| philosophie imaginaire
Philosophie imaginaire, cest dire que là où la philosophie est vivante, collection créée en 1985 et dirigée par Patricia Farazzi & Michel Valensi |
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Abraham Aboulafia Sheva Netivot ha-Torah L’épître des sept voies est la première traduction française d’une œuvre d’Abraham Aboulafia, cabaliste juif du XIIIe siècle, qui élabora sa doctrine du «cabalisme prophétique» parallèlement au Zohar dont il était contemporain. Cette lettre, dans laquelle Aboulafia définit les sept voies de la connaissance, traite en premier lieu des rapports entre philosophie et cabale et apporte sur l’œuvre de Maïmonide un commentaire aussi riche qu’inattendu. Mais elle insiste également sur la spécificité de la langue hébraïque conçue comme langue qui globalise le réel et l’informe immédiatement. La philosophie, dès lors, ne serait qu’une propédeutique à la cabale, dont les savoirs ne sont accessibles qu’à un petit nombre d’individus. Parue pour la première fois dans cette même collection en 1985, l’Épître des sept voies est rééditée ici accompagnée du texte hébreu établi par Adolph Jellinek en 1854. |
1985 (nouvelle édition Février 2008) traduit de lhébreu par Jean-Christophe Attias précédé de «Le livre au coeur de l’être» par Shmuel Trigano suivi de «Aboulafia philosophe et prophète» par P. Farazzi Edition du texte hébreu original par Adolph Jellinek Collection Philosophie imaginaire 978-2-84162-154-5 176 p. 14 € Voir également nouvelle collection. |
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| Elliot R.Wolfson Aboulafia, cabaliste et prophète herméneutique, théosophie et théurgie Abraham Aboulafia est sans aucun doute lune des figures les plus hautes en couleur du mysticisme juif ; prophète auto-proclamé aux prétentions messianiques, il vécut et oeuvra dans la seconde moitié du XIIIe siècle, à ce moment précis de lhistoire juive médiévale qui connut une activité mystique intense, aussi bien en terre dIsraël que dans les communautés de la Diaspora. Dans les essais qui composent ce volume, Elliot R.Wolfson sattache à montrer la dimension éminemment paradoxale dune oeuvre sans équivalent dans la «pensée juive ». Elliot R. Wolfson est professeur au Département des Études religieuses de l’Université de New York. Il a publié un grand nombre d’articles et plusieurs ouvrages consacrés à la mystique juive, dont Through a Speculum that Shines. Vision and Imagination in Medieval Jewish Mysticism, Princeton, 1994. |
traduit de langlais
par Jean-François Sené. TABLE Introduction.
28 euros. |
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José Bergamín LEspagne en son labyrinthe théâtral suivi de La plus légère idée de Lope «Lécriture baroque de Bergamín se déploie dans une tentative inouïe de faire entendre le «pas impétueux et cadencé de cette énorme foule de chimères», de ces milliers et milliers de comédies, de Lope et de son école, qui ont fait que lEspagne soit ce quelle est, «entière et vraie». » J.-B. Marongiu (Libération). |
traduit de lespagnol et présenté par Yves Roullière isbn 2-905372-69-9. 1992. 224p. 19 euros |
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José Bergamín
Limportance du démon et autres choses sans importance Sans doute fallait-il la présence desprit de José Bergamín pour tisser autour de «Limportance du Démon» ces autres essais sur le roman, lart, la disparate, le théâtre et la tauromachie ; autant de choses sans importance puisquelles ne sont au fond que le Démon même sous de multiples déguisements. |
traduit de lespagnol par Yves Roullière isbn 2-905372-81-8. 1993. 304 p. 24 euros. |
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José Bergamín
Le puits de langoisse Moquerie et passion de lhomme invisible Ce que José Bergamín aura compris de nous, prémonitoirement : notre future impossibilité à le comprendre. Ainsi se range-t-il parmi ceux qui nous disent : « Je nirai pas plus loin. Je reste en deçà de ce nouveau siècle. Je me retire dans la brume de ce que fut notre temps celui que nous eûmes en commun et dont nous fîmes, chacun, si diversement usage. » Et ce quil aura compris alors du drame de la République espagnole : le présage de « sombres temps » pour lEurope tout entière. |
traduit de l’espagnol et annoté par Yves Roullière isbn 2-84162-019-0. 1997. 144 p. 14 euros |
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Lire l'article de Patrick Kéchichian dans le Monde: La sainte colère de José Bergamin |
José Bergamín «En Espagne, les anarchistes brûlèrent les églises; les catholiques ont brûlé l’Église.» Ces paroles d’un prêtre, rapportées par José Bergamín, résument tout le drame qui est au cœur de Terrorisme et persécution religieuse en Espagne, tout le drame espagnol tel qu’il a pu être vécu par cette Espagne du Christ et de la République, trahie par une Église soutenant le fascisme sous toutes ses formes. Écrits de combat d’une rare violence, les textes publiés ici sont un témoignage sans équivalent de ce qu’a pu être la guerre civile espagnole de 1936 à 1939, entre catholicisme, communisme et anarchisme. Pièces à conviction qui n’abandonnent jamais la littérature, pamphlets toujours épris de vertige mystique, philippiques portées par l’action, les écrits de Bergamín rendent compte au jour le jour des drames d’une guerre intérieure et extérieure et nous en livrent le sens théologique: quel Christ pourra empêcher le déferlement de la barbarie en Europe si, sur une terre soumise aux forces de la mort, sa Croix est livrée au diable par son Église elle-même? |
Bergamin en 1936 (au premier plan) Paru novembre 2007 Traduit de l’espagnol et présenté par Yves Roullière ISBN 978-2-84162-152-1 320 p. 28 € |
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PRESSE Lire l'article de Claire Jude de Larivière dans Le Monde Lire l'article de J.B. Marongiu dans Libération Lire l'entretien avec Massimo Cacciari dans Liberation et sur un tout autre registre -Manger une bonne glace à Venise chez notre ami Carlo Pistacchi... |
Sergio Bettini Parmi les innombrables ouvrages consacrés à Venise, le livre de Sergio Bettini, considéré en Italie comme un classique, tient une place particulière en ce qu’il adopte dès l’abord une position qui veut concevoir Venise comme obéissant, à travers les siècles, à une intention artistique propre, faisant de la ville une seule et unique œuvre d’art, vivante et cohérente. Tout entière construite dans une relation à la lumière et au rythme, obéissant à un tempo pleinement humain, Venise est « la ville, la plus ville qui soit, écrit Bettini. Non seulement les places et les rues, les maisons et les églises ont été, comme partout, construites par la main de l’homme, mais le terrain lui-même a été fait par l’homme. Les Vénitiens ont dû fixer et “amarrer” leur sol, consolider le fond boueux et instable des îles avec des pylônes, relever et renforcer les grèves contre les marées, imposer aux canaux des cours moins hasardeux. Construire enfin la base elle-même de la ville, pour affirmer leur volonté de vivre, et donner à cette vie une forme et un destin». C’est l’histoire de cette forme et de ce destin que Sergio Bettini raconte ici, dessinant la mosaïque d’une ville depuis ses origines jusqu’à l’apogée de son aventure architecturale. |
Paru: 26 octobre 2006 Collection Philosophie imaginaire Traduit de l’italien par Patricia Farazzi 17 X 24cm 130 illustrations noir et blanc ISBN 978-2-84162-134-7 320 pages relié 45 € |
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photo tirée du site Dokumentationsstelle für neuere österreichische Literatur" Montage: Sylvia Bartl |
Hermann Broch Hermann Broch (1886-1951) figure certainement, avec Proust, Musil et Joyce, au panthéon des grands «inventeurs de roman» du vingtième siècle. Mais le public francophone sait peu qu’il se consacra également à l’écriture d’une importante oeuvre philosophique, sans jamais vouloir parvenir à lui donner une forme définitive. Les six essais, publiés ici pour la première fois en français, furent écrits entre 1931 et 1946 et rendent compte de ce que Broch aimait appeler sa «théorie de la connaissance», fondée une conception très personnelle du concept de valeur. Table des matières : 1. Logique dun monde en ruine (1931); 2. Réflexions sur le problème de la connaissance en musique (1934); 3. Observations sur la psychanalyse sur la base de la théorie des valeurs (1936); 4. Connaissance intellectuelle et connaissance poétique (1936); 5. Considérations sur le problème de la mort de la civilisation (1936); 6. Sur les unités syntaxiques et cognitives (1946). Notes. |
TRADUIT AVEC LE CONCOURS DU CENTRE NATIONAL Traduit de lallemand 2005 2-84162-060-7 224 p. 22 euros |
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Giordano Bruno
Le Banquet des Cendres Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans dAristote et de Ptolémée, et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. Sil défend lhypothèse copernicienne au cours dun banquet organisé en son «honneur» par les docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, cest surtout pour dénoncer la pédanterie et lobscurantisme desdits docteurs, et cest avant tout le Bruno «inventeur de philosophies nouvelles», comme lappelle Joyce, qui apparaît ici. La dimension nouvelle quil introduit nest pas tant dordre cosmologique ; elle regarde le traitement tout personnel quil fait de la connaissance humaine, sa capacité à «tout ébranler pour connaître linnébranlable»; elle est dans la part quil accorde, dans ce bouleversement des idées reçues, à l« imagination créatrice», ce qui a fait dire à Eugenio Garin qu«il est probable que la compréhension exacte de la notion dimaginaire (...) soit le secret, encore partiellement irrévélé, de la pensée de Giordano Bruno et dune partie non négligeable du XVe et du XVIe siècles». «Le Banquet des Cendres constitue un document vivant et de premier ordre sur les controverses philosophiques que provoqua loeuvre de Copernic dans la seconde moitié du XVIe siècle italien.» J. Seidengart (Revue de Synthèse). |
traduit de litalien 1988. IIIe éd. 2006 xxii-170 p. 15 euros
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Massimo Cacciari
Drân Méridiens de la décision dans la pensée contemporaine Quel «terme», aujourdhui, est encore respecté? Quelle «loi» na pas été déplacée? S'il ne s'agit plus de transgresser le terme, d'aller au-delà de la «limite», mais bien au contraire de réussir à s'y tenir, de réussir à consister en elle et y résister si radicalement qu'on puisse l'approfondir jusque dans ses racines, dès lors, le Drân, «Faire», verbe tragique par excellence, qui indique l'instant, l'acmé suprême de la décision, lacte à son comble s'impose à la philosophie, à toute philosophie qui se veut aletheia : «expression de quelque chose de caché». «Le titre signifie déjà un déplacement énigmatique. Drân, cest faire, agir, dans le vocabulaire tragique grec. Sûr de sa mémoire, fixé à son idée, dune précision dorfèvre, recourant à mille artifices graphiques, Cacciari tente cela même quil étudie: évoquer le problème du faire et de la limite sans rhétorique.» G. Petitdemange (Etudes). |
traduit de litalien par Michel Valensi 1992 2-905372-63-X 156 p. 14 euros |
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Massimo Cacciari
Déclinaisons de lEurope Alors que lEurope sapprête à franchir le seuil de lunité politique et économique, elle se trouve en proie à des forces contraires, centrifuges, et à toutes sortes de résistances théoriques et pratiques , comme si le signe de son unité consistait avant tout en ce sentiment aigu de crise. Depuis les guerres médiques, alors quelle apparaît dans la conscience hellénique, lEurope est instable dans ses frontières, inquiète en son cur, incertaine quant à son destin. Elle procède par décisions successives, sinterrogeant toujours à la croisée des chemins. Et cest aux différents lieux de cette interrogation ininterrompue mer et terre, guerre et paix, Orient et Occident, loi et déracinement quest consacré ce livre, où il apparaît que la tentative de réduire cette tension entre les contraires, la volonté de les forcer à un accord est à lorigine de la violence qui se déchaîne à lintérieur même de lEurope. Alors que la seule voie salutaire pourrait être celle qui consiste à maintenir ce qui se donne comme parfaitement singulier, comme parfaitement distinct. |
traduit de litalien et présenté par Michel Valensi 1996 ISBN 2-84162-003-4. 176 p. 14 euros |
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Giorgio Colli Philosophie de la distance cahiers posthumes I Giorgio Colli est mort le 6 janvier 1979, laissant une uvre philosophique étroitement liée à son activité éditoriale et universitaire, comme éditeur, entre autres, des uvres complètes de Nietzsche et professeur de philosophie antique à lUniversité de Pise. Quatre livres seulement ont paru de son vivant, et cette méfiance vis-à-vis de lécriture et de la publication, fait lobjet dune réflexion au jour le jour dans ces cahiers rédigés entre 1955 et 1977, publiés en Italie en 1982 et qui commencent à paraître aujourdhui en français. |
texte établi par Enrico Colli. traduit de litalien par Patricia Farazzi 1999 |
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Giorgio Colli Philosophie du contact cahiers posthumes II Ce deuxième volume des Carnets posthumes rassemble différents fragments antérieurs à lécriture de Philosophie de lexpression et constitue le laboratoire de cette oeuvre importante, dont Colli dira lui-même qu’elle fut sa «plus grande émotion». Le contact grandit à lombre du fragment dHéraclite : «Contacts : les totalités et les non-totalités, le convergent et le divergent, le consonnant et le dissonnant.» Il est «lindication dun rien représentatif, dun interstice métaphysique, qui est pourtant un certain rien, puisque ce quil nest pas ... lui confère une détermination expressive». La prodigieuse plongée dans ce «rien qui est» laisse apparaître un monde, au seuil duquel Colli sarrête. La terre promise dune pensée du contact a encore les contours flous dune uvre posthume. Elle attend une nouvelle génération de pionniers du concept. Qui tarde. |
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texte établi par Enrico Colli. traduit de litalien par Patricia Farazzi 2000 22 euros. |
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| Nietzsche cahiers posthumes III Ce troisième volume des Carnets posthumes rapporte lensemble des fragments sur Nietzsche. Ils viennent en contre-point des préfaces quil a données aux différentes éditions de Nietzsche en Italie, rassemblées sous le titre Écrits sur Nietzsche (1980), et de son Après Nietzsche (1974). Et se fait jour ici, sous forme de notes rapides, acérées, énigmatiques, la relation privilégiée d’un homme avec une oeuvre sans équivalent dans la littérature philosophique de ces derniers siècles. Si «Nietzsche a tout dit et le contraire de tout», peu importe alors de le comprendre ou de l’interpréter. Le «comprendre» véritablement, c’est «faire quelque chose» dans sa direction. Se succèdent alors, au jour le jour, les différents moments de cette «action Nietzsche», qui confirment que sur le plan de l’honnêteté philosophique, nous ne sommes pas encore allés «après Colli». |
traduit de litalien par Patricia Farazzi . texte établi par Enrico Colli. 2000 17 euros. |
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| Giorgio Colli Après Nietzsche Les «grandes âmes ont peu à attendre de la justice des générations futures, dès lors qu’elles s’adressent à leur présent avec une dureté véritable». Et au lendemain de la cérémonie de clôture d’un siècle amer, c’est Nietzsche qui meurt une seconde fois, avec les festivités annoncées du centenaire de sa mort. Parce que les questions soulevées par lui sont encore là, suspendues, toujours plus inextricablement mêlées à notre incapacité d’y répondre. Piètres OEdipes modernes, pliant devant le sphinx, ou faisant mine de n’avoir pas entendu. Le vingtième siècle est terminé, et Après Nietzsche évoque un temps qui nest pas advenu, le temps présent dun «savoir non détaché de la vie». « Un excellent recueil, un livre aigu, pénétrant, neuf, qui reprend les thèmes grecs de Nietzsche, en prolonge ou corrige le sens, revient avec une brutale franchise sur les acquis de la pensée de Nietzsche, sans hésiter à les contester ... Il est rare que nous soyons ainsi gâtés par la fermeté du jugement et par la force du style. » E. Blondel (Revue Philosophique). |
traduit de litalien par Pascal Gabellone
IIe édition 2000. ISBN 2-84162-038-7 192 p. 15 euros |
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| Giorgio Colli Philosophie de lexpression Philosophie de l'expression est une tentative de repenser ex novo certains des thèmes essentiels de la métaphysique, et qui se situe en position de rupture évidente avec les courants dominants de la philosophie contemporaine. « Non, si la Philosophie de lexpression de Giorgio Colli ne renvoie à rien, cest quelle est un corps à corps direct avec Aristote, une écoute silencieuse de cette parole grecque davant la philosophie. » R. Maggiori (Libération). |
traduit de litalien par Marie-José Tramuta isbn 2-905372-28-1. 240 p. 14 euros. |
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Giorgio Colli Écrits sur Nietzsche « En vérité, Nietzsche na aucunement besoin dêtre interprété ... parce que son action sur la vie individuelle est directe », écrivait en polémiste Giorgio Colli, dans la présentation de lédition critique de Nietzsche, préparée avec Mazzino Montinari, qui a permis de lire des milliers de pages inédites et de mettre au jour une fois pour toutes les falsifications subies par les textes. |
traduit de litalien par Patricia Farazzi 14 euros. Dautres ouvrages de Colli et de Nietzsche figurent dans la collection «Polemos». Toujours sur Nietzsche, et comme «en prime» un entretien avec le «spécialiste mondial de Nietzsche», selon sa formule, que nous vous laissons découvrir. |
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Gustav.-Theodor Fechner Anatomie comparée des anges suivi de «Sur la Danse» et dun essai de William James C’est un fait que l’on assiste, depuis quelques années, à un "retour" de l’ange, dont les formes sont pour le moins diverses. Certes, l’ange est commode. Patient, messager, virtuel, intemporel ou exterminateur, il est surtout gardien, désormais, d’un homme incapable de se garder lui-même, et semble devoir correspondre à la folie sécuritaire qui s’est emparée de notre monde. |
traduit de lallemand par Michèle Ouerd & Annick Yaiche isbn 2-84162-025-5. 1997. 104 p. 14 euros. |
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Benito Feijóo y Montenegro Le Je-ne-sais-quoi «La pensée de Feijóo parvient à tracer les limites et les contours de la pensée rationnelle, à faire envisager de face cet élément mystique, hors la loi, et à poser ce Je-ne-sais-quoi comme lexpression nostalgique du résidu dun sentiment atrophié, originellement plus vaste, universel.» R. Amutio (Impressions du Sud). |
traduit de lespagnol et présenté par Catherine Paoletti bilingue. isbn 2-905372-35-4. 1989. 64 p. 7 euros. |
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Emmanuel Fournier
Croire devoir penser « Penser sans le savoir. Marcher sans le savoir. Ni savoir comment faire pour marcher ou pour penser. S’étonner de manquer de savoir. Et s’étonner de pouvoir savoir sans savoir savoir, sans avoir conscience de savoir. » D’ordinaire, le langage répond aux interrogations par des énoncés articulés autour de verbes soumis à la conjugaison, rattachant ainsi l’homme à ses questions sans pour autant lui répondre. Restait à tenter l’expérience de la "déconjugaison", par laquelle le verbe, laissé intact, se déclinerait exclusivement à l’infinitif. Alors l’homme et ses questions et ses réponses conjugués se prennent à sourire de ce qu’on ait pu croire devoir penser : « Je pense, donc je suis », comme s’il ne s’agissait au fond que de se pincer simplement l’avant-bras pour ne pas avoir à douter que ce fût bien «soi» et non quelqu’autre chose. C’est toute l’ironie de ce livre qui paraît en 1996 pour la première fois, fêtant les 37 ans de l’auteur. C’est toute sa légèreté que d’annoncer qu’«il nous arrive parfois d’espérer répondre aux questions que nous nous posons» par ces «études pour doute et conscience ... où il est question de douter, de croire et de savoir, de pouvoir et de manquer, de finir, de changer et de vouloir, de devoir, de servir et de se libérer», mais jamais de soi, ni de René Descartes. |
![]() écrire à l'auteur isbn 2-84162-008-5. 1996. 144 p. 13 euros. |
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Emmanuel Fournier Linfinitif des pensées comprenant les Carnets dOuessant Penser en acte: et lhomme préfère considérer la formule comme simple juxtaposition de mots, quand il fait le constat dune «pensée séparée de la vie». Cela viendrait-il quil ne pense quavec des mots qui le tirent le plus souvent vers ce quils veulent communément dire, et non plus vers ce quil voudrait, lui, penser ? Comment chercher, dans ces conditions, une façon acceptable dêtre et de penser ? Tout au long de ses carnets dOuessant, dessais parallèles de transcriptions à linfinitif de Descartes, Nietzsche, Wittgenstein, Kant, Aristote ou Heidegger, de postfaces à Croire devoir penser, et dannotations au «chantier de la philosophie», Emmanuel Fournier détaille avec une grande honnêteté et un sens minutieux de lhumour ce quil entend par «penser à linfinitif». |
2000 |
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Juan David García Bacca Invitation à philosopher selon lesprit et la lettre dAntonio Machado Depuis ses premiers travaux scientifiques et mathématiques jusquà ses derniers livres, parmi lesquels : Philosophie de la musique (1990), De la magie à la technique (1989), Hasard et Nécessité. Parménide et Mallarmé (1985), Juan David García Bacca sest toujours employé à réconcilier philosophie fût-elle des sciences et poésie. Létonnant ouvrage quil consacre à Machado nous invite à lire la philosophie du plus grand poète espagnol, mais aussi et surtout à apprendre de la poésie ce quest ce que devrait être , le questionnement philosophique sous toutes ses formes. « La parole est une opération de logique formelle », écrit Bacca et la parole poétique de Machado, exemple de logique poétique absolue, est, dans son essentialité, un accès au sens philosophique originel de lhomme, si tant est quon veuille bien voir et reconnaître, au lieu de simplement regarder et connaître. Mais « mes yeux sont dans le miroir des yeux aveugles qui regardent ceux avec lesquels je les vois » écrit Machado. Se trouvera-t-il des yeux pour voir quil nest de philosophie qui ne soit aussi écriture et pour le (et la) reconnaître ? |
traduit de lespagnol par Marie Laffranque Isbn 2-905372-98-2. 1994. 196 p. 19 euros. |
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Aldo G. Gargani Létonnement et le hasard La rationalité est au centre des questions auxquelles se mesure aujourd'hui la pensée. L'étonnement et le hasard en aborde les enjeux selon une perspective qui vise à en ouvrir le champ et à soustraire notre pensée, nos langages, à la nécessité de la règle, à la répétition et à l'inexorable. «La leçon de Gargani va bien au-delà des "thèses" philosophiques: il invite à faire confiance à l’étonnement, au hasard, à l’expérimentation, à l’imprévisibilité et à la possibilité d’effectuer de nouveaux choix de vie, de nouveaux paris de connaissance. » R. Maggiori (Libération). |
traduit de litalien par Jean-Pierre Cometti & Jutta Hansen |
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| Roger Godel Recherche dune foi suivi de Figures et images sur la jeunesse de Platon «La leçon de Godel doit être entendue: Il ne faut pas oublier la Grèce, sous peine de perdre la mémoire tout entière.» A. Jeannière (Études). |
isbn 2 905372-38-9. 1990. 144 p.
13 euros. |
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Ignaz Goldziher Paru en allemand en 1910, et aussitôt traduit dans plusieurs langues, Le Dogme et la loi dans lIslam dIgnaz Goldziher (1850-1921) a marqué un tournant dans les études islamiques et a contribué grandement à une meilleure connaissance de lIslam pour le lecteur occidental. «Cest notre premier manuel dIslamologie» sécrie le grand orientaliste Louis Massignon dans lhommage quil rend à son maître et ami, et près dun demi siècle plus tard, cest au tour de Bernard Lewis de saluer «ce chef duvre de perception, de construction et dexposition, ... qui, comme introduction à la foi, au droit, à la doctrine et à la piété islamiques, reste sans équivalent». |
Introduction de Louis Massignon en Appendice Agostino Cilardo; De quelques formations islamiques récentes Traduit par Félix Arin Coédition avec la Librairie Orientaliste Paul Geuthner |
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Gregorio de los Ríos Semer, planter, bouturer et arroser les fleurs, marcoter, greffer et tailler les arbres, agencer des massifs, nourrir et conserver le rossignol dans son jardin, faire des bouquets, l’Agriculture des jardins, écrit en castillan et publié pour la première fois en 1592, rompt avec une tradition qui voulait qu’un jardin fût essentiellement fonctionnel. Aux plantes médicinales, vivrières ou potagères, Gregorio de los Ríos, jardinier du roi d’Espagne, Philippe II, en charge de la Casa de Campo, à l’ouest de Madrid, préfère l’angélica et les besicos de monjas, la yierba donzela et les maravillas, l’estrallamar et les pajarillas et nous livre l’un des premiers traités de jardinage en Europe, inaugurant une nouvelle «idée de jardin», désormais consacré au plaisir des sens. |
Paru octobre 2007 Traduit de l'espagnol et présenté par Catherine Chomarat-Ruiz 978-2-84162-150-7 224 p. Relié Photos de Patricia Farazzi 30 euros |
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| Yehuda Halevi Le «Diwan» Une anthologie de loeuvre poétique en bilingue du plus grand poète juif du Moyen Age, auteur du Livre du Kuzari. |
traduit de lhébreu par Yaacov Arroche & Joseph G.Valensi postface de Samuel David Luzzatto (1864) bilingue. isbn 2-905372-24-9. 1988. XI-354 p. épuisé. |
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| Ibn Arabî Le dévoilement des effets du voyage «Tu es à jamais voyageur, de même que tu ne peux tétablir nulle part», sécrie Ibn Arabî dans ses Illuminations de la Mecque. Ainsi, Le dévoilement des effets du voyage repose sur laffirmation selon laquelle tous les êtres, jusquà la divinité elle-même, participent dun voyage universel sans fin, ni dans ce monde ni dans lautre. Mais ce livre, qui nous invite à suivre les voyages décrits par la Révélation et la tradition prophétique et à bénéficier de leurs effets, se double d'un traité d'herméneutique. L'interