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Nouveautés 2010


Patricia Farazzi «Réflexion 4»
Exposition du 14 septembre au 5 octobre 2010
Galerie Caractères, 17 rue de l'Arbalète, 75005 PARIS (
plus d'infos cliquer ici)

Liste des nouveautés

Septembre

Luigi Meneghello: Libera nos a malo

Donna Haraway: Manifeste des animaux de compagnie

Carlo Michelstaedter: La Persuasion et la rhétorique (coffret -remise en vente)

Octobre

Gershom Scholem-Walter Benjamin: Théologie et utopie. Correspondance 1933-1940

Controverses 15

Novembre

Leo Spitzer : L'Harmonie du monde. Histoire d'une idée

Giorgio Colli : Philosophes plus qu'humains

Cahiers du judaïsme 30 : La Terre

Jean-Michel Frodon: Le Cinéma d'Edward Yang

Décembre : Remise en vente de

Charles Bilas et Thomas Bilanges: Tunis, l'orient de la modernité


Rappel du premier semestre:

Ludwig Wittgenstein-Paul Engelmann : Lettres rencontres, souvenirs

Abraham Cohen de Herrera: Le Portail des cieux

Michael Löwy: Juifs hétérodoxes. Messianisme, romantisme, utopie

Susan McKinnon: La génétique néo-libérale. (Les mythes de la psychologie évolutionniste)

Manuela Carneiro da Cunha: Savoir traditionnel, droits intellectuels et dialectique de la culture

Charles Bilas et Thomas Bilanges: Tunis, l'orient de la modernité

Collectif sous la direction de Heidi Knorzer: Expériences croisées. Les Juifs en France et en Allemagne aux XIXe et XXe siècles

Collectif sous la direction de Shmuel Trigano: L’Universel et la politique des identités

Collectif sous la direction de Colette Zytnicki: Terre d’exil, terre d’asile. Migrations juives en France aux XIXe et XXe siècles

Controverses n°13: Gaza: analyse du rapport Goldstone

Controverses n°14: Nouveau malaise dans la civilisation. Ecologie et Idéologie

Les Cahiers du judaïsme n° 28: Interdits et exclusions

Les Cahiers du judaïsme n° 29: Misères, philantropie, luttes sociales


Luigi Meneghello
Libera nos a malo

Libera nos a malo (« Délivrez-nous du mal») (1963) est le roman du pays de Malo (Vénétie), des années 1920 jusqu’à l’après-guerre. Mosaïque de récits drolatiques d’une enfance italienne sous le fascisme, bribes de fictions et d’épopées autobiographiques, digressions philologiques et burlesques sur la religion, les courses de bicyclettes, l’amitié, les petites amoureuses ou la mort, le livre nous révèle une Italie disparue dont le héros est la langue. Cette langue minuscule de Malo, dont l’extraordinaire richesse vient télescoper l’italien officiel des instances de pouvoir et dire l’universalité des récits de l’enfance et du souvenir.

Luigi Meneghello est une figure à part dans la littérature italienne. Tellement à part que son oeuvre n’a fait l’objet que de rares traductions, alors qu’elle est désormais considérée en Italie comme ‘classique’, à l’égal de celle d’un Pavese, d’un Gadda ou d’un Fenoglio. Né à Malo dans la province de Vicence en 1922, Meneghello a émigré en Angleterre à partir de 1948, où il a enseigné la littérature italienne à l’Université de Reading jusqu’en 1980. Puis il a partagé son temps entre sa région natale et la Grande-Bretagne, jusqu’à sa disparition en juin 2007. Son deuxième livre, Les petits maîtres (1964 ; tr. fr. Calmann-Lévy, 1965), a été porté à l’écran par Daniele Luchetti en 1997.

SEPTEMBRE 2010

Collection «Paraboles»

Traduit de l'italien par Christophe Mileschi

Traduit avec le concours du Centre National du Livre

Lire des extraits

ISBN 978-2-84162-215-3

320 p.

24 euros


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Carlo Michelstaedter
Vol. 1
La persuasion et la rhétorique

La persuasion et la rhétorique est, on ne craint pas de l'affirmer, un cas unique dans l'histoire de la philosophie. Carlo Michelstaedter (1887-1910) l'écrivit à 23 ans et se donna la mort le lendemain même de l'achèvement de ce qui devait être sa maîtrise de philosophie.
«Moi, je sais que je parle parce que je parle, mais que je ne persuaderai personne.» C'est ainsi que Michelstaedter s'adresse à ses professeurs dans la préface de ce 'travail universitaire' inconvenant, qui se proposait d'étudier les concepts de persuasion et de rhétorique chez Platon et Aristote. Il échappe ainsi a tout exposé systématique pour suggérer une «version du monde», et nous offre une oeuvre absolument inclassable. Persuasion impossible du fait que la vérité pèse infiniment et que ce poids la rend dé-pendante. Rhétorique qui occulte, à travers un appareil de mots, de gestes, d'institutions, cette impossibilité d'atteindre la persuasion. Entre Platon et Aristote, la philosophie n'offrait pas d'autre alternative au jeune Michelstaedter que celle d'un revolver qui le figeait dans un instant éternellement présent, — celui d'une oeuvre brillante, brûlante même, et que l'Italie consacre comme l'une de ses plus extraordinaires réalisations.

