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Liste des Nouveautés

(et des réimpressions)

Février

Abraham Aboulafia: L'Epître des sept voies (nouvelle édition)

À l'occasion du Salon du Livre de Paris qui invite cette année Israël, nous remettons en vente ou réimprimons un certain nombre d'ouvrages d'auteurs israéliens (Amichaï, Shabtaï, Scholem, Yehoshua etc.). Pour un catalogue complet: "Israël à l'éclat" cliquer ici.

Mars

Collectif (sous la direction de Yves Charles Zarka et Caroline Guibet Lafaye): Kant cosmopolitique

Juda Ibn Malka : La consolation de l’expatrié spirituel précédé de Le Sefer Yesîrâh et ses commentaires par Georges Vajda. Edité par Paul Fenton

Avril

Hélène Bezençon: Berlin, mémoire pendant les travaux

Collectif (sous la direction de Amedeo Bertolo): Juifs et anarchistes

Mai

Daniel Dennett: De Beaux rêves. Obstacles philosophiques à une science de la conscience

Yona Friedman: Utopies réalisables (réimpression)

Chris Marker : La jetée. Ciné-roman (Co-édition avec KARGO)

Juin

Julian Cope: Krautrocksampler

William Lhamon: Peaux blanches, masques noirs

Titres reportés

Hermann Broch: Théorie de la folie des masses

Collectif (sous la direction de Philippe Simay et Stéphane Füzessery) : Le choc des métropoles. Simmel, Kracauer, Benjamin et la "Großstadt"

Pour les parutions de la revue Controverses, se reporter à la page de la revue en cliquant sur cette ligne


Aboulafia -L'Epître des sept voies

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Lire la préface

Abraham Aboulafia
L’épître des sept voies

Sheva Netivot ha-Torah

L’épître des sept voies est la première traduction française d’une œuvre d’Abraham Aboulafia, cabaliste juif du XIIIe siècle, qui élabora sa doctrine du «cabalisme prophétique» parallèlement au Zohar dont il était contemporain. Cette lettre, dans laquelle Aboulafia définit les sept voies de la connaissance, traite en premier lieu des rapports entre philosophie et cabale et apporte sur l’œuvre de Maïmonide un commentaire aussi riche qu’inattendu. Mais elle insiste également sur la spécificité de la langue hébraïque conçue comme langue qui globalise le réel et l’informe immédiatement. La philosophie, dès lors, ne serait qu’une propédeutique à la cabale, dont les savoirs ne sont accessibles qu’à un petit nombre d’individus. Parue pour la première fois dans cette même collection en 1985, l’Épître des sept voies est rééditée ici accompagnée du texte hébreu établi par Adolph Jellinek en 1854.

PARU FÉVRIER 2008

Traduit de l’hébreu et annoté par Jean-Christophe Attias

Précédé de «Le livre au coeur de l'être» par Shmuel Trigano

Suivi d'une «Vie imaginaire d ’Abraham Aboulafia» parr Patricia Farazzi

Edition du texte hébreu original par Adolph Jellinek

Collection Philosophie imaginaire

978-2-84162-154-5

176 p.

14 €


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Collectif sous la direction de Yves Charles Zarka et Caroline Guibet Lafaye
Kant cosmopolitique

La question cosmopolitique est restée en marge de l’intérêt qui a été porté à la pensée juridico-politique de Kant. En ce sens, le présent ouvrage vient combler une lacune dans l’exploration des ressources de l’œuvre. Mais l’intérêt philosophique de la question cosmopolitique dépasse très largement ce cadre. Elle atteste d’abord que la théorie politique de Kant ne se limite pas à une théorie de l’État. Il doit y avoir un en deçà et un au-delà de l’État, où la politique dépasse l’idée de peuple pour atteindre celle d’humanité. Le cosmopolitisme est cette théorie politique de l’humanité. En ce sens, Kant est l’antidote de Carl Schmitt, qui portait en lui la haine de l’idée cosmopolitique. Cet antagonisme théorique entre Schmitt et Kant, entre le poison et le remède, est largement attesté dans ce volume. Ce qui montre à quel point nous avons besoin aujourd’hui du cosmopolitisme de Kant, pour penser le passage de la guerre à la paix, la place de l’hôte étranger dans nos sociétés complexes et la nouvelle configuration d’un monde globalisé.

