est pas étranger au statut de «paria de l’université» qui s’attachera longtemps à la personne de Jacob Taubes, qui se définissait lui-même comme un «apocalyptique de la révolution».


Jacob Taubes (Vienne, 1923–Berlin, 1987) a enseigné aux Etats-Unis, en France (EHESS) et en Israël, avant d’être nommé à l’Université de Berlin en 1965. Son œuvre commence à être connue en France, depuis la traduction de sa correspondance, controversée, avec Carl Schmitt (En divergent accord, Rivages), et son séminaire sur saint Paul (La théologie politique de Paul, Seuil). Sont à paraître un volume d’essais aux Editions du Seuil et une monographie sur son œuvre par Raphael Lellouche aux Editions de l’éclat).

PARUTION JUIN 2009

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’allemand et présenté par Raphaël Lellouche et Michel Pennetier

ISBN 978-2-84162-186-6

256 p. env.

28 euros env.

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