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Nouveautés Premier semestre 2012

Patricia Farazzi, "Cette année (encore), on remplace les mauvaises têtes", Paris, sans date.

Nouveautés rentrée 2012

Janvier

Cahiers du judaïsme n°33 : Nos enfants

Février

Hermann Broch: De la peine de mort, du judaïsme, de la démocratie et du principe d'humanité

[Pseudo-Kant]: Récit authentique de mon voyage au paradis

Jean-Clet Martin: Deleuze

Friedrich Schlegel: Sur l'étude de la poésie grecque

Julia Cope: Krautrocksampler (réimpression)



Les Cahiers du judaïsme n° 32
Nos Enfants

Lorsque ce thème s’est naturellement imposé à nous, nous ne savions pas quelle importance il revêtirait. «Nos enfants», c’est pour eux aussi que, consciemment ou pas, nous avons imaginé Les Cahiers du judaïsme, tel un lieu de transmission «de génération en génération», une manière de leur parler de nous – qu’ils sachent notre engagement, qu’ils connaissent nos valeurs, qu’ils les fassent leurs. Ces enfants sont au cœur de notre imaginaire, de nos attentes, de nos vies. Tout au long de l’histoire juive, des temps bibliques à aujourd’hui, c’est d’eux que parlent les grands textes de la tradition; les moments essentiels de la vie, les rituels qui consacrent ces passages, donnent à nos enfants une place fondamentale. L’histoire juive tout entière trouve en eux son sens. Ces Cahiers pourraient leur être dédiés.
 
SOMMAIRE

THEME: Nos enfants

L’instruction des enfants dans le Deutéronome / Patrick D. Miller
L’éducation selon un livre de morale, le Brantshpigl (Bâle, 1602) / Jean Baumgarten
Le règne des mères. Les “Lettres à sa mère” de Franz Rosenzweig / Myriam Bienenstock
L’enfance juive victime comme paradigme mémoriel de la Shoah / Floriane Schneider
100, boulevard du Montparnasse (extraits) / Anne Gorouben
Un lieu imaginaire où déposer nos pierres / Marianne Rubinstein
Points de chute / Henri Raczymow
Histoires juives d’adoption / Sophie Nizard
Que sont nos enfants devenus? / Laurence Podselver
Des enfants des kibboutzim prennent la parole / Rina Cohen Muller
Pérégrinations. Étude (intergénérationnelle) d’un rite de passage culturel israélien / Chaïm Noy
Qu’avons-nous appris l’été dernier ? / Etgar Keret

Bibliothèque
Moshé Idel, Ben, Sonship and Jewish Mysticism / Sandra Valabrègue-Perry
Uri Orlev, Poèmes écrits à Bergen-Belsen en 1944 en sa treizième année / Catherine Milkovitch-Rioux
Denis Lachaud, J’apprends l’hébreu / Rosie Pinhas-Delpuech
Jérémie Dres, Nous n’irons pas voir Auschwitz / Anne Grynberg

INDEX des articles parus n°1 à 33

JANVIER 2012

Les Cahiers du judaïsme sont une publication de l’Alliance Israélite Universelle

Lire l’éditorial

ISBN 978-2-84162-230-6

144 p.

18 euros

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Hermann Broch
De la peine de mort, du judaïsme, de la démocratie et du principe d'humanité

Extrait des 520 pages de l’édition française de la Théorie de la folie des masses (Éditions de l’éclat, 2008), elles-mêmes tirées des milliers de pages de manuscrits que Hermann Broch avait accumulé de 1934 à 1951 pour l’écriture de son grand œuvre inachevé, cet excursus sur « la peine de mort, le judaïsme, la démocratie et le principe d’humanité » constitue une pièce maîtresse dans la discusion sur la peine de mort, et vient se ranger, aux côtés des classiques de Victor Hugo, d’Albert Camus ou d’Arthur Koestler, parmi les plus implacables plaidoyers pour son abolition, avant qu’en France, un Robert Badinter, à peine nommé Garde des Sceaux dans le premier gouvernement socialiste de la Ve République, ne passe à l’acte et proclame, dans le pays de la guillotine — et contre l’avis d’une majorité de ses concitoyens —, l’abolition de la peine de mort (Loi du 9 octobre 1981).