« Chacun d’entre nous, lecteur par profession ou par amour, connaît quelques volumes dont il n’est pas sorti indemne. Ils marquent obscurément les fibres, au point que la voix sonne faux quand on veut en parler de manière seulement docte. Ces livres-là, qu’on est sûr de n’oublier jamais, nous les comptons sur les doigts d’une main, rarement deux. Pour ma part, je n’hésiterai pas à y mettre désormais, La persuasion et la rhétorique. » R.-P. Droit (Le Monde).


Vol. 2 Appendices critiques
à «La persuasion et la rhétorique»

« L’homme, dans la nuit, allume une lumière pour lui-même.» – L’homme dans la nuit de la rhétorique, allume en lui – en son oeil – une lumière dont il sait qu’elle le consumera. Cette lumière, en tant qu’elle éclaire, est un don. Les Appendices critiques sont ce don de lumière qui consume celui qui en est proche et éclaire celui qui se tient à l’écart. Mais peut-on éternellement se tenir à l’écart de la lumière qui consume et se consume ? Peut-on éternellement voir et dire que l’on a rien vu?
« Guerre aux mots avec les mots ». Ainsi s’ouvrent ces pages qui complètent et approfondissent La persuasion et la rhétorique de Carlo Michelstaedter. Guerre aux mots, mais guerre aussi aux manipulateurs de mots. Et, à ce titre, elles se peuvent définir un « combat implacable contre le Stagirite», prince de la rhétorique, véritable initiateur de la rhétorique dans la vie, dispensateur éclairé d’un savoir coupé de la vie. « La langue n’existe pas – écrit Michelstaedter –, tu dois la créer : tu dois créer son mode, tu dois créer chaque chose pour que la vie soit tienne ». Telle est la voie de la persuasion sur laquelle s’aventure Michelstaedter. Et nous, lecteurs, nous l’empruntons à notre tour, bien conscients du fait qu’elle fut tracée jusqu’à son extrême limite. De plus, son terme qui n’était alors qu’une forme imprécise – notre monde ou plutôt le monde auquel nous appartenons – est là désormais sous nos yeux et, « d’une certaine manière », nous y sommes préparés.

SEPTEMBRE 2010

Remise en vente à l'occasion du centenaire de la mort de Michelstaedter

CONSULTER LA PAGE AUTEUR

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’italien par Marilène Raiola (vol. I) Tatiana Cescutti (vol.II)

ISBN 2-84162-030-1

2 volumes sous coffret 256 p.et 304 p.

31 euros


Donna Haraway
Manifeste des espèces de compagnie
Chiens, humains et autres genres significatifs

Donna Haraway explore avec le Manifeste des espèces de compagnie la forme pamphlétaire qui sied si bien à son style à la fois ironique et férocement politique. Un texte court, bien mené, lisible, et qui devrait intéresser tous ceux qui possèdent un animal de compagnie. Pour la philosophe des sciences ayant consacré ses travaux aux questions politiques, épistémologiques et éthiques qui émergent de l’implosion du partage moderne entre nature et culture, « les espèces de compagnie rassemblent sous des formes inattendues humain et non-humain, organique et technologique, carbone et silicium, autonomie et structure, histoire et mythe, riches et pauvres, état et sujet, diversité et disparition, modernité et postmodernité, nature et culture ». Haraway, en cynophile avouée, concentre ici ses efforts sur les relations de co-évolution, de cohabitation et de partenariat qui se sont tissées entre les chiens et les humains à travers un ensemble de pratiques historiquement et culturellement situées, allant des premiers contacts de l’homo sapiens avec ce « loup civilisé » voici plusieurs milliers d’années, jusqu’aux compétitions de sports canins.

Donna Haraway enseigne au département d'Histoire de la conscience de l'université de Santa Cruz. Elle est notamment l'auteure du célèbre Manifeste cyborg.

SEPTEMBRE 2010

Collection «TERRA COGNITA»

Traduit de l’anglais (USA) par Jérôme Hansen

ISBN 978-2-84162-217-7

112 p.

10 euros


Walter Benjamin - Gershom Scholem
Théologie et utopie
Correspondance 1932-1940

La correspondance entre Walter Benjamin et Gershom Scholem témoigne de ces amitiés que Nietzsche avait défini comme ‘amitiés stellaires’, par-delà les divergences et par-delà l’éloignement.
Notre édition correspond à celle publiée par Scholem lui-même en 1980 chez l’éditeur Suhrkamp. Elle comprend toutes les lettres échangées entre 1933 et 1940 que Scholem avait pu rassembler après la découverte d’archives, miraculeusement sauvées de la destruction et qui avaient voyagé de Paris à Moscou, puis avaient été remises aux Archives centrales de Postdam en RDA en 1960. Les deux amis se connaissent depuis près de 20 ans et Scholem vit à Jérusalem depuis dix ans. Ils abordent ainsi à la fois des questions d’actualité politique (sionisme, montée du nazisme) et des questions philosophiques et littéraires, suivant le fil de leurs travaux respectifs. Juifs hétérodoxes, chacun à sa manière, Scholem et Benjamin rendent compte de l’entrelacs entre théologie et utopie, mystique et révolution, et témoignent de « deux expériences de l’exil », que ni la terre d’Israël pour l’un, ni les fréquentations marxistes pour l’autre, ne parviennent à apaiser. Correspondance exemplaire, elle permet de mieux comprendre et connaître l’oeuvre de Walter Benjamin, qu’on ne cesse de re-découvrir, et confirme le statut pleinement philosophique et politique de Scholem, par-delà son activité d’historien de la mystique juive.

Le volume est suivi d’une postface inédite de Stéphane Mosès (1936-2007), qui fut un ami proche de Gershom Scholem à Jérusalem de 1969 à 1982, et un spécialiste de l’œuvre de Walter Benjamin qu’il a contribué à mieux faire connaître.

 A signaler : Gershom Scholem : Le prix d’Israël (éclat 2003) ; Gershom Scholem-Leo Strauss, Cabale et philosophie (éclat, 2006) ; David Biale, Gershom Scholem. Cabale et contre-histoire (éclat, 2001); Philippe Simay, Capitales de la modernité. Benjamin et la ville (éclat, 2006).

OCTOBRE 2010

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’allemand par Didier Renault et Pierre Rusch

Lire la Préface de Gershom Scholem

Postface de Stéphane Mosès

Traduit avec le concours du Centre National du Livre

Edition établie par Gershom Scholem

ISBN 978-2-84162-216-0

320 p.

25 euros


Controverses 15
1. La Corruption politique des ONG des droits de l'Homme

2."Raison garder": un tournant dans l'opinion


Leo Spitzer
L'Harmonie du monde
Histoire d'une idée

Dans L’Harmonie du monde, Leo Spitzer se propose d’étudier sur la longue durée – de l’Antiquité au XVIIIème siècle – et dans une même aire culturelle – l’Europe antique et chrétienne – les variations de sens d’un ensemble de mots, mis en réseaux, se rapportant au concept d’harmonie du monde tel qu’il avait été élaboré, originellement, par Platon et Pythagore – et qui présentait le monde comme ordonné mathématiquement selon un modèle fourni par la musique.
Cette enquête de philologie et de littérature comparée – qui s’élargit aussi à la psychologie – écrite dans la pluralité de langues, anciennes et modernes, que maîtrisait son auteur, retrace, de manière fascinante, l’extension et la dissémination de ce concept et du lexique qui lui est associé et rend compte de la formation de l’unité de l’esprit européen et de sa dislocation – une réalité tangible, redoublée par le fracas de la guerre, dont Leo Spitzer, au moment même où il écrivait, ne pouvait plus être, en exilé d’un continent aux parapets anciens et aux charniers futurs, que le témoin, distant et infiniment désolé.

Leo Spitzer (1887-1960), pur produit de la Vienne moderniste et cosmopolite de l’empire des Habsbourg, est, aux côtés de Karl Vossler, d’Ernst Robert Curtius, d’Erich Auerbach, ou encore de Werner Krauss, une des grandes figures de l’étude des langues et littératures européennes. Il fut professeur de philologie romane aux universités de Marbourg (de 1925 à 1930) puis de Cologne (de 1930 à 1933). Juif, destitué de son enseignement par les nazis, il fut contraint à l’exil dès 1933. Répondant à une invitation du gouvernement de Mustapha Kemal, il devint alors professeur de philologie romane à l’université d’Istanbul, qu’il quitta en 1936 pour s’installer aux Etats-Unis où, à l’université Johns Hopkins de Baltimore, il devait élargir son enseignement à la littérature comparée. Il est l’auteur de livres très originaux dont un seul est traduit en français Etudes de style (Gallimard, 1970), préfacé par Jean Starobinski.

NOVEMBRE 2010

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’anglais par Ludovic Bourniche

Traduit avec le concours du Centre National du Livre

ISBN 978-2-84162-183-5

320 p.

28 euros


Giorgio Colli
Philosophes plus qu’humains
précédé de
Philologie pas morte

Ce volume propose deux écrits de jeunesse de Giorgio Colli, destinés originellement à être intégrés à un projet de livre dont le plan avait été établi en 1940, mais qui ne sera jamais mené à terme. Pourtant, dans ces deux textes d’un jeune homme de 23 ans s’affirme déjà toute la thématique à venir de l’œuvre de Colli – Nietzsche, les Grecs – et se dessine un « programme de vie pour la connaissance », celui-là même qui fut réalisé par Colli dans les années à venir et jusqu’à la fin de sa vie trop brève : jeter les bases d’une approche nouvelle de la grécité, à travers les prismes successifs de Nietzsche et de Schopenhauer, en vue d’une réhabilitation du mysticisme comme réalisation cognitive ultime.

Entre le jeune homme de 1940, qui ne craint pas d’inscrire déjà Nietzsche au panthéon de ses « maîtres » quand il est encore aux mains d’un régime honni, ou de désigner la part mystique de la connaissance quand la rationalité domine la pensée occidentale, et le professeur de l’université de Pise qui exhorte ses élèves à vivre la philosophie avant que de l’étudier, un seul instant s’est écoulé. Instant rempli des figures tutélaires des premiers Grecs, mais aussi et surtout de celle, tourmentée et familière, du Platon de Socrate, frère dans la douleur de ne pas pouvoir dire la vérité.

NOVEMBRE 2010

Collection «Polemos»

Traduit de l’italien par Patricia Farazzi

Edition établie par Enrico Colli

Postface de Sandro Barbera

Lire la préface de l'éditeur

CONSULTER LA PAGE AUTEUR

ISBN 978-2-84162-221-4

288 p.

22 euros


Les Cahiers du judaïsme n° 30
La Terre

Ce numéro 30 des Cahiers du judaïsme est  consacré à une dimension essentielle de l'histoire juive, la terre. La terre rêvée de Palestine, la terre chantée par les grands textes de la tradition, la terre longtemps interdite aux Juifs en Diaspora, la terre qui leur est refusée par l'antisémitisme, de Drumont à Vichy, la terre reconquise à travers tant d'exemples divers : de la Géorgie à l'Argentine et ses gauchos en passant les kolkhozes de Crimée, l'Alsace, la campagne limousine et l'Algérie ou les colonies agricoles créées dans les Grandes plaines des États-Unis, on ne compte plus les cas historiques de retour à la terre, à ses métiers et ses labeurs magnifiés aussi par les kibboutzim israéliens. La terre sainte travaillée par les Sabras  justifie la légitimité de l'État d'Israël et témoigne aussi de sa normalité. Reste que cette terre demeure aussi l'enjeu tragique que se disputent souvent Juifs et Arabes israéliens. 

Sommaire
La réserve biblique de Galilée (Sylvie Friedmann)
Sur l’interdiction faite aux Juifs de posséder et cultiver la terre
Tu BiShvat et le sabbatianisme (Boaz Huss)
Les fermiers juifs, marchands de bestiaux et de grains en Alsace (Freddy Raphaël)
La terre dans la vie et l’imaginaire des Juifs d’Algérie (Serge Lalou)
Des cultivateurs juifs en Géorgie (Charles Urjewicz)
Les kolkhozes juifs en Crimée (Jonathan Dekel-Chen)
Les ‘gauchos juifs’ d’Argentine (Alan Astro)
Présentation du texte relatif à la « révolte de la terre » contre Léon Blum (Pierre Birnbaum)
Une Harshara en Corrèze : la ferme-école de Jugeals-Nazareth, 1933-1935 (Anne Grynberg)
Georg Meyer, un fermier juif dans le Tarn-et-Garonne (Alexandre Doulut & Sandrine Labeau)
Itinéraire de deux ouvriers agricoles juifs dans la France de Vichy (Charles Baron + Anne Grynberg)
Les débuts de Mikveh Israel (Ariel Danan)
Les débuts d’une plouga en 1928 (présentation et traduction par Rosie Pinhas-Delpuech)
Commentaire d’arrêts de la Cour suprême sur les confiscations de terres et les arrachages d’arbres (Claude Klein)

NOVEMBRE 2010

Les Cahiers du judaïsme sont une publication de l’Alliance Israélite Universelle

ISBN 978-2-84162-220-7

144 p.

18 euros


Jean-Michel Frodon
Le cinéma d'Edward Yang

Edward Yang, réalisateur taïwanais (1947-2007), est l’une des principales figures du surgissement du cinéma chinois à la fin du XXe siècle. Il est aussi un des deux chefs de file de la « Nouvelle Vague » taïwanaise. Auteur d’œuvres magnifiques, notamment A Brighter Summer Day, il n’aura toutefois connu une large reconnaissance critique et publique en Occident qu’avec ce qui devait être son dernier film, Yiyi (2000, prix de la mise en scène à Cannes).

Aucun ouvrage de référence n’existe à ce jour sur Edward Yang. De nombreux cinéastes et responsables d’institutions cinéphiles sont mobilisés pour qu’il bénéficie enfin de la mise à disposition de son œuvre, et que l’importance de celle-ci soit reconnue comme elle le mérite. C’est dans ce contexte qu’est programmée une intégrale de ses films à la Cinémathèque française, qui ouvrira 8 décembre 2010.

L’ouvrage comprendra un essai sur la vie et l’œuvre d’Edward Yang, une présentation de chacun de ses films. et des textes d'Edward Yang lui-même et de plusieurs cinéastes qui ont souhaité lui rendre hommage. Le volume comportera en outre un grand nombre de documents iconographiques (photos de films, photos personnelles et professionnelles d’Edward Yang, reproduction d’archives de travail, mais aussi dessins, E. Yang étant également dessinateur, et très inspiré par certains aspects de l’esthétique manga).

Jean-Michel Frodon. Journaliste et critique de cinéma au Point, puis au Monde jusqu’en 2009. Il a été directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma. Il est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés  au cinéma et notamment aux à Hou Hsiao-hsien, Woody Allen, Gilles Deleuze ou Amos Gitaï…

NOVEMBRE 2010

ISBN 978-2-84162-222-1

300 p.

30 euros


RAPPEL DU PREMIER SEMESTRE 2010

Ludwig Wittgenstein - Paul Engelmann
Lettres, rencontres, souvenirs

Cet ouvrage regroupe pour la première fois ce qui a été retrouvé de la correspondance échangée de 1916 à 1937 entre Paul Engelmann (de même que quelques proches) et Ludwig Wittgenstein. Ces lettres permettent de mieux comprendre la participation de Wittgenstein à la Première Guerre mondiale, de suivre la genèse du Tractatus logico-philosophicus et de saisir les transformations de la pensée de Wittgenstein au cours de ces années difficiles, qui ont vu l’effondrement de l’Empire austro-hongrois.
L’ouvrage contient aussi une version considérablement augmentée du “Mémoire” qu’Engelmann a consacré à Wittgenstein et qui a été publié en anglais en 1967. S’y ajoutent des textes d’Ilse Somavilla, Josef Schächter et Brian McGuinness, tous trois spécialistes de l’oeuvre de Wittgenstein. Il s’agit d’une édition critique, pourvue d’un très copieux apparat de notes et de commentaires.

Ludwig Wittgenstein est l’un des philosophes les plus importants du XXe siècle. Paul Engelman, architecte et ami de Wittgenstein, conseilla ce dernier dans ses « expériences » architecturales. Elève d’Adolf Loos, Engelman quittera l’Autriche en 1934 pour s’installer en Palestine, où il put poursuivre son travail architectural.

PARU JANVIER 2010

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’allemand par François Latraverse

ISBN 978-2-84162-183-5

256 p.

28 euros


Manuela Carneiro da Cunha.Voir www.ispn.org.br

Manuela Carneiro da Cunha est une anthropologue brésilienne, actuellement professeur d'anthropologie à l'Université de Chicago. Elle est l'auteur de nombreux ouvrage, dont une encyclopédie de la forêt amazonienne que Lévi-Strauss a qualifié d'"ouvrage fascinant". Elle est avec Eduardo Viveiros de Castro l'une des représentantes de la florissante école d'anthropologie brésilienne.

Manuela Carneiro da Cunha
Savoir traditionnel et droits intellectuels

«Le vieil homme au corps imposant se leva. D’un air furieux, et regardant toute l’assistance de haut, il prit la parole et dit d’une voix indignée dans un portugais approximatif: “Est-ce que quelqu’un ici peut dire que le honi est la cultura [culture]? Moi je dis que non! Le honi n’est pas la cultura!”» L’énervement du vieux chef Yawanawa à propos de cette boisson hallucinogène qu’est le honi eut lieu en 2005, lors d’un colloque réunissant plusieurs groupes ethniques amazoniens et dont l’objectif était de fixer le cadre juridique entourant les revendications des droits intellectuels sur les savoirs traditionnels, et sur la manière d’envisager les éventuels avantages dérivés de ces savoirs. Depuis la Convention sur la diversité biologique de 1992, qui s’interrogeait sur la régulation et l’accès aux ressources génétiques, les travaux se sont multipliés sur la nature des savoirs («traditionnels» comme «scientifiques»), leur statut, leur production et leur circulation – avec en toile de fond, pour les anthropologues, ces questions: le honi, par exemple, fait-il partie de la culture, ou bien de la nature? La définition occidentale de la notion de «culture» ne serait-elle pas en contradiction avec la manière dont certains peuples considèrent leurs propres régimes de savoir? Jusqu’à quel point le savoir traditionnel peut-il être brevetable, et par qui? À l’aide de nombreux cas concrets, et en analysant les décisions prises par l’ONU, l’UNESCO ou l’UNCED, Manuela Carneiro da Cunha retrace quinze ans de débats sur ces épineuses questions dont l’actualité – écologique comme politique – montre qu’elles n’ont pas toutes – loin s’en faut – trouvé de réponses satisfaisantes.

PARU JANVIER 2010

Nouvelle collection: Terra Cognita

Traduit de l’anglais (USA) par Sophie Renaut

ISBN: 978-2-84162-198-9

104 pages

Prix 10 euros


Susan McKinnon est professeur au département d'anthropologie de l'Université de Virginie.

Susan McKinnon
La génétique néo-libérale
Les mythes de la psychologie évolutionniste

À l’heure où les idées politiques sur les «valeurs familiales» divisent l’opinion, les psychologues évolutionnistes affirment être les seuls à pouvoir donner une juste interprétation à ces valeurs. À une époque où les idées sur le sexe et le genre connaissent une évolution sans précédent et sont profondément contestées, les psychologues évolutionnistes racontent comment la différence entre les genres sexuels s’est fixée une fois pour toutes dans l’histoire de l’évolution humaine et génétique. Alors que les principes en vertu desquels les êtres humains souhaitent organiser la société nous sont devenus accessibles, la psychologie évolutionniste réduit les relations humaines à un réflexe d’auto-maximisation des gènes régi par la sélection naturelle. À l’heure où l’économie néolibérale anglo-saxonne asseoit son empire, tout en étant profondément critiquée, les psychologues évolutionnistes nous servent une théorie de l’évolution offrant une explication naturelle aux valeurs néolibérales (notamment en ce qui concerne le clonage). Bref, au moment où l’urgence de comprendre toutes les nuances de la complexité et de la variété de la vie sociale se fait profondément ressentir, la psychologie évolutionniste témoigne, par les mythes et les fables morales qu’elle propage, d’une approche extrêmement réductrice. Comme le démontre brillamment Susan McKinnon, ce récit détruit non seulement toutes les preuves qui témoignent de la créativité humaine et de la diversité culturelle dans le monde, mais il restreint considérablement notre champ d’investigation.

PARU JANVIER 2010

Nouvelle collection: Terra Cognita

Traduit de l’anglais (USA) par Sophie Renaut

ISBN: 978-2-84162-199-6

160 pages

Prix 12 euros


Traduit et publié avec le concours du Centre National du Livre

Abraham Cohen de Herrera
Le Portail des cieux

Le Portail des cieux de Rabbi Abraham Cohen de Herrera (1570-1635), traduit pour la première fois en français sur la base du manuscrit espagnol, est une œuvre charnière à plus d’un titre. C’est un des derniers ouvrages de kabbale écrit en espagnol par un kabbaliste séfarade d’Amsterdam à l’orée de la modernité. Destiné à guider les membres de la nación séfarade revenus au judaïsme et désireux de pénétrer la kabbale hébraïque, il eut toutefois une extraordinaire diffusion à la fois dans les milieux chrétiens – qui, depuis Pic de la Mirandole, s’intéressaient à la kabbale juive – et philosophiques, puisqu’on a prétendu que le panthéisme de Spinoza était directement inspiré du Portail des cieux, que l’auteur de l’Ethique avait pu lire dans sa version hébraïque alors qu’il fréquentait la communauté juive d’Amsterdam. D’ailleurs, toute l’œuvre de Herrera tend sinon à concilier du moins à «penser ensemble» kabbale et philosophie, même si on a pu écrire que «Herrera était sans doute un philosophe trop authentique pour croire à la possibilité de fusion entre les deux ‘royaumes’, et trop authentiquement un kabbaliste pour l’appeler de ses vœux». Il n’empêche que Le Portail des cieux est sans doute l’entreprise la plus monumentale et la plus systématique de contact entre philosophie et kabbale juive, une véritable «critique de la raison kabbalistique». Cité par Hegel ou par D’Alembert dans son article «Kabbale» pour l’Encyclopédie, Abraham de Herrera fait partie de ces auteurs charnières entre deux mondes, qui, faute d’atmosphère adéquate, tombent dans l’oubli, puis resurgissent comme des comètes.

PARU FEVRIER 2010

traduit de l’espagnol, présenté et annoté par Michel Attali

Collection «Philosophie imaginaire»

ISBN 978-2-84162-

704 p.

40 €


PUBLIE AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL DU LIVRE

Charles Bilas (Texte) - Thomas Bilanges (Photos)
Tunis, l’orient de la modernité

Conçue à la fin du XIXe siècle autour de la médina, la ville européenne de Tunis est un des plus beaux exemples de cette fusion des styles architecturaux, qui témoigne de cette «harmonie des contraires» typiquement méditerranéenne où les styles occidentaux et orientaux se mêlent et dessinent les contours d’une civilisation cosmopolite, telle qu’elle a pu fleurir entre la fin du XIXe et la moitié du XXe siècle.
Ce livre, richement illustré, retrace l’histoire de cette aventure architecturale qui va de l’Éclectisme au Style international, en passant par l’Art déco, et invite à découvrir une capitale méditerranéenne au cœur d’un orient moderne.

PARU MARS 2010

format 24 x 29

ISBN: 978-2-84162-206-1

320 p. 250 photos

60 €


Les Cahiers du judaïsme n° 28
Interdits et exclusions

Comme dans toutes les cultures, il existe dans le judaïsme des pratiques, des idées et des textes qui marquent des limites, des exclusions qui instaurent des partages entre le licite et l’illicite, le pur et l’impur, le normatif et le déviant. Notre dossier explore l’espace de la transgression et il tente de définir où se situe la frontière qui sépare le permis de l’interdit.
La norme et l’écart se réfèrent moins à un rejet radical, délibéré, de la Loi et des règles, qu’à une oscillation entre, d’un côté, la conformité sociale, le respect des commandements divins, les normes légales et, de l’autre, des pratiques jugées déviantes, des courants religieux dissidents, des interprétations plurielles, contradictoires de la Loi. À toutes les époques de l’histoire juive ont  coexisté un système intangible de règles exprimant la volonté divine, d’axiomes de vie fondamentaux et de conventions légales établies par la Halakha, tout comme la possibilité de leur questionnement infini, voire de leur renversement, de leur transgression et de leur dépassement. De cette tension dynamique naissent une créativité, une inventivité et une positivité gages de vie et de survie.

Lire le sommaire et l'éditorial du numéro 28

PARU MARS 2010

Les Cahiers du judaïsme sont une publication de l’Alliance Israélite Universelle

ISBN 978-2-84162-203-0

144 p.

18 euros


Controverses n°13
Gaza. Une critique du rapport Goldstone

Le rapport Goldstone, mandaté par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait pour mission « d’établir les faits » de l’opération « Plomb Fondu » menée par Israël à Gaza du 27 décembre au 18 janvier 2009. Ses graves conclusions – qui portent contre l’État d’Israël l’accusation de « crimes contre l’humanité » et de « crimes de guerre » – ne sont pas fondées sur une enquête conforme à une déontologie juridique rigoureuse, ni sur une neutralité idéologique sans défaillance. C’est ce que soulignent et analysent les quatre contributions du dossier de ce numéro 13.

Lire l'éditorial du n°13

Voir le sommaire du n° 13

PARU MARS 2009

Voir la page consacrée à la revue

ISBN: 978-2-84162-207-8

320 p.

25 euros

Visitez le site de la revue


Michael Löwy
Juifs hétérodoxes
Messianisme, romantisme, utopie

A travers les figures de Hannah Arendt, Victor Basch, Walter Benjamin, Bernard-Lazare, Ernst Bloch, Martin Buber, Gustav Landauer, Georg Lukács, Gershom Scholem et Manès Sperber, Michaël Löwy dresse le portrait d'une génération de juifs hétérodoxes qui ont marqué durablement la pensée du XXe siècle,  entre messianisme et romantisme, utopie et révolution, espoir et catastrophe.

Michaël Löwy (EHESS) est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à Walter Benjamin, Ernst Bloch, Franz Kafka. Son livre « classique » Rédemption et utopie, paru en 1988 aux PUF, vient d’être réédité aux Editions du Sandre.

PARU AVRIL 2010

Collection «Philosophie imaginaire»

ISBN 978-2-84162-206-1

224 p.

22 €


Heidi Knörzer (collectif sous la direction de)
Expériences croisées
Juifs de France et d’Allemagne aux XIXe et XXe siècles

Entre la fin du XVIIIe et le milieu du XXe siècle, les judaïsmes de France et d’Allemagne prendront des formes nouvelles qui auraient pu augurer d’une inscription durable dans les sociétés d’accueil. “Franco-judaïsme“ et “judaïsme allemand“ témoignent, chacun à leur manière, d’une volonté d’émancipation et d’intégration que balayera la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale. A travers l’analyse de phénomènes comme l’émigration ou l’antisémitisme, du rôle de la presse juive ou de rituels tels que le mariage, ce volume, élaboré par de jeunes chercheurs doctorants français, allemands, anglais et américains, propose une histoire comparée de ces communautés pour définir les grandes lignes de ce qui aurait pu se constituer comme un judaïsme européen.

Sommaire

Silvia Richter : Le discours sur l’émancipation des juifs en Prusse et en France au XVIIIe siècle
Jens Neumann: Un agenda commun ? Les conceptions de l’identité juive dans le Allgemeine Zeitung des Judenthums et les Archives Israélites de France (1840-1881)
Heidi Knörzer : Ludwig Philippson, Gustav Karpeles, Isidore Cahen et Hippolyte Prague - quatre journalistes juifs face à l’antisémitisme en France et en Allemagne (1870-1900)
Mathias Seiter : Entre les nations – historiographie juive en Alsace- Lorraine et en Posnanie
Tobias Metzler : De Paris à Berlin via Londres: réflexions sur les transferts culturels entre les expositions juives à la fin du XIXe siècle
Sarah E. Wobick : Amour et mariage à Paris et à Berlin (1890-1910)
Laurence Duchaine  : Pour une « histoire intégrée » des juifs à Berlin du temps des deux Allemagnes

PARU AVRIL 2010

Collection «Bibliothèque des fondations»

ISBN 978-2-84162-208-5

224 p.

22 euros


Shmuel Trigano (collectif sous la direction de)
L’Universel et la politique des identités

Que devient, à l’âge de la mondialisation, le concept d’universel confronté à la politique des identités? A-t-il encore quelque validité? Comment se concilie-t-il avec la domination croissante du particulier? Peut-il influer durablement sur une nouvelle conception de la République?

Conférence inaugurale du Collège des Études juives à l’occasion du 150e anniversaire de l’Alliance Israélite Universelle.

Sommaire

Ady Steg: L’Universel et l’Alliance israélite. Marcel Gauchet : Les enjeux de la reconnaissance. Dominique Schnapper : Peut-on encore être universaliste? Shmuel Trigano : L’Universel entre république et nation. Alain Renaut : Un humanisme de la diversité est-il possible? Blandine Kriegel : Peut-on concilier l’universel et le particulier ? Chantal Delsol : L’Universel et la marque de l’enracinement. Raphaël Draï : Le proche et le lointain.

MAI 2010

ISBN: 978-2-84162-209-2

128 pages

Prix 12 euros


Colette Zytnicki (collectif sous la direction de)
Terre d’exil, terre d’asile
Migrations juives en France aux XIXe et XXe siècle

Au cours des deux derniers siècles, la France a eu vocation à être une terre d’accueil pour les différentes vagues d’immigration des populations contraintes à l’exil économique ou politique. Les vagues successives de l’immigration juive entre le XVIIIe et le XXe siècle ont permis que se constitue ce qui est aujourd’hui la plus importante communauté d’Europe. Ce volume retrace l’histoire de cette immigration, dont on a tendance quelquefois à oublier les conditions difficiles, mais également du rôle que purent jouer les institutions juives quant à l’accueil et l’intégration de ces populations, à une époque de laïcisation de la société. Il regroupe les contributions d’un colloque organisé à Paris fin 2009, à l’occasion du bicentenaire de la Casip-Cojasor, fondation caritative juive créée en 1809.

Sommaire
Nancy L. Green : Entr’aide sociale et histoire des migrations
Colette Zytnicki : Introduction
Céline Leglaive-Perani : Le comité de Bienfaisance israélite de Paris
Johanna Linsler : Les réfugiés juifs en provenance du Reich allemand en France dans les années 1930
Jean Laloum : L’assistance sociale auprès des populations juives parisiennes au temps de l’Occupation
Laure Fourtage : Accueillir les déportés juifs en France dans l’immédiat après-guerre
Laura Hobson-Faure : Penser l’accueil des immigrés juifs : L’American Joint Distribution Committee et les œuvres sociales juives françaises après la Shoah
Mônica Raisa-Schpun : L’Immigration juive dans la France de l’Après-guerre, 1945-1950
Alexandre de Aranjo : L’Accueil des Réfugiés d’Egypte en France et leur réinstallation en Région Parisienne, 1956-1960
Jacques Taieb : Immigrés d’Afrique du Nord: combien? quand? pourquoi?
Colette Zytnicki : À immigration d’un nouveau type, réponses nouvelles. Les organisations communautaires et l’exode des Juifs d’Afrique du Nord
Martin Messika : L’accueil des juifs marocains en France
Benjamin Stora : L’arrivée des Juifs d’Algérie en France: réflexions et témoignage
Annie Benveniste : Processus d’intégration et de ségrégation des Juifs du Maghreb à Sarcelles
Claude Tapia : Immigration des Juifs maghrébins en France. Modalités d’intégration: continuités et ruptures

JUIN 2010

Collection «Bibliothèque des fondations»

ISBN 978-2-84162-213-9

224 p.

22 euros


Les Cahiers du judaïsme n° 29
Misères, philanthropie et luttes sociales

Loin des mythologies, la misère est souvent le lot commun du monde juif à travers l’histoire. Exclus de nombreuses professions, mais aussi des lycées et universités, marginalisés, les Juifs d’Europe de l’Est comme d’Afrique du Nord, de Géorgie ou encore du Lower East Side de New York ont longtemps connus des situations de pauvreté extrême. Certes, des philanthropes sont fréquemment venus à leur aide. Ils n’en ont pas moins été amenés à lutter par eux-mêmes, dans la Pologne ou dans la France d’autrefois comme aux Etats-Unis ou dans l’Israël contemporain, en s’engageant dans les luttes sociales à travers l’action syndicale et le recours aux grèves.

JUIN 2010

Les Cahiers du judaïsme sont une publication de l’Alliance Israélite Universelle

ISBN 978-2-84162-212-2

144 p.

18 euros

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Controverses n°14
1. Ecologie et idéologie

2. Le Génocide des Tutsi et la France.

Initialement prévu pour le numéro 13, ce volume analyse les implications idéologiques du ‘bien penser’ écologique dont ce début du XXIe siècle est friand, jusqu’à la gourmandise, ou même quelquefois jusqu’à atteindre une bien dangereuse boulimie.

Le second dossier apporte des éléments nouveaux sur le génocide des Tutsi au Rwanda.

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MAI 2010

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ISBN: 978-2-84162-214-6

320 p.

25 euros

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