l’éclat

 

«premier secours»

 

 

Quitter la gravité
Anthologie de l’Association des Astronautes Autonomes (AAA)

Le 23 avril 1995 était lancée l’Association des Astronautes Autonomes avec pour premier objectif, la constitution d’un réseau planétaire à l’horizon 2000, de groupes ou individualités en faveur du développement de programmes spatiaux indépendants dégagés des intérêts scientifiques, militaires ou commerciaux.

En 1996, l’Association des Astronautes Autonomes s’est engagée dans ce qu’elle a appelé une "Guerre de l’Information" contre le monopole des agences spatiales gouvernementales sur l’exploration spatiale. Cette tactique a été présentée en Europe notamment à l’occasion :

- des conférences intergalactiques de l’AAA, organisées à Vienne en Autriche (Public Netbase, avril 97), et à Bologne en Italie (Link, avril 98) ;
- de la publication en 1999 en Italie du livre AAA de Riccardo Balli, Anche tu astronauta (Castelvecchi) ;
- du Festival SPACE 1999 en juin 1999 à Londres, avec en ouverture la contribution " Reclaim the stars ! " au mouvement " Reclaim the streets ! " (dix-huit jours d’actions de blocage des centres financiers de Londres), protestation " STOP STAR WARS, MILITARY OUT OF SPACE " devant le site administratif de la compagnie Lockheed Martin investie dans les technologies de militarisation de l’espace ;
- de l’exposition internationale World-Information.org à Bruxelles en juillet 2000 organisée en partenariat avec l’Institute for New Cultural Technologies de Vienne et le département " Informatique et technologies de l’information " de l’Unesco ;
- du Festival GRAVITE ZERO en octobre 2000 en France, reliant musique, science-fiction, vidéo et art en microgravité ;
- de l’exposition Digital Deviance au Centre National d’Art Contemporain Le Magasin à Grenoble de juin à septembre 2001.



Lire le sommaire

Introduction

TERREUR SUR TERRE :
épilogue


isbn 2-84162-058-1
256 pages
16 euros


Hakim Bey
• TAZ •
Zone autonome temporaire

La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas. Des "Utopies pirates" du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, "apparaissant-disparaissant" pour mieux échapper aux Arpenteurs de l'Etat. Elle occupe provisoirement un territoire, dans l'espace, le temps ou l'imaginaire, et se dissout dès lors qu'il est répertorié. La TAZ fuit les TAZs affichées, les espaces "concédés" à la liberté : elle prend d'assaut, et retourne à l'invisible. Elle est une "insurrection" hors le Temps et l'Histoire, une tactique de la disparition.
Le terme s'est répandu dans les milieux internationaux de la "cyber-culture", au point de passer dans le langage courant, avec son lot obligé de méprises et de contresens.
La TAZ ne peut exister qu'en préservant un certain anonymat ; comme son auteur, Hakim Bey, dont les articles "apparaissent" ici et là, libres de droits, sous forme de livre ou sur le Net, mouvants, contradictoires, mais pointant toujours quelques routes pour les caravanes de la pensée.


traduit de l’anglais par Christine Tréguier
avec l’assistance de Peter Lamia & Aude Latarget

1997
isbn 2-84162-020-4.
96 p.
9 euros


Olivier Blondeau & Florent Latrive éds.
Libres enfants du savoir numérique
une anthologie du « Libre »


Avec l’apparition du numérique, les ‘créations’ se détachent lentement de leurs supports matériels. Images, musique, mots et algorithmes sillonnent la planète jour et nuit, devant les yeux écarquillés des marchands. L’exode du savoir conduit à une terre promise à bien des bouleversements. Tandis que des armées de juristes s’interrogent sur la manière de pouvoir ’vendre des idées’, une rumeur s’élève laissant entendre qu’elles doivent être libres comme l’eau, libres comme l’air, libre comme la connaissance. Du logiciel libre au MP3, du droit de citation au plagiat considéré comme un des beaux arts, Richard Stallman, Bruce Sterling, John P. Barlow, Richard Barbrook, Philippe Quéau, Florent Latrive, Olivier Blondeau, Bernard Lang, Ram Samudrala, Negativland, Benjamin Drieu, Michael Stutz, Eric S. Raymond, Critical Art Ensemble, Jean-Michel Cornu, Michel Valensi et Antoine Moreau dessinent les contours d’une communauté hétérodoxe du « Libre ».


mars 2000.

isbn 2-84162-043-3.
496 p. 28 euros.