FEVRIER 2011

Collection «éclats»

ISBN 978-2-84162-273-3



















[Pseudo-Kant]
Récit authentique de mon voyage au paradis

Ballotté entre les ornithorynques et les extra-terrestres par la critique contemporaine, Emmanuel Kant remet quelques pendules à l’heure avec ce récit authentique de son voyage au Paradis, paru (posthume?) en 1877, que les bibliothécaires insouciants ont rangé pendant plus d’un siècle parmi les œuvres du sage de Königsberg. Il n’empêche que ce voyage drôlatique et philosophique nous en apprend de belles sur la grande morale kantienne, passée au crible, ici, par des lecteurs aussi attentifs qu’Aristote, Platon ou Héraclite ; si bien que Kant dépité s’en retourne sur terre où, semble-t-il, il vit encore dans quelque recoin d’un temps vertical.

FEVRIER 2011

Collection «éclats»

Traduitet présenté par Vincent Guillier

ISBN 978-2-84162-274-0

96 p.

7 euros

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Jean Clet Martin
Deleuze

La boîte à ‘concepts’ précisément ciselés par Gilles Deleuze, depuis Empirisme et subjectivité (1953) jusqu’à Critique et clinique (1993), est ouverte ici par Jean-Clet Martin, reparcourant une œuvre sans équivalent dans la philosophie du XXe siècle. Cet accéléré de 128 pages, fulgurant comme la traversée du Louvre par les héros de Bande à part, fait taire les commentaires pour véritablement penser avec Deleuze, et indique le chemin pour revenir aux livres eux-mêmes.


Jean-Clet Martin est l’auteur d’une œuvre riche et abondante, depuis son premier essai sur Deleuze en 1993, à la récente lecture de la Phénoménologie de l’esprit de Hegel (Une intrigue criminelle de la philosophie, Paris, 2009). En 2006, il a publié aux Éditions de l'éclat, Éloge de l’inconsommable, et Borges. Une biographie de l’éternité. Il anime le blog : jeancletmartin.blog.fr.

FEVRIER 2012

Collection «éclats»

ISBN 978-2-84162-275-7

128 p.

9 euros

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Friedrich Schlegel
Sur l’étude de la poésie grecque

« Dans l’âme de Sophocle, l’ivresse divine de Dionysos, la profonde inventivité d’Athéna, la sagesse discrète d’Apollon étaient uniformément confondues», écrit Friedrich Schlegel dans Sur l’étude de la poésie grecque, ouvrant ainsi la voie à une compréhension nouvelle des phénomènes esthétiques, systématisée par Nietzsche près d’un siècle plus tard, dans la dualité de l’apollinien et du dionysiaque.
Ainsi, cet écrit du jeune Schlegel, publié en 1797 et inédit en français, inaugure une «idée de la poésie» en rupture radicale avec le classicisme et peut être considéré comme la première esquisse d’une théorie esthétique du Romantisme.
«Quand on lit, au début de sa dissertation Sur l’étude de la poésie grecque, le panorama des tendances artistiques de son temps qu’offre Schlegel, il semble qu’il ait eu une conscience plus ou moins claire de l’analogie entre la problématique de la théorie de l’art et celle de la théorie de la connaissance », écrivait Walter Benjamin.

Friedrich Schlegel (1772-1829) fonda avec son frère August Wilhelm la revue Athenaeum, considérée comme le premier organe du Romantisme allemand, dont il fut dès lors le chef de file.

MARS 2012

ISBN 978-2-84162-276-4

224 p.

18 euros

Traduit de l’allemand et présenté par Marie-Laure Monfort

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TNB

"Un livre extraordinaire...", NME
"Brillant...", Vox
"Une vraie érudition musicale... ", Rolling Stone
"Quel livre !", John Peel

Julian Cope. Ex-leader de Teardrop Explodes avec qui il signe trois albums. Part en solo en 1984. Parmi sa discographie : World Shut Your Mouth, Saint Julian, Autogeddon, Jehovahkill. Druidiste professionnel. Dirige le site Head Heritage. Egalement auteur de Memories of the Liverpool Punk-scene.

