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Liste des Nouveautés (et des réimpressions) Février Abraham Aboulafia: L'Epître des sept voies (nouvelle édition) Mars Collectif (sous la direction de Yves Charles Zarka et Caroline Guibet Lafaye): Kant cosmopolitique Juda Ibn Malka : La consolation de l’expatrié spirituel précédé de Le Sefer Yesîrâh et ses commentaires par Georges Vajda. Edité par Paul Fenton Avril Hélène Bezençon: Berlin, mémoire pendant les travaux Collectif (sous la direction de Amedeo Bertolo): Juifs et anarchistes Mai Daniel Dennett: De Beaux rêves. Obstacles philosophiques à une science de la conscience Yona Friedman: Utopies réalisables (réimpression) Chris Marker : La jetée. Ciné-roman (Co-édition avec KARGO) Juin William Lhamon: Peaux blanches, masques noirs Titres reportés
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Abraham Aboulafia Sheva Netivot ha-Torah L’épître des sept voies est la première traduction française d’une œuvre d’Abraham Aboulafia, cabaliste juif du XIIIe siècle, qui élabora sa doctrine du «cabalisme prophétique» parallèlement au Zohar dont il était contemporain. Cette lettre, dans laquelle Aboulafia définit les sept voies de la connaissance, traite en premier lieu des rapports entre philosophie et cabale et apporte sur l’œuvre de Maïmonide un commentaire aussi riche qu’inattendu. Mais elle insiste également sur la spécificité de la langue hébraïque conçue comme langue qui globalise le réel et l’informe immédiatement. La philosophie, dès lors, ne serait qu’une propédeutique à la cabale, dont les savoirs ne sont accessibles qu’à un petit nombre d’individus. Parue pour la première fois dans cette même collection en 1985, l’Épître des sept voies est rééditée ici accompagnée du texte hébreu établi par Adolph Jellinek en 1854. |
PARU FÉVRIER 2008 Traduit de l’hébreu et annoté par Jean-Christophe Attias Précédé de «Le livre au coeur de l'être» par Shmuel Trigano Suivi d'une «Vie imaginaire d ’Abraham Aboulafia» parr Patricia Farazzi Edition du texte hébreu original par Adolph Jellinek Collection Philosophie imaginaire 978-2-84162-154-5 176 p. 14 € |
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Collectif sous la direction de Yves Charles Zarka et Caroline Guibet Lafaye La question cosmopolitique est restée en marge de l’intérêt qui a été porté à la pensée juridico-politique de Kant. En ce sens, le présent ouvrage vient combler une lacune dans l’exploration des ressources de l’œuvre. Mais l’intérêt philosophique de la question cosmopolitique dépasse très largement ce cadre. Elle atteste d’abord que la théorie politique de Kant ne se limite pas à une théorie de l’État. Il doit y avoir un en deçà et un au-delà de l’État, où la politique dépasse l’idée de peuple pour atteindre celle d’humanité. Le cosmopolitisme est cette théorie politique de l’humanité. En ce sens, Kant est l’antidote de Carl Schmitt, qui portait en lui la haine de l’idée cosmopolitique. Cet antagonisme théorique entre Schmitt et Kant, entre le poison et le remède, est largement attesté dans ce volume. Ce qui montre à quel point nous avons besoin aujourd’hui du cosmopolitisme de Kant, pour penser le passage de la guerre à la paix, la place de l’hôte étranger dans nos sociétés complexes et la nouvelle configuration d’un monde globalisé. Yves Charles Zarka est professeur de philosophie politique à l’Université Paris Descartes (Sorbonne). Il est l’auteur d’une douzaine de livres, traduit en plusieurs langues, au carrefour de l’histoire de la pensée politique et de la philosophie politique contemporaine. Ses livres ont ouvert des nouveaux accès à la compréhension de notre temps. Il est également directeur de la revue Cités et à ce titre à la tête d’un des courants majeurs de la pensée politique contemporaine. Caroline Guibet Lafaye est docteur de l’Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne et agrégée de philosophie. Elle est actuellement chargée de recherche à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique). Elle est spécialiste de Kant et de Hegel aussi bien sur le versant esthétique que sur celui de la morale et de la politique. |
PARU MARS 2008 ISBN 978-2-84162-1576 224 p. 22 € |
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Juda Ibn Malka/ Georges Vajda/ Paul Fenton Précédé de «Le Sefer Yesîrâh et ses commentaires» par Georges Vajda Unique par sa forme et énigmatique par son contenu, le Sefer yesîrâh le Livre de la création est considéré comme le premier essai spéculatif de la pensée hébraïque. Depuis sa rédaction à une date incertaine, mais qu’il est possible de situer entre le Ier et le IIIe siècle, il a fait l’objet d’un très grand nombre de commentaires linguistiques, cosmologiques ou kabbalistiques. Mais c’est à ses commentaires philosophiques, rédigés par Saadyâ Gâ’on, Isaac Israeli, Sabbataï Donnolo, Juda Ben Barzillay ou Juda Halévi, que s’est particulièrement intéressé Georges Vajda, un des grands maîtres de la science du judaïsme du XXe siècle. Son cours inédit, retrouvé dans ses archives, est présenté et publié ici par son disciple, Paul Fenton, professeur d’études hébraïques à la Sorbonne et spécialiste de la pensée judéo-arabe médiévale. Il est suivi d’une traduction intégrale de la recension courte du Sefer yesîrâh, et de la première traduction française du commentaire de Juda Ibn Malka, philosophe et kabbaliste judéo-arabe du XIIIe siècle, dont le système mêle spéculations mystiques et combinaisons astrologiques.
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PARU MARS 2008 Traduit et présenté par Paul Fenton ISBN 978-2-84162-159-0 196 p. 22 € |
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Lire une présentation du livre par Patricia Farazzi, sur le site de la librairie française de Berlin |
Hélène Bezençon Berlin, mémoire pendant les travaux pourrait avoir la forme d’un guide imaginaire de Berlin pour ceux qui voudraient s’y perdre. Il raconte l’errance méticuleuse d’une femme dans quelques rues de la ville au cours de l’été 2003. À sa mémoire incertaine d’événements rêvés ou vécus, se mêle la mémoire de la ville, bouleversée par les transformations continues des tracés de rues et des bâtiments depuis la chute du Mur en 1989, et dont la mosaïque des sols garde l’empreinte. Aux images de ce Berlin-là viennent se superposer des visions du Berlin de Moses Mendelssohn, à partir des traces infimes ou reconstituées de cette époque, ou du Berlin des années brunes, dont témoignent, dans la ville, les pavés de cuivre jaune portant les noms des déportés, plantés dans le sol devant leurs anciennes demeures. Hélène Bezençon est née en 1960 à Lausanne. Elle a publié aux Editions de l’Aire: Entre autres (1988), Fleurs de Peau (1989) et aux éditions Vents d’Ouest, Les Confessions d’une mangeuse de lune (1995) qui a obtenu le prix Canada-Suisse. En 2000, deux de ses pièces de théâtre (Pouce et Arrête de rêver, l’Etrangère) ont été jouées en Suisse et publiées par l’Age d’Homme. Une première version de ce roman été publiée par l’Association pour l’aide à la création littéraire en 2005 sous le titre Mémoire pendant les travaux. Elle vit et travaille à Berlin depuis 1993.
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PARUTION AVRIL 2008 ISBN: 978-2-84162-160-6 128 p. 12 euros |
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Daniel Dennett La conscience est un champ de bataille où s’affrontent les idées, en un tumulte sur lequel continuent de planer les ombres du Théâtre Cartésien. Les certitudes en apparence les plus fortes, ancrées dans des notions qui tendent à préserver l’esprit de tout modèle qui nous en délivrerait, continuent de dispenser un brouillard que Daniel Dennett s’efforce allègrement de dissiper en s’attaquant aux contresens ou aux pseudo-évidences dont la plupart des débats sont inutilement encombrés. On ne dispute cependant pas au rêveur les bénéfices illusoires de ses rêves; les plus beaux n’en offrent nulle garantie. Abandonnant le rêveur à ses rêves et le magicien à sa magie, Daniel Dennett poursuit ici, avec brio, une entreprise de clarification qui tourne le dos aux convictions les plus tenaces, en faisant appel à un modèle qui ne s’en laisse pas conter, celui de la «célébrité dans le cerveau». «Dans le cerveau, pas de Roi, pas de Contrôleur officiel des programmes de la télévision d’Etat», écrit-il. La démocratie, l’anarchie, y sont autrement plus actives et efficaces. La conscience n’est pas un «médium de représentation. ... Elle a bien plus d’affinités avec le monde de la célébrité qu’avec celui du médium télévisuel.» Daniel C. Dennett est professeur d’Université et directeur du centre des Etudes Cognitives à Tufts University. Ses travaux ont été largement traduits en français. Citons : La stratégie de l’interprête (Gallimard), Darwin est-il dangereux ? (Odile Jacob), La conscience expliquée (Odile Jacob, 1993). |
PARUTION MAI 2008 Traduit de l'anglais (USA) par Claude Pichevin ISBN 978-2-84162-162-0 224 p. 20 € env. |
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Hermann Broch «Chacun sait quelle folie s’est aujourd’hui emparée du monde, chacun sait qu’il participe lui-même à cette folie, comme victime active ou passive, chacun sait donc à quel formidable danger il se trouve exposé, mais personne n’est capable de localiser la menace, personne ne sait d’où elle s’apprête à fondre sur lui, personne n’est capable de la regarder vraiment en face, ni de s’en préserver efficacement. » Ainsi s’ouvre la Théorie de la folie des masses de Hermann Broch. Mais nul ne sait où elle commence, ni où elle finit, tant son élaboration fut problématique, au point qu’on peut se demander si le sujet n’a pas eu raison de l’œuvre, et si celle-ci ne se devait pas d’être retravaillée indéfiniment, comme est infinie cette folie des masses contre laquelle la raison vient buter sans parvenir à l’infléchir? |
PARUTION REPORTÉE AOUT 2008
Collection Philosophie imaginaire
Traduit de l'allemand par Pierre Rusch et Didier Renault ISBN 978-2-84162-163-7 720 pages env. 40 euros env. |
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Collectif sous la direction d’Amedeo Bertolo «Une étrange et magique rencontre...» C’est ainsi qu’Amedeo Bertolo définit dans son introduction la convergence entre la fin du XIXe et la moitié du XXe siècle de deux traditions que l’on aurait tendance à considérer comme étrangères l’une à l’autre. Mais il suffit d’évoquer les noms de Bernard Lazare, de Gustav Landauer, de Franz Kafka, de Gershom Scholem, d’Emma Goldman et de tant d’autres pour prendre conscience à la fois de la réalité complexe d’une telle rencontre, mais aussi de sa richesse, qui a influencé durablement à la fois le mouvement ouvrier international, les expériences communautaires en Argentine, aux Etats-Unis ou en Israël, mais également, en retour, le judaïsme moderne, ouvrant la voie à ce qu’il convient d’appeler sa version “laïque”. Ce volume, issu d’un colloque tenu à Venise en 2000, retrace l’histoire de cet “anarcho-judaïsme” ou “judéo-anarchisme”, de ses figures emblématiques et des débats qu’il a suscités, notamment lors de la création de l’État d’Israël, autour de la question du nationalisme.
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PARUTION AVRIL 2008 Collection: Bibliothèque des fondations Traductions de Patricia Farazzi, Marianne Enckell et Jean-Manuel Traimond ISBN 978-2-84162-161-3 224 p. env. 20 € env. Cet ouvrage a été publié originairement aux éditions Eleuthera à Milan à la suite d’un colloque qui eut lieu à Venise sur le thème Judaïsme et Anarchie. Nos remerciements vont au CIRA de Lausanne, pour l'aide apportée à la réalisation de cet ouvrage |
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Yona Friedman L’utopie sociale naît d’une insatisfaction collective. L’utopie sociale réalisable, c’est la réponse collective à cette insatisfaction. Comment répondre collectivement à une insatisfaction? Et dans quelles limites une collectivité doit-elle se maintenir pour satisfaire à son utopie réalisée? Telles sont les questions soulevées avec une clarté exemplaire et quelques dessins au trait par le livre de Yona Friedman, paru pour la première fois en 1974, et revu et augmenté pour cette nouvelle édition. Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : LArchitecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), LUnivers erratique (PUF, 1994). À l'éclat: L'architecture de survie (2003), Vous avez un chien (c'est lui qui vous a choisi) (2004). |
PARUTION MAI 2008 Première édition: 2000 isbn 2-84162-037-9 256 p. 14 euros Voir les autres titres de Yona Friedman aux éditions de l'éclat |
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Collectif sous la direction de Philippe Simay et Stéphane Füzessery |
PARUTION REPORTÉE AOUT 2008 Collection Philosophie imaginaire isbn 978-2-84162-164-4 224 p. 22 euros |
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Hélène Chatelain dans la Jetée |
Chris Marker Ainsi commence le ciné-roman de Chris Marker, apparu sur quelques écrans noir et blanc en 1962 (puis couronné du Prix Jean Vigo en 1963), et qui marqua durablement les rétines innocentes de quelques yeux ouverts, au point de devenir, 45 ans plus tard, un livre de papier et d'encre. Chris Marker est cinéaste et il aime les chats et la vodka au piment (mais surtout les chats...). On raconte que dans d'autres vies (ou la même) il a été d'autres choses, comme éditeur, écrivain, résistant... |
PARUTION (joli) MAI 2008
Ce livre est co-édité avec les éditions Kargo Isbn: 978-2-84162-165-1 256 p. 19 X 24 350 photos N&B 35 euros |
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William T. Lhamon Peaux blanches, masques noirs. Le blackface, de Jim Crow à Michael Jackson 820, marché Sainte-Catherine, New York : près du port, des «nègres» dansent pour gagner quelques anguilles. A l'origine monnaie d'échange, ces danses deviennent une marque culturelle pour le lumpenprolétariat bigarré fasciné par le charisme et la gestuelle des Noirs. Fin du vingtième siècle, de part et d'autre de l'Atlantique et sur MTV : Michael Jackson et M. C. Hammer se déhanchent avec des pas de danse et des gestes identiques aux danseurs d'anguilles. Pourquoi ces gestes ont-ils perduré? Quels processus d'identification ont-ils mis en œuvre? A qui appartiennent-ils? Aux Noirs qui les ont créés, ou aux Blancs qui, une fois grimés en noir (blackface), les ont copiés et assimilés? |
PARUTION JUIN 2008
Ce livre est co-édité avec les éditions Kargo Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sophie Renaut. Avec une préface de Jacques Rancière Réédition au format poche de Raising Cain. Représentations du blackface, de Jim Crow à Michael Jackson, paru aux éditions Kargo en 2004. |
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Julian Cope Krautrocksampler Petit guide d'initiation à la grande kosmische muzik A la fin des années 1960, l'Allemagne de l'Ouest se met à table pour plus d'une décennie de choucroute musicale : bienvenue dans l'ère du krautrock, cette kosmische musik typiquement teutonne qui vit des groupes comme Can, Kraftwerk, Tangerine Dream, Amon Düül, Faust, Popol Vuh, Neu!, Cluster, La Düsseldorf, etc., produire un free-rock à la fois cosmique et tellurique, réunion dans un même ascenseur de Sun Ra, des Stooges et des MC5. La génération post- Stockhausen ira plus loin que la plus reculée des planètes, et frappera plus fort que le punk. D'Amon Düül jouant tels des péquenauds sous acide à Tangerine Dream et son ambient si planante qu'en comparaison The Orb passerait pour un groupe de speed metal, en passant le violon spectral de Tony Conrad, les marteaux-piqueurs de Faust ou le Seven Up dopé de Timothy Leary dans les montagnes suisses, le krautrocker Julian Cope raconte à sa manière l'histoire de cette musique qui avale toute la misère du monde et où retentissent aussi, dans un proche lointain, le Velvet Underground, les Monks, John Peel et PIL, Hawkind, Joy Division, Iggy Pop, John Cale et Lou Reed, Funkadelik, Brian Eno... Avec en appendice un Top-50 tout en couleur des meilleurs disques de krautrock où sont décrites avec amour les fulgurances cosmiques d'un genre dont l'influence se prolongera bien au-delà des années 1980. |
PARUTION JUIN 2008
Ce livre est co-édité avec les éditions Kargo Traduit de l'anglais par Olivier Berthe |
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