Critical Art Ensemble
La résistance électronique
et autres idées impopulaires

« Les règles de la résistance culturelle et politique ont dramatiquement changé. Dans les pays développés, la révolution technologique, due au développement rapide de l’ordinateur et de la vidéo, a engendré une nouvelle géographie des relations au pouvoir, inimaginable il y a seulement vingt ans. La nouvelle géographie est virtuelle et le noyau de la résistance politique et culturelle doit s’imposer dans cet espace électronique. »


traduit de l’anglais (USA) par Christine Tréguier (@)
isbn 2-84162-024-7. 1997. 256 p. 11x 18, 17 euros.


couverture PKD

Philip K. Dick (entretien avec Gwen Lee)
Dernière conversation avant les étoiles

En janvier 1982, Philip K. Dick s’entretient avec Gwen Lee, que lui a présenté son amie Elaine Sauter. Dick parle longuement du film d’un jeune réalisateur, Ridley Scott, tiré de sa nouvelle « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?» alors en cours de montage et qui sortira sous le titre Blade Runner; il parle de son Exégèse, journal de plusieurs milliers de pages, où s’entremêlent souvenirs, rêves, fictions, délires ou de son livre en cours (qui restera inachevé): The owl in the daylight, et évoque pêle-mêle toutes les questions qui font de sa biographie un véritable roman de Philip K. Dick.
Deux mois plus tard, Dick meurt à l’hôpital des suites d’une vie ... « remplie ». Dernière conversation avant les étoiles est donc un document de première importance pour les fans de Philip K. Dick, comme pour tous ceux qui voudront découvrir le cheminement de la pensée d’un homme qui a pu décrire entre 1955 et 1982 le monde que nous avons aujourd’hui sous nos yeux inquiets. Etait-ce parce qu’il avait écrit dans son roman Ubik: «Je suis vivant et vous êtes morts»? On y retrouve son humour et ses « délires divergents », comme la question des «sources» religieuses et mystiques qui nourrissent son imagination, ou les lancinantes questions : Qu’est-ce qu’un humain? et qu’est-ce qui le différencie d’un androïde? Les moments de la vie s’articulent-ils horizontalement ou verticalement.

2005

Traduit de l’anglais par Hélène Collon

Avant-propos de Tim Powers

ISBN: 2-84162-111-1

224 p.

14 euros

INEDIT EN FRANCAIS

Quelques comptes-rendus

Le cafard Cosmique

Liberation

haut

Vient de paraître:

Un collector dickien enfin réédité et augmenté: lire la brève


Vient de paraître:

Un collector dickien enfin réédité et augmenté: lire la brève

Philip.K. Dick
Si ce monde vous déplaît...
et autres écrits

«Ces jeunes que j’ai connus, avec qui j’ai vécu... ce sont mes nouvelles de science-fiction de demain... et je leur donnerais ma vie. Je donnerais toute l’ampleur de ma dévotion, dans cette guerre que nous menons pour maintenir et rehausser ce qu’il y a d’humain en nous, ce qui forme notre propre noyau et la source de notre destin.» Ces quatre ’essais et conférences’ de Philip K. Dick (1928-1982) sur l’humain, la réalité, la machine, l’androïde et les mondes constituent le pendant indispensable de l’oeuvre de fiction de l’une des figures les plus importantes de la littérature américaine.

traduit de l’anglais (USA) par Christophe Wall-Romana
anthologie présentée par Michel Valensi

Écrire à l’auteur
p.k.dick@com-post.org

1998.

isbn 2-84162-032-8 256 p. 12 euros.