Yves Charles Zarka est professeur de philosophie politique à l’Université Paris Descartes (Sorbonne). Il est l’auteur d’une douzaine de livres, traduit en plusieurs langues, au carrefour de l’histoire de la pensée politique et de la philosophie politique contemporaine. Ses livres ont ouvert des nouveaux accès à la compréhension de notre temps. Il est également directeur de la revue Cités et à ce titre à la tête d’un des courants majeurs de la pensée politique contemporaine.

 Caroline Guibet Lafaye est docteur de l’Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne et agrégée de philosophie. Elle est actuellement chargée de recherche à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique). Elle est spécialiste de Kant et de Hegel aussi bien sur le versant esthétique que sur celui de la morale et de la politique.

SOMMAIRE: Introductions: Yves Charles Zarka, Y a-t-il un concept politique de l’humanité?– Jean Ferrari, Présentation – Caroline Guibet Lafaye, Le cosmopolitisme kantien – I. Qu’est-ce que le cosmopolitisme ? – Yves Charles Zarka, Cosmopolitisme et hospitalité chez Kant – Monique Castillo, Pluralisme culturel et cosmopolitisme kantien – II. Cosmopolitisme et philosophie transcendantale – Jean Ferrari, Le cosmopolitisme de Kant entre l’idéalisme transcendantal et la réalité empirique – Bernard Bourgeois, Droit et force : le statut du droit cosmopolitique chez Kant – Caroline Guibet Lafaye, Le cosmopolitisme comme exigence morale – III. Les institutions juridiques du cosmopolitisme – Mai Lequan, Le repli kantien de la solution maximale d’une république mondiale vers la solution minimale d’une confédération d’États – Alain Boyer, La guerre, le commerce et l’étranger – Jean-Louis Vieillard-Baron, La nécessité d’une instance internationale et les limites de l’état moderne – IV. Du cosmopolitisme à la globalisation – Gérard Raulet, Habermas sur la paix perpétuelle – Emmanuel Picavet, Du non-mariage des États

PARU MARS 2008

ISBN 978-2-84162-1576

224 p.

22 €


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Juda Ibn Malka/ Georges Vajda/ Paul Fenton
La consolation de l’expatrié spirituel
un commentaire du Sefer Yesîrâh

Précédé de «Le Sefer Yesîrâh et ses commentaires» par Georges Vajda

Unique par sa forme et énigmatique par son contenu, le Sefer yesîrâh – le Livre de la création – est considéré comme le premier essai spéculatif de la pensée hébraïque. Depuis sa rédaction à une date incertaine, mais qu’il est possible de situer entre le Ier et le IIIe siècle, il a fait l’objet d’un très grand nombre de commentaires linguistiques, cosmologiques ou kabbalistiques. Mais c’est à ses commentaires philosophiques, rédigés par Saadyâ Gâ’on, Isaac Israeli, Sabbataï Donnolo, Juda Ben Barzillay ou Juda Halévi, que s’est particulièrement intéressé Georges Vajda, un des grands maîtres de la science du judaïsme du XXe siècle. Son cours inédit, retrouvé dans ses archives, est présenté et publié ici par son disciple, Paul Fenton, professeur d’études hébraïques à la Sorbonne et spécialiste de la pensée judéo-arabe médiévale. Il est suivi d’une traduction intégrale de la recension courte du Sefer yesîrâh, et de la première traduction française du commentaire de Juda Ibn Malka, philosophe et kabbaliste judéo-arabe du XIIIe siècle, dont le système mêle spéculations mystiques et combinaisons astrologiques.

PARU MARS 2008

Traduit et présenté par Paul Fenton

Philosophie imaginaire

ISBN 978-2-84162-159-0

196 p.

