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polemos ... parce que l'effort doit porter sur l'indispensable transmission |
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Giorgio Colli La naissance de la philosophie, associée au nom de Platon, marque, pour Giorgio Colli, lamorce du déclin de lexcellence grecque, dont avait pu témoigner, entre le septième et le cinquième siècle, lère des «Sages». Cest de cette matrice originelle dont il est question dans ce livre écrit en 1975, et qui bouleverse notre vision dun monde en perpétuel progrès. «La folie est la source de la sagesse» écrit Colli, et le regard à rebours quil porte sur ce moment décisif de lhistoire de lhumanité, sur cette « fête de la connaissance » à laquelle il nous convie au travers de neuf chapitres dune très grande densité, nous conduit depuis les possédés de Dionysos, Apollon et Orphée, puis Héraclite et Parménide, jusquau seuil de la philosophie, dont lautorité saffirmera avec le passage à lécriture et labandon de ce quil convient dappeler, après Colli, la Sagesse grecque. Table : 1. La folie est la source de la sagesse. 2. La maîtresse du Labyrinthe. 3. Le dieu de la divination. 4. Le défi de l'énigme. 5. Le pathos du caché. 6. Mysticisme et dialectique. 7. La raison destructrice. 8. Agonisme et rhétorique. 9. Philosophie comme littérature |
2004 ISBN 2-84162-084-0 128 p. 12 euros Traduit de l'italien par Patricia Farazzi |
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Giorgio Colli Les textes des penseurs grecs de l'Antiquité en édition critique, traduits et accompagnés d'une introduction et de commentaires. « Notre intention par cette nouvelle édition est de cerner de façon exhaustive ce que l'on désigne habituellement par une indication chronologique réductrice sous le nom de philosophie présocratique», mais qu'il me semble plus pertinent d'appeler «la sagesse grecque». Car ceux dont les paroles sont recueillies ici étaient appelés «sages» par leurs contemporains, et Platon les désigne encore par ce nom. A cette époque, «sagesse» signifiait également habilité technique, ou encore sagesse pratique, prudence politique : mais sage était une épithète qui se référait non pas à ce qui qui était tel en certaines choses et en d'autres point mais à qui était sage absolument, à qui possédait l'excellence du connaître. «L'édition de Colli est foisonnante et prodigieusement excitante.» J. Pigeaud (Les Lettres françaises). |
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Les trois volumes sous coffret
isbn: 2-84162-022-0. 1997. 110 euros. |
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Volume I : Dionysos . Apollon . Éleusis . Orphée . Musée . Hyperboréens . Énigmes. |
traduit de l'italien par Marie-José Tramuta. 199 isbn 2-905372-41-9. 480 p. relié. |
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Volume II : Épiménide . Phérécyde . Thalès . Anaximandre . Anaximène . Onomacrite. Faisant suite au volume consacré à la sagesse archaïque collective de Dionysos et d'Apollon, ce deuxième volume propose les témoignages directs et indirects des premiers sages, des premiers hommes donc, qui ont laissé une trace individuelle de leur excellence cognitive. Il s'agit avant tout d'Epiménide et de Phérécyde, deux personnages apolliniens : le premier, devin du futur et du passé, chaman qui dormit disent les textes pendant cinquante sept années, homme religieux qui a purifié la cité d'Athènes de la malédiction divine, poète qui rivalisa avec Orphée dans l'élaboration des mythes sur les dieux; le second, maître supposé de Pythagore et premier prosateur énigmatique qui, par l'image des «noces sacrées» entre la Terre et Zeus, nous donne le chiffre, chargé de symboles, d'une interprétation métaphysique du monde. Suivent les témoignages sur Thalès, Anaximandre, Anaximène, lesdits Ioniens qu'Aristote et Théophraste présentent comme les initiateurs d ela philosophie, au sens des premiers hommes de science de la nature. Cette interprétation a même fait dévier les recherches modernes, mais depuis quelques décennies, les premiers doutes ont surgi : nous voulons ici contribuer à dégager et à éliminer la perspective aristotélicienne. |
Traduit de l'italien par Pascal Gabellone & Myriam Lorimy. 1991. isbn 2-905372-53-2. 380 p. relié. 36 euros.
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Volume III : Héraclite Héraclite d'Ephèse, écrivait Giorgio Colli, est le premier sage «qui se proclame le découvreur et détenteur d'une loi divine qui enchaîne les objets changeants de l'apparence, et il est le premier à donner lui -même à cette loi le nom de logos. Le logos est la trame cachée du dieu qui régente et fustige toutes les choses, mais il coïncide en même temps avec le "discours" d'Héraclite, avec ses paroles». |
traduit de l'italien par Patricia Farazzi 1992 isbn: 2-905372-68-0. 224p.relié. 32 euros. Dans un autre registre, on pourra lire de la traductrice de ce volume: Le voyage d'Héraclite, l'éclat 1987 (voir collection Paraboles) |
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Louis Guillermit Ce volume rassemble les cours sur les dialogues socratiques que Louis Guillermit a dispensés pendant plus de trente années dans les classes de khâgne, puis à lUniversité. Il y aborde très directement la problématique philosophique, comme sil poursuivait avec ses élèves la conversation platonicienne. Et cest la grande richesse de cet enseignement de Platon que de nous plonger au cur du dialogue conçu comme « lunique antidote possible à la nocivité de lécrit ». «Les dialogues écrits ne sont quun jeu notait Guillermit , mais cest un jeu sérieux. Ils ne sont quune indication sensible, mais cest celle de lintelligible... » Et cette indication, renouvelée pour chaque génération, nous ramène toujours à cette voix qui a dit : «Craindre la mort nest autre que paraître sage sans lêtre» et qui, à elle seule, parvient à nous sauver de toute suffisance inadéquate. Nous faire entendre cette voix, tel était le souci de Guillermit, son action première denseignant, sa philosophie.. |
texte établi par Alfrieda Pigeaud. Introduction isbn 2-84162-051-4 144 p. 17 euros. |
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Louis Guillermit «Louis Guillermit fut sans aucun doute lun des meilleurs le meilleur peut-être parmi les commentateurs de Platon de sa génération. Dans linterprétation des dialogues, se manifestait à ses auditeurs étudiants sa profonde intimité avec la pensée du philosophe, mais aussi son exceptionnel talent pédagogique », écrit Gilles Gaston Granger dans son avant-propos. Et ce talent pédagogique sexprime tout particulièrement dans ses cours sur le Gorgias, le Ménon et le Phédon, qui témoignent de cet équilibre entre fluidité de la parole et rigueur du raisonnement, essentiel à tout enseignement des dialogues de Platon. |
Lire l'article texte établi par Alfrieda Pigeaud. Avant-propos de Gilles Gaston Granger. 2001 isbn 2-84162-057-3 256 p. 28 euros. |
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Jan Lukasiewicz Les principes énoncés par Aristote, il y a de cela près de vingt-quatre siècles, déterminent encore la plupart de nos modes de penser et d'agir. Le principe de contradiction a un statut particulier, puisqu'il fit perdre patience à Aristote devant ses détracteurs, au point qu'il déclara : logon zètoumen ôn esti logos «Ils cherchent la preuve de ce qui n'a pas de preuve.» Et notre logique s'est contentée de ce mouvement d'humeur pour admettre avec lui que «si une chose est, il n'est pas possible qu'elle ne soit pas tout à la fois».Ceci aux différents plans logique, ontologique et psychologique ce qui, à y regarder de près, n'est pas sans conséquences. |
AGREGATION traduit du polonais par Dorota Sikora.
isbn 2-84162-036-0. 196 p. 20 euros |
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Friedrich Nietzsche Ces cours sur les dialogues de Platon étaient inédits en français avant leur parution aux éditions de l’éclat en 1991, et n’avaient pas été retenus dans l’édition française des oeuvres philosophiques complètes de Friedrich Nietzsche, contrairement aux voeux de ses éditeurs, Giorgio Colli et Mazzino Montinari, qui souhaitaient par leur travail permettre enfin que «tout Nietzsche» fût donné à lire. Dispensés à Bâle entre 1871 et 1876, Nietzsche y présente Platon comme l’amicus sed l’ami sans lequel il n’y a pas de philosophie, mais l’ami qui marque aussi le point où s’achève la pensée des Sages, telle qu’elle s’était exprimée en Grèce avec une force qui n’aurait plus désormais son équivalent. |
traduit de l'allemand et présenté par Olivier Sedeyn 1991. 20043 isbn 2-905372-49-4. 112 p. 14 euros. Voir également les ouvrages de Giorgio Colli consacrés à Nietzsche |
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Friedrich Nietzsche Ces leçons sur les « philosophes préplatoniciens » datent des années 1872-1873. Elles furent reprises par Nietzsche en 1876 et paraissent aujourdhui, pour la première fois en français, dans une édition intégrale établie à partir des manuscrits conservés aux Archives Goethe-Schiller à Weimar, offrant par rapport aux précédentes éditions allemandes de 1913 (Kröner) et de 1921 (Musarion), quatre chapitres inédits sur Anaximandre, Parménide et Xénophane, Zénon et Anaxagore. «Cet ouvrage devrait faire date en France. Textes rugueux, peu clairs, regorgeant de citations, allant on ne sait où, scolaires même, provenant visiblement d'une curiosité passionnée, ces textes sont la traduction des notes de cours des années 1872-73 dont les manuscrits se trouvent à Weimar. Une remarquable introduction et cent pages de notes aident à mieux comprendre ce pré-texte énigmatique.» Guy Petitdemange (Etudes). |
traduit de l'allemand isbn 2-905372-99-0. 400 p. 35 euros. Voir également les ouvrages de Giorgio Colli consacrés à Nietzsche |
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