Julian Cope
Krautrocksampler
Petit guide d'initiation à la grande kosmische muzik

A la fin des années 1960, l'Allemagne de l'Ouest se met à table pour plus d'une décennie de choucroute musicale : bienvenue dans l'ère du krautrock, cette kosmische musik typiquement teutonne qui vit des groupes comme Can, Kraftwerk, Tangerine Dream, Amon Düül, Faust, Popol Vuh, Neu!, Cluster, La Düsseldorf, etc., produire un free-rock à la fois cosmique et tellurique, réunion dans un même ascenseur de Sun Ra, des Stooges et des MC5. La génération post- Stockhausen ira plus loin que la plus reculée des planètes, et frappera plus fort que le punk. D'Amon Düül jouant tels des péquenauds sous acide à Tangerine Dream et son ambient si planante qu'en comparaison The Orb passerait pour un groupe de speed metal, en passant le violon spectral de Tony Conrad, les marteaux-piqueurs de Faust ou le Seven Up dopé de Timothy Leary dans les montagnes suisses, le krautrocker Julian Cope raconte à sa manière l'histoire de cette musique qui avale toute la misère du monde et où retentissent aussi, dans un proche lointain, le Velvet Underground, les Monks, John Peel et PIL, Hawkind, Joy Division, Iggy Pop, John Cale et Lou Reed, Funkadelik, Brian Eno... Avec en appendice un Top-50 tout en couleur des meilleurs disques de krautrock où sont décrites avec amour les fulgurances cosmiques d'un genre dont l'influence se prolongera bien au-delà des années 1980.

2008 REIMPRESSION FEVRIER 2012

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Berthe

ISBN 978-2-84162-168-2

224 p.

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Leo Spitzer
L'Harmonie du monde
Histoire d'une idée

Dans L’Harmonie du monde, Leo Spitzer se propose d’étudier sur la longue durée – de l’Antiquité au XVIIIème siècle – et dans une même aire culturelle – l’Europe antique et chrétienne – les variations de sens d’un ensemble de mots, mis en réseaux, se rapportant au concept d’harmonie du monde tel qu’il avait été élaboré, originellement, par Platon et Pythagore – et qui présentait le monde comme ordonné mathématiquement selon un modèle fourni par la musique.
Cette enquête de philologie et de littérature comparée – qui s’élargit aussi à la psychologie – écrite dans la pluralité de langues, anciennes et modernes, que maîtrisait son auteur, retrace, de manière fascinante, l’extension et la dissémination de ce concept et du lexique qui lui est associé et rend compte de la formation de l’unité de l’esprit européen et de sa dislocation – une réalité tangible, redoublée par le fracas de la guerre, dont Leo Spitzer, au moment même où il écrivait, ne pouvait plus être, en exilé d’un continent aux parapets anciens et aux charniers futurs, que le témoin, distant et infiniment désolé.

Leo Spitzer (1887-1960) est, aux côtés de Karl Vossler, d’Ernst Robert Curtius, d’Erich Auerbach, une des grandes figures de l’étude des langues et littératures européennes. Il fut professeur de philologie romane aux universités de Marbourg (de 1925 à 1930) puis de Cologne (de 1930 à 1933). Juif, destitué de son enseignement par les nazis, il fut contraint à l’exil dès 1933. Répondant à une invitation du gouvernement de Mustapha Kemal, il devint alors professeur de philologie romane à l’université d’Istanbul, qu’il quitta en 1936 pour s’installer aux Etats-Unis où, à l’université Johns Hopkins de Baltimore, il devait élargir son enseignement à la littérature comparée. Il est l’auteur de livres très originaux dont un seul est traduit en français Etudes de style (Gallimard, 1970), préfacé par Jean Starobinski.

PARUTION AVRIL 2012

Collection «Philosophie imaginaire»

Traduit de l’anglais par Gilles Firmin

Traduit avec le concours du Centre National du Livre

ISBN 978-2-84162-183-5

320 p.

30 euros


François J. Bonnet
Les mots et les sons
Un archipel sonore

«Dire le ‘sonore’ a été une des gageures de l’écriture esthétique et, au XXe siècle, on aura plus largement insisté sur la structure et la forme, au détriment de la sensation, en affirmant la toute-puissance du discours. Mais il suffit de porter l’oreille à une conque marine pour que le son de la mer qu’on y entend, ébranle les édifices, mette à bas les échafaudages rhétoriques de «ce qu’entendre veut dire».
Dans les Mots et les sons, François J. Bonnet explore les voix fantômes, l’inframince du son, le sampling, les musiques d’ambiance etc. dont notre univers est peuplé et qui échappent aujourd’hui à la forme traditionnelle de l’écoute. Il ouvre sur des archipels sonores inouïs, éphémères et précaires comme les TAZs (Zones autonomes temporaires), mais riches de nouvelles expériences d’écoute, propres à éduquer nos oreilles à mieux entendre l’imperceptible.

François Bonnet est né à Paris en 1981. Il est membre, depuis 2007, du Groupe de Recherches Musicales de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA-GRM) : Responsable de production, responsable de la coordination pédagogique du Master Acousmatique et Arts Sonores en partenariat avec l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, assistant de programmation.

François Bonnet est par ailleurs compositeur sous le pseudonyme de Kassel Jaeger (www.kassel jaeger.com) et plasticien membre du collectif Ende Wieder (www.endewieder.com). Il a réalisé plusieurs installations sonores entre 2007 et 2011 et édité plusieurs albums dont les deux derniers aux éditions Senufo (http://www.senufoeditions.com): Algae (2011), Aerae (2010).

PARUTION AVRIL 2012

Collection «Philosophie imaginaire»

Préface de Peter Szendy

ISBN 978-2-84162-278-8

320 p.

25 euros

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Controverses n°18
La fin du processus d’Oslo

En déposant un dossier auprès du secrétaire général de l’ONU pour attribuer à la «Palestine» le statut d’état-membre de l’organisation internationale, Mahmoud Abbas a franchi plusieurs lignes rouges. D’abord il s’est opposé de front à l’administration américaine, risquant de la contraindre à apposer seule un veto à sa demande et à apparaître comme le soutien unique d’Israël, une situation cauchemardesque pour Barack Obama; or, depuis les tournants de 1988, puis d’Oslo, les dirigeants palestiniens ont toujours tenu à préserver le capital de bienveillance de l’Oncle Sam à leur endroit. Abbas s’est affranchi en même temps de la pierre angulaire du processus d’Oslo, le règlement des questions afférentes au «statut final» à travers des négociations directes entre les protagonistes israéliens et palestiniens. Enfin, il s’est engagé dans une épreuve de force majeure et durable avec son vis-à-vis israélien alors qu’un modèle relationnel coopératif devrait être la norme incontournable pour des acteurs vraiment désireux d’aboutir à «deux états vivant côte à côte dans la paix et la sécurité».

PARUTION MARS 2012

ISBN 978-2-84162-280-1

224 p.

25 euros

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José Bergamin
En tauromachie, tout est mensonge et tout est vérité

Ce volume rassemble deux essais de Bergamin, dont un célèbre (de 1934), consacré au torero Don Tancredo qui affrontait le taureau, immobile et debout sur un piédestal. Cette farce de corrida, qui fit fureur au début du XXe siècle, inspire à Bergamin l’un de ses textes les plus spirituels sur la ‘paresse’ élevée au rang de concept et expression de l’immobilisme d’une Espagne sclérosée. Tournant Don Tancrède en bourrique, Bergamin se livre ici à une véritable corrida de mots, où le pantin ne résiste pas aux véroniques sublimes d’un “grande” (et trop peu connu) de la littérature espagnole. Deux ans après la parution du texte, la guerre civile éclate, et on sait avec quel courage Bergamin s’engagea sans sourciller pour combattre cette Espagne obsolète. Le livre est enrichi de nombreuses illustrations.

Personnalité inclassable de l’Espagne du XXe siècle, tour à tour poète, dramaturge, essayiste, philosophe, José Bergamín (1895-1993) a traversé le siècle espagnol, conciliant un catholicisme fervent et un engagement sans faille auprès des Républicains. Affrontant les exils successifs en France, en Amérique latine et enfin au Pays Basque où, il prit fait et cause pour la cause basque et ne dut sa liberté qu’à l’amitié des plus grands toreros d’Espagne qui ne manquèrent jamais de l’accompagner chaque fois qu’il était convoqué par la police espagnole.

PARUTION AVRIL 2012

Collection «éclats»

Traduit et présenté par Yves Roullière

ISBN 978-2-84162-282-5

96 p.

8 euros

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Gershom Scholem
Dix aphorismes anhistoriques sur la cabale
suivi des
Commentaires de David Biale

Rompant décidément avec l’approche historique, dont il fut pourtant l’un des plus grand spécialistes, Scholem aborde ici la cabale selon une approche en aphorismes qu’il définit comme «anarcho-mystique», en tant « qu’elle protège mieux les secrets en les énonçant plutôt qu’en les taisant ». C’est donc une cabale en toute liberté qui est montrée ici, inscrite dans une pensée universelle, et dont le plus grand représentant au XXe siècle n’est autre, selon Scholem, que Franz Kafka ! Le commentaire de David Biale de ces dix aphorismes éclaire ce texte crypté sur une tradition elle-même cryptée. Mais, comme le dit ici Scholem « publier les œuvres maîtresses de la littérature cabalistique est la meilleure garantie de son secret ».

Gershom Scholem (1897-1982) est sans conteste l’une des figures les plus complexes du judaïsme du XXe siècle. Il rompt avec l’Europe en 1923 et émigre en Palestine, où il demeurera jusqu’à la fin de sa vie. La plus grande partie de son œuvre historique est traduite en française. Ont paru aux Editions de l’éclat ses écrits politiques sous le titre Le Prix d’Israël, ainsi que sa correspondance avec Leo Strauss (Philosophie et cabale) et celle avec son ami Walter Benjamin (Théologie et utopie).

PARUTION AVRIL 2012

Collection «éclats»

Traduit de l'allemand et de l’anglais par Jean-Marc Mandosio

ISBN 978-2-84162-281-8

96 p.

8 euros

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Nahmanide
«La loi du Seigneur est parfaite»

Ce Sermon prononcé à Barcelone vers 1260 est une «défense et illustration» de la Torah (Pentateuque), comme source principale de la connaissance des hommes. Il constitue le pendant  de cet autre écrit classique de Nahmanide, La dispute de Barcelone, où l’auteur, aux prises avec le dominicain converti Pablo Christiani, en démonte l’argumentation afin de justifier la position du judaïsme par rapport à la chrétienté. Dans le Sermon, la dispute est ‘interne’ et Nahmanide affronte le courant majoritaire du judaïsme médiéval, incarné par la pensée philosophique rationaliste de Maïmonide. Clamer la préséance du sens de la Torah sur quelqu’autre démarche cognitive, tel est le propos de Nahmanide : il livre ainsi un plaidoyer pour ce que René Gutmann définit comme une « cabale prudente », qui n’en rejette pas la philosophie, mais la précède dans l’échelle de la connaissance.

Nahmanide (XIIIe siècle), est une des grandes figures de la pensée juive du Moyen Âge, opposée à celle de Maïmonide. René Gutmann, qui a traduit l’ouvrage à partir des manuscrits est Grand Rabbin de Strasbourg. Moshé Idel, qui signe la préface, est aujourd’hui l’autorité incontestée en matière de mystique juive, à la suite de son maître Gershom Scholem.

PARUTION MAI 2012

Traduit de l’hébreu par René Gutmann

Préface de Moshé Idel

Collection «Philosophie imaginaire»

ISBN 978-2-84162-284-9

224 p.

22 euros

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Shmuel Trigano (collectif sous la direction de)
La civilisation du judaïsme

La définition de l’être juif est souvent l’occasion d’un embarras. « Peuple », « religion », « confession », « nation », les mots semblent à la fois abonder et manquer. Ne doit-on pas parler alors de « civilisation » pour identifier cet étrange phénomène de trente siècles, confronté  aux exils répétés, et qui prend conscience au XXe siècle que ses communautés sont « mortelles »? C’est la question que posent ici les auteurs de ce livre collectif, parmi les plus éminents chercheurs dans le domaine des Etudes juives, avançant et analysant une notion qui confirme à la fois la cohésion d’une identité, et son inscription dans l’Histoire qui en relativise la pérennité.  

Shmuel Trigano enseigne à l’Université de Nanterre. Il est l’auteur d’une œuvre abondante, inaugurée dans les années 80 avec son Récit de la disparue (Gallimard), et qui s’accomplit dans son dernier ouvrage Le Judaïsme et l’esprit du monde, (Grasset 2011)..

PARUTION MAI 2012

ISBN 978-2-84162-283-2

400 p.

30 euros

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