22 €


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Lire une présentation du livre par Patricia Farazzi, sur le site de la librairie française de Berlin

Hélène Bezençon
Berlin, mémoire pendant les travaux

Berlin, mémoire pendant les travaux pourrait avoir la forme d’un guide imaginaire de Berlin pour ceux qui voudraient s’y perdre. Il raconte l’errance méticuleuse d’une femme dans quelques rues de la ville au cours de l’été 2003. À sa mémoire incertaine d’événements rêvés ou vécus, se mêle la mémoire de la ville, bouleversée par les transformations continues des tracés de rues et des bâtiments depuis la chute du Mur en 1989, et dont la mosaïque des sols garde l’empreinte. Aux images de ce Berlin-là viennent se superposer des visions du Berlin de Moses Mendelssohn, à partir des traces infimes ou reconstituées de cette époque, ou du Berlin des années brunes, dont témoignent, dans la ville, les pavés de cuivre jaune portant les noms des déportés, plantés dans le sol devant leurs anciennes demeures.

Hélène Bezençon est née en 1960 à Lausanne. Elle a publié aux Editions de l’Aire: Entre autres (1988), Fleurs de Peau (1989) et aux éditions Vents d’Ouest, Les Confessions d’une mangeuse de lune (1995) qui a obtenu le prix Canada-Suisse. En 2000, deux de ses pièces de théâtre (Pouce et Arrête de rêver, l’Etrangère) ont été jouées en Suisse et publiées par l’Age d’Homme. Une première version de ce roman été publiée par l’Association  pour l’aide à la création littéraire en 2005 sous le titre Mémoire pendant les travaux. Elle vit et travaille à Berlin depuis 1993.

PARUTION AVRIL 2008

Collection Paraboles

ISBN: 978-2-84162-160-6

128 p.

12 euros


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Daniel Dennett
De Beaux rêves
Obstacles philosophiques à une science de la conscience

La conscience est un champ de bataille où s’affrontent les idées, en un tumulte sur lequel continuent de planer les ombres du Théâtre Cartésien. Les certitudes en apparence les plus fortes, ancrées dans des notions qui tendent à préserver l’esprit de tout modèle qui nous en délivrerait, continuent de dispenser un brouillard que Daniel Dennett s’efforce allègrement de dissiper en s’attaquant aux contresens ou aux pseudo-évidences dont la plupart des débats sont inutilement encombrés. On ne dispute cependant pas au rêveur les bénéfices illusoires de ses rêves; les plus beaux n’en offrent nulle garantie. Abandonnant le rêveur à ses rêves et le magicien à sa magie, Daniel Dennett poursuit ici, avec brio, une entreprise de clarification qui tourne le dos aux convictions les plus tenaces, en faisant appel à un modèle qui ne s’en laisse pas conter, celui de la «célébrité dans le cerveau». «Dans le cerveau, pas de Roi, pas de Contrôleur officiel des programmes de la télévision d’Etat», écrit-il. La démocratie, l’anarchie, y sont autrement plus actives et efficaces. La conscience n’est pas un «médium de représentation. ... Elle a bien plus d’affinités avec le monde de la célébrité qu’avec celui du médium télévisuel.»

Daniel C. Dennett est professeur d’Université et directeur du centre des Etudes Cognitives à Tufts University. Ses travaux ont été largement traduits en français. Citons : La stratégie de l’interprête (Gallimard), Darwin est-il dangereux ? (Odile Jacob), La conscience expliquée (Odile Jacob, 1993).

PARUTION MAI 2008

Traduit de l'anglais (USA) par Claude Pichevin

Collection Tiré à part

ISBN 978-2-84162-162-0

224 p.

20 € env.


Hermann Broch
Théorie de la folie des masses

«Chacun sait quelle folie s’est aujourd’hui emparée du monde, chacun sait qu’il participe lui-même à cette folie, comme victime active ou passive, chacun sait donc à quel formidable danger il se trouve exposé, mais personne n’est capable de localiser la menace, personne ne sait d’où elle s’apprête à fondre sur lui, personne n’est capable de la regarder vraiment en face, ni de s’en préserver efficacement. » Ainsi s’ouvre la Théorie de la folie des masses de Hermann Broch. Mais nul ne sait où elle commence, ni où elle finit, tant son élaboration fut problématique, au point qu’on peut se demander si le sujet n’a pas eu raison de l’œuvre, et si celle-ci ne se devait pas d’être retravaillée indéfiniment, comme est infinie cette folie des masses contre laquelle la raison vient buter sans parvenir à l’infléchir?
Commencée vraisemblablement à la fin des années 1930, la Théorie de la folie des masses accompagne Hermann Broch, jusqu’à sa disparition en 1951, sans qu’il parvienne à lui donner une forme définitive. C’est donc un véritable laboratoire qui est donné à lire – laboratoire d’une vie tout entière consacrée à la pensée, qu’elle prit la forme des célèbres romans tels que La mort de Virgile ou Le Tentateur, ou d’essais sur La logique d’un monde en ruine, parus il y a quelques années dans cette même collection.

PARUTION REPORTÉE AOUT 2008

Traduit de l'allemand par Pierre Rusch et Didier Renault

ISBN 978-2-84162-163-7

720 pages env.

40 euros env.

Du même auteur à l'éclat


Collectif sous la direction d’Amedeo Bertolo
Juifs et anarchistes
Histoire d’une rencontre

«Une étrange et magique rencontre...» C’est ainsi qu’Amedeo Bertolo définit dans son introduction la convergence – entre la fin du XIXe et la moitié du XXe siècle – de deux traditions que l’on aurait tendance à considérer comme étrangères l’une à l’autre. Mais il suffit d’évoquer les noms de Bernard Lazare, de Gustav Landauer, de Franz Kafka, de Gershom Scholem, d’Emma Goldman et de tant d’autres pour prendre conscience à la fois de la réalité complexe d’une telle rencontre, mais aussi de sa richesse, qui a influencé durablement à la fois le mouvement ouvrier international, les expériences communautaires en Argentine, aux Etats-Unis ou en Israël, mais également, en retour, le judaïsme moderne, ouvrant la voie à ce qu’il convient d’appeler sa version “laïque”. Ce volume, issu d’un colloque tenu à Venise en 2000, retrace l’histoire de cet “anarcho-judaïsme” ou “judéo-anarchisme”, de ses figures emblématiques et des débats qu’il a suscités, notamment lors de la création de l’État d’Israël, autour de la question du nationalisme.


SOMMAIRE:
Amedeo Bertolo: Yiddishland libertaire
Furio Biagini: Utopie sociale et spiritualité juive
Enrico Ferri: La question juive chez Max Stirner et la perspective libertaire
Chaim Seeligmann: Apocalypse, messianisme laique et utopie
Eric Jacobson: Gershom Scholem entre anarchie et tradition juive
Siegbert Wolf: «Le lieu véritable c'est la communauté»: Landauer et Buber
Michael Löwy: Le cas Kafka: Anarchie et judaïsme en Europe centrale
Sylvain Boulouque: Anarchisme et judaïsme dans le mouvement libertaire en France
Mina Graur: Anarchie et sionisme: le débat sur le nationalisme juif
Rudolf De Jong: Le débat des anarchistes sur l'antisémitisme
Daniel Grinberg: Le radicalisme juif en Pologne
Gregorio Rawin et Antonio Lopez: L'Asociación Racionalista Judía: anarchie et judaïsme en Argentine
Francis Shor: De Stelton à Sunrise: anarchisme juif et communautarisme aux Etats-Unis
Yaacov Oved: L'anarchie et le mouvement des kibbutz
Birgit Seeman: Féminisme anarchiste et judaïsme

PARUTION AVRIL 2008

Collection: Bibliothèque des fondations

Traductions de Patricia Farazzi, Marianne Enckell et Jean-Manuel Traimond

ISBN 978-2-84162-161-3

224 p. env.

20 € env.

Cet ouvrage a été publié originairement aux éditions Eleuthera à Milan à la suite d’un colloque qui eut lieu à Venise sur le thème Judaïsme et Anarchie.

Nos remerciements vont au CIRA de Lausanne, pour l'aide apportée à la réalisation de cet ouvrage


Yona Friedman, Utopies réalisables

Yona Friedman
Utopies réalisables

L’utopie sociale naît d’une insatisfaction collective. L’utopie sociale réalisable, c’est la réponse collective à cette insatisfaction. Comment répondre collectivement à une insatisfaction? Et dans quelles limites une collectivité doit-elle se maintenir pour satisfaire à son utopie réalisée? Telles sont les questions soulevées — avec une clarté exemplaire et quelques dessins au trait — par le livre de Yona Friedman, paru pour la première fois en 1974, et revu et augmenté pour cette nouvelle édition.

Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : L’Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L’Univers erratique (PUF, 1994). À l'éclat: L'architecture de survie (2003), Vous avez un chien (c'est lui qui vous a choisi) (2004).

PARUTION MAI 2008

Collection Premier secours

Première édition: 2000

isbn 2-84162-037-9

256 p.

14 euros

Lyber Utopies réalisables, par Yona Friedman

Voir les autres titres de Yona Friedman aux éditions de l'éclat


Collectif sous la direction de Philippe Simay et Stéphane Füzessery
Le choc des métropoles
Simmel, Kracauer, Benjamin et la «Großstadt»

Quelle fut, au début du siècle, l’expérience commune de la grande ville («Große Stadt») en Europe ? Qu’éprouva-t-on, à Berlin, Paris ou Londres, face à l’accumulation des personnes, à la mobilité de masse, à l’accélération et l’intensification des circulations, à l’emprise toujours croissante des nouvelles textures du fer, du verre et du bitume, à la mécanisation et à l’électrification des réseaux techniques ? Et comment, à travers le filtre de ces expériences nouvelles, la modernisation tout entière fut-elle ressentie ? Trois oeuvres sont convoquées ici pour analyser ce qu'a pu constituer le choc des métropoles au début du XXe siècle: Georg Simmel, Siegfried Kracauer, Walter Benjamin.

PARUTION REPORTÉE AOUT 2008

Collection Philosophie imaginaire

isbn 978-2-84162-164-4

224 p.

22 euros


Hélène Chatelain dans la Jetée

Chris Marker
La jetée. Ciné-roman

«Ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d'enfance. La scène qui le troubla par sa violence, et dont il ne devait comprendre que beaucoup plus tard la signification, eut lieu sur la grande jetée d'Orly, quelques années avant le début de la troisième guerre mondiale. ... Rien ne distingue les souvenirs des autres moments: ce n'est que plus tard qu'ils se font reconnaître, à leurs cicatrices. Ce visage qui devait être la seule image du temps de paix à traverser le temps de guerre, il se demanda longtemps s'il l'avait vraiment vu, ou s'il avait créé ce moment de douceur pour étayer le moment de folie qui allait venir...»
Ainsi commence le ciné-roman de Chris Marker, apparu sur quelques écrans noir et blanc en 1962 (puis couronné du Prix Jean Vigo en 1963), et qui marqua durablement les rétines innocentes de quelques yeux ouverts, au point de devenir, 45 ans plus tard, un livre de papier et d'encre.

Chris Marker est cinéaste et il aime les chats et la vodka au piment (mais surtout les chats...). On raconte que dans d'autres vies (ou la même) il a été d'autres choses, comme éditeur, écrivain, résistant...

PARUTION (joli) MAI 2008

Ce livre est co-édité avec les éditions Kargo

Isbn: 978-2-84162-165-1

256 p. 19 X 24

350 photos N&B

35 euros

William T. Lhamon
Peaux blanches, masques noirs.
Le blackface, de Jim Crow à Michael Jackson

820, marché Sainte-Catherine, New York : près du port, des «nègres» dansent pour gagner quelques anguilles. A l'origine monnaie d'échange, ces danses deviennent une marque culturelle pour le lumpenprolétariat bigarré fasciné par le charisme et la gestuelle des Noirs. Fin du vingtième siècle, de part et d'autre de l'Atlantique et sur MTV : Michael Jackson et M. C. Hammer se déhanchent avec des pas de danse et des gestes identiques aux danseurs d'anguilles. Pourquoi ces gestes ont-ils perduré? Quels processus d'identification ont-ils mis en œuvre? A qui appartiennent-ils? Aux Noirs qui les ont créés, ou aux Blancs qui, une fois grimés en noir (blackface), les ont copiés et assimilés?
Peaux blanches, masques noirs, à travers l'histoire des ménestrels du blackface (T. D. Rice, Dan Emmett, Jim Crow…) et des lieux de formation de la culture américaine, explore cette longue mutation d'une culture folk limitée aux frontières d'un marché multi-ethnique en une véritable culture populaire où l'échange et la reconnaissance de gestes signent une appartenance. Esclaves ou fugitifs noirs, mariniers ou journaliers blancs, tous vivaient dans les mêmes conditions d'une classe ouvrière luttant pour que la culture dominante les laisse libre d'échanger les marques de reconnaissance culturelles qu'ils partageaient. Du sifflement de Bobolink Bob sur le marché Sainte-Catherine à celui d'Al Jolson dans Le Chanteur de jazz, du Benito Cereno de Melville au Caïn de Bob Dylan, des peaux d'anguilles portées en guise de serre-tête aux dreadlocks afros, W. T. Lhamon Jr. offre une magnifique histoire de ces signes culturels qui, après avoir vaincu les forces d'oppression qui tentaient de les étouffer, font aujourd'hui partie de notre quotidien.

"Ce qui rend Raising Cain aussi fascinant est la manière dont Lhamon montre comment ces gestes traversent les siècles et les Etats-Unis tout en conservant leurs formes et leurs significations propres. Le style de Lhamon, jamais jargonnant, a une force, une lucidité, une précision et un enthousiasme incomparables. Mais sa plus grande réussite est de franchir les barrières entre des formes culturelles que la plupart des auteurs tiennent pour acquises."
Greil Marcus.

"Le très beau livre de W. T. Lhamon est un véritable éblouissement. Il est tour à tour prodigieusement érudit, pénétrant, poétique, caustique et porteur d'une vraie dimension politique."
Paul Gilroy.

Voici un livre qui donnera le vertige à ceux qui sont habitués aux standards de l'histoire culturelle...
Jacques Rancière.

William T. Lhamon est professeur d'anglais à la Florida State University. Il est également l'auteur de Deliberate Speed. The Origins of a Cultural Style in the American 1950s et plus récemment de Jump Jim Crow. Lost Plays, Lyrics, and Street Prose of the First Atlantic Popul

PARUTION JUIN 2008

Ce livre est co-édité avec les éditions Kargo

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sophie Renaut.

Avec une préface de Jacques Rancière

Réédition au format poche de Raising Cain. Représentations du blackface, de Jim Crow à Michael Jackson, paru aux éditions Kargo en 2004.

Julian Cope
Krautrocksampler
Petit guide d'initiation à la grande kosmische muzik

A la fin des années 1960, l'Allemagne de l'Ouest se met à table pour plus d'une décennie de choucroute musicale : bienvenue dans l'ère du krautrock, cette kosmische musik typiquement teutonne qui vit des groupes comme Can, Kraftwerk, Tangerine Dream, Amon Düül, Faust, Popol Vuh, Neu!, Cluster, La Düsseldorf, etc., produire un free-rock à la fois cosmique et tellurique, réunion dans un même ascenseur de Sun Ra, des Stooges et des MC5. La génération post- Stockhausen ira plus loin que la plus reculée des planètes, et frappera plus fort que le punk. D'Amon Düül jouant tels des péquenauds sous acide à Tangerine Dream et son ambient si planante qu'en comparaison The Orb passerait pour un groupe de speed metal, en passant le violon spectral de Tony Conrad, les marteaux-piqueurs de Faust ou le Seven Up dopé de Timothy Leary dans les montagnes suisses, le krautrocker Julian Cope raconte à sa manière l'histoire de cette musique qui avale toute la misère du monde et où retentissent aussi, dans un proche lointain, le Velvet Underground, les Monks, John Peel et PIL, Hawkind, Joy Division, Iggy Pop, John Cale et Lou Reed, Funkadelik, Brian Eno... Avec en appendice un Top-50 tout en couleur des meilleurs disques de krautrock où sont décrites avec amour les fulgurances cosmiques d'un genre dont l'influence se prolongera bien au-delà des années 1980.

"Un livre extraordinaire...", NME
"Brillant...", Vox
"Une vraie érudition musicale... ", Rolling Stone
"Quel livre !", John Peel

Julian Cope. Ex-leader de Teardrop Explodes avec qui il signe trois albums. Part en solo en 1984. Parmi sa discographie : World Shut Your Mouth, Saint Julian, Autogeddon, Jehovahkill. Druidiste professionnel. Dirige le site Head Heritage. Egalement auteur de Memories of the Liverpool Punk-scene.

PARUTION JUIN 2008

Ce livre est co-édité avec les éditions Kargo

Traduit de l'anglais par Olivier Berthe

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