Yona Friedman, Utopies réalisables
Yona Friedman
Utopies réalisables

L’utopie sociale naît d’une insatisfaction collective. L’utopie sociale réalisable, c’est la réponse collective à cette insatisfaction. Comment répondre collectivement à une insatisfaction? Et dans quelles limites une collectivité doit-elle se maintenir pour satisfaire à son utopie réalisée? Telles sont les questions soulevées — avec une clarté exemplaire et quelques dessins au trait — par le livre de Yona Friedman, paru pour la première fois en 1974, et revu et augmenté pour cette nouvelle édition.

Lyber Utopies réalisables, par Yona Friedman

2000

isbn 2-84162-037-9

256 p. 14 euros.


Ecouter un entretien sur la ville spatiale

Yona Friedman
L’architecture de survie
une philosophie de la pauvreté

«Bien que l’expression "l’architecture de survie" ait un sens à peu près inverse de celui de "la survie de l’architecte", mon but dans ce livre, est de reconsidérer le rôle de l’architecture dans la simple survie de l’espèce, sans pour autant utiliser des slogans grandiloquents, sans surestimer ce rôle et sans faire de propositions utopiques, donc irréalisables. Il va me falloir, de nouveau, poser certaines questions (sur lesquelles je travaille depuis plus de quarante ans), les analyser et enfin, et surtout, mentionner, à titre d’exemples, quelques solutions que j’ai proposées durant ces quarante ans. Les questions sont fort simples : à qui revient le droit de décision en matière d’architecture? Comment assurer ce droit à celui auquel il revient? Comment le faire dans un monde qui va vers une pauvreté croissante? Comment survivre dans un tel monde? Qu’est-ce que ce "monde pauvre"? Comment agir face à ces perspectives? »

Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels : L’Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L’Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux éditions de l’éclat en 2000.

2003

ISBN 2-84162-061-1

224 p.

15 euros

photo Yona


Yona Friedman
Vous avez un chien.
C'est lui qui vous a choisi(e)

Vous avez un chien se présente sous la forme d’une bande dessinée qui met en scène un/e chien/ne et son/sa maître/sse. C’est un manuel d’éducation pour tous ceux qui vivent avec des animaux domestiques ou d’autres êtres vivants. Ecrit par Balkis Berger-Dobermann, qui partage la vie des Friedman depuis plus de douze ans, Vous avez un chien aurait pu s’intituler « Comment dresser ses maîtres», mais l’auteur a préféré s’en tenir à un titre plus « général » et moins « anthropomorphe ».

Vous avez un chien est aussi un livre pour ceux qui ont des chats, des canaris, des poissons rouges. Il énonce selon des principes simples «comment vivre avec les autres, sans être maître, ni esclave» pour reprendre le titre d’un autre ouvrage de Friedman.

Yona Friedman (1926) vit et travaille à Paris. Architecte de renommée internationale, il a enseigné dans plusieurs universités de par le monde et a participé à de nombreuses missions de l’Unesco en Asie et en Afrique. Il a été l’un des invités d’honneur de la Dokumenta de Kassel en 2002 et de la biennale de Venise en 2003. Il a publié plusieurs ouvrages d’architecture, dans lesquels il développe sa conception d’une architecture mobile et conçue par les habitants eux-mêmes, et d’autres ouvrages de réflexion sociale, comme ses Utopies réalisables, ou L’Architecture de survie (tous deux réédités aux éditions de l’éclat).

2004

Isbn 2-84162-085-9.

96 p.

10 euros


Alfred Korzybski. Une carte n'est pas le territoire. Prolégomènes aux systèmes non-aristotéliciens et à la Sémantique générale
Alfred Korzybski
Une carte n’est pas le territoire
Prolégomènes
aux systèmes non-aristotéliciens
et à la Sémantique générale

La parution du Monde des non-A d’Alfred Van Vogt, en 1945, a éveillé l’intérêt d’un grand nombre de personnes pour une discipline à laquelle le livre se réfère explicitement: la Sémantique générale. Cette discipline se fonde sur un système non-aristotélicien formulé par Alfred Korzybski (1879-1950) dans son grand livre Science and Sanity (1933). Pour la première fois, paraît en français une anthologie d’écrits d’Alfred Korzybski, permettant de ne plus évaluer le vaste ’territoire’ de la Sémantique générale à l’aune des seules ’cartes’, quelquefois approximatives, qu’en ont dressées des auteurs comme A.E. Van Vogt, mais aussi Gregory Bateson, Gaston Bachelard ou Henri Laborit.

l y b e r

traduit de l’anglais par Didier Kohn, Mireille de Moura & Jean-Claude Dernis

1998. IVe éd. 2007

Isbn 2-84162-029-8.

204 p.

14 euros


Couverture Jarman

photo Howard Sooley

Derek Jarman
Chroma
Un livre de couleurs

Chroma («couleur» en grec) est le dernier livre de Derek Jarman (1942-1994). «Autobiographie par la couleur» d’un homme qui perd chaque jour un peu plus la vue, jusqu’à quasiment devenir aveugle, tandis qu’il en écrit les dernières pages sur son lit d’hôpital londonien, et qui revient, chapitre après chapitre, sur les couleurs du langage et des livres, les seules auxquelles il a désormais accès. «C’est pour cela que je n’ai pas voulu mettre de photo dans le livre», écrit-il. Mais Chroma n’en reste pas moins plein de cet humour si particulier à l’oeuvre de Jarman, qui mêle à ses souvenirs d’enfance le long des blanches falaises du Kent ou ceux d’une jeunesse «héroïque» dans les quartiers «rouges» de Londres, ses lectures érudites (Pline, Aristote, Wittgenstein, Goethe, etc.), des remarques toujours en demi-teinte sur la peinture et une réflexion sur le jeu flamboyant des couleurs de fleurs sur la lande aride de Dungeness, où pousse son «dernier jardin».

Derek Jarman, cinéaste, peintre, écrivain, homme de théâtre et jardinier, meurt du sida en 1994, laissant quelques films (Caravaggio, Wittgenstein), des tableaux, des livres et un jardin.

Du même auteur en français aux éditions Thames & Hudson : Le dernier jardin.

traduit de l’anglais
par Jean-Baptiste Mellet

2003

isbn 2-84162-065-4

256 p. 21 euros



Derek Jarman, Terry Eagleton
Wittgenstein

«Le mieux que l’on pouvait attendre d’un film sur la vie de Ludwig Wittgenstein était qu’il nous permette de saisir son intensité poétique. L’exceptionnel chef d’oeuvre de Derek Jarman fait bien plus que cela. De fait, il n’accomplit rien moins que l’impossible; il montre comment la philosophie peut devenir dramaturgie» écrit Ray Monk, l’un des plus éminents spécialistes de Wittgenstein, dans un article du très sérieux TLS à la sortie du film de Jarman.
Le livre, à son tour, illustré de photos de Howard Sooley, porte témoignage de ce film inclassable, proposant les deux scénarios successifs de Terry Eagleton et de Derek Jarman et un certain nombre de textes complémentaires sur cette rencontre «stellaire» entre le plus grand philosophe du vingtième siècle, et le peintre, poète, cinéaste et dramaturge le plus imprévisible de l’avant-garde anglaise.

Traduit de l’anglais par Patricia Farazzi.

2005

ISBN 2-84162-099-9.


Christian Marazzi
La place des chaussettes
Le tournant linguistique de l’économie
et ses conséquences politiques

Le travail est promis à de nouveaux développements. «Travailler en communiquant », tel est le nouveau mot d’ordre de notre époque, qui a connu une transformation profonde des processus de production. Tandis que le travail à la chaîne excluait toute forme de langage comme facteur directement productif, aujourd’hui il n’est de production sans communication. La place des chaussettes «devrait être distribué gratuitement, comme un tract, non pour diffuser la bonne parole, mais, au contraire, pour chercher à la reprendre et la porter sur le terrain de la réflexion critique d’abord, politique ensuite». P. Dieuaide (Alice. Revue Critique du temps).

CONSULTER LA PAGE AUTEUR


l y b e r

traduit de l’italien par François Rosso & Anne Querrien.


1997

isbn 2-84162-013-1.

192 p.

12 euros.


Mazzino Montinari
«La Volonté de puissance» n’existe pas

«Tant qu’il ne fut pas possible aux chercheurs les plus sérieux d’accéder à l’ensemble des manuscrits de Nietzsche, on savait seulement de façon vague que La Volonté de puissance n’existait pas comme telle ... Nous souhaitons que le jour nouveau, apporté par les inédits, soit celui du retour à Nietzsche», écrivaient G. Deleuze et M. Foucault dans l’«Introduction générale» aux oeuvres complètes de Nietzsche, établies d’après les manuscrits par Giorgio Colli et Mazzino Montinari et publiées en France par les éditions Gallimard.
Sous le titre « La Volonté de puissance» n’existe pas, nous avons voulu rassembler quatre essais de Mazzino Montinari, traitant des problèmes posés par l’édition des écrits de Nietzsche et portant plus particulièrement sur la question de La Volonté de puissance. À l’heure où reparaissent d’anciennes éditions de ce faux-livre, ces essais viennent rappeler aux "oublieux" qu’un travail de vingt années a permis de lire enfin le contenu des manuscrits de Nietzsche et de prendre connaissance, entre autres choses, de ce qu’il n’a pas écrit.

CONSULTER LA PAGE AUTEUR


l y b e r

traduit de l’italien et présenté par P. Farazzi & M. Valensi
choix de textes établi et postfacé par Paolo D’Iorio

1996

isbn 2-84162-012-3.

192 p.

14 euros.


P. M. , bolo'bolo
P. M.
bolo’bolo

« bolo’bolo est une modeste proposition pour un nouvel arrangement sur notre vaisseau spatial après la disparition de la Machine-Travail planétaire. Bien que bolo’bolo ait débuté comme un simple recueil de désirs, nombre de réflexions sur la possibilité de réalisation de ces désirs se sont ensuite accumulées autour de lui. bolo’bolo peut être réalisé à l’échelle mondiale en cinq ans si nous commençons maintenant. »

l y b e r

Écrire à l’auteur

1998

isbn 2-84162-0028-x.

216 p.

14 euros.

une édition en hébreu de bolo’bolo


Jean-Louis Sagot Duvauroux
De la gratuité

Par tradition, la «culture de la gratuité» est associée à l’envers du marché, à un mode alternatif de penser les échanges, à des démarches d’émancipation sociale, au don. Mais elle subit aujourd’hui de puissants effets de brouillage. Le développement d’Internet entremêle inextricablement vraies et fausses gratuités. Les stratégies marketing annexent sans complexe l’attrait du mot «gratuit». Les télévisions ou les journaux «gratuits» sont le cheval de Troie du tout-marchand publicitaire, alors que de grandes gratuités sociales comme l’école publique ou l’assurance maladie subissent une crise grave et que la mécanique du profit semble occuper tout l’horizon. Quels enjeux de civilisation couvent sous cette question? À quel prix peut-on encore dire avec Bruce Sterling: «Gratuit comme l’air, l’eau... gratuit comme la connaissance»? Jean-Louis Sagot-Duvauroux tente de répondre à ces questions et propose une éthique de la gratuité.

Philosophe, écrivain, journaliste, homme de théâtre, Jean-Louis Sagot-Duvauroux est l’auteur (entre autres) de : On ne naît pas noir, on le devient (Albin Michel) et du scénario et des dialogues de La Genèse, long métrage de Cheick Oumar Sissoko (sélection officielle Cannes 1999 «Un certain regard»). Il dirige une compagnie théâtrale entre Bamako et Paris.

2006

ISBN : 2-84162-121-9

216 p.

12 euros

Lire le compte-rendu de Juan Asensio sur le Blog Stalker


Mario Tronti
La politique au crépuscule

« C’est un livre qui naît du dedans. Pour un discours de philosophie politique, ce n’est pas très normal. Mais, dans ce domaine, la pensée vit un particulier état d’exception. Il s’agit maintenant de penser non pas la politique, mais la crise de la politique. Une condition en grande partie inédite. Qu’il faut affronter avec une force argumentative également inédite. Rendue nécessaire par l’opacité – le gris de la représentation – avec laquelle s’exprime aujourd’hui l’effondrement de l’action politique. D’où une tonalité du livre, et une insistance sur les motifs, et une répétition, nuancée, du thème, qui toutes se sont avérées finalement volontaires et obligées. Il se peut qu’elles dérangent: parce qu’elles sont dissonantes par rapport au sens commun intellectuel. [...] Il y a une recette quasiment infaillible pour approcher aujourd’hui la réalité des faits. Prenez le sens commun intellectuel de masse. Renversez-le. Vous ne serez pas loin d’atteindre la vérité. Relative.» (extrait de l’introduction).

CONSULTER LA PAGE AUTEUR

Traduit de l’italien par Michel Valensi

2000

isbn 2-84162-046-8

264 p.

13 euros.


Paolo Virno
Grammaire de la multitude
pour une analyse des formes de vie contemporaines

Opportunisme, cynisme, peur, exode, curiosité, bavardage, miracle, virtuosité... à l’occasion d’un séminaire sur le concept de «multitude», Paolo Virno revient sur l’ensemble du lexique de ses précédents ouvrages, pour en enrichir le sens et en préciser les contenus. En effet, le concept de «multitude», par opposition à celui, plus familier, de «peuple», est un outil décisif pour toute réflexion sur la sphère publique contemporaine. Ces deux concepts opposés l’un à l’autre, ont joué un rôle de première importance dans la définition des catégories politico-sociales de la modernité. Et si la notion de «peuple» l’emporta prioritairement, on peut se demander aujourd’hui si, à la fin d’un cycle long, cette ancienne dispute n’est pas en train de s’ouvrir à nouveau; si aujourd’hui, alors que la théorie politique de la modernité subit une crise radicale, la notion de «multitude», autrefois déboutée, ne témoigne pas d’une extraordinaire vitalité.

Paolo Virno (1952) vit à Rome. Trois de ses ouvrages ont été publiés en français aux éditions de l’éclat : Opportunisme, cynisme et peur (1991) Miracle, virtuosité et «déjà vu» (1996), et Le souvenir du présent (1999).

2002


CONSULTER LA PAGE AUTEUR

en coédition avec la revue québécoise CONJONCTURES

traduit de l’italien par Véronique Dassas

isbn 2-84162-064-6

144 p.

12,50 euros


Norbert Wiener

Norbert Wiener
God & Golem Inc.
Sur quelques points de collision
entre la cybernétique et la religion

Père de la cybernétique, Norbert Wiener (1894-1964) s’attache, dans ce livre, à mettre en lumière les points de ‘collision’, entre cette science nouvelle et des questions plus traditionnellement liées à la religion. La possibilité désormais ouverte de créer un mécanisme capable de mémoriser et de traiter des connaissances est un important bouleversement de notre conception du savoir. Si Dieu a créé l’homme à son image, qu’en est-il de cette machine créée par l’homme, et susceptible de se substituer à lui dans certains domaines? Quelle ‘image’ de l’homme restitue-t-elle en retour? Sera-t-elle un golem des temps modernes? À moins que ce ne soit l’homme, désormais incapable de maîtriser son savoir, qui soit destiné à devenir le golem de sa propre destruction. Autant de questions qui affleurent dans ce texte paru en 1964, et qui prennent aujourd’hui une dimension qui dépasse toutes les (dés)espérances.

traduit de l’anglais par Christophe Romana & patricia Farazzi. préface de Charles Mopsik.

En postface:
Le Golem de Prague et le Golem de Rehovot (1965) par Gershom Scholem.

isbn 2-84162-045-X

128 p.

11 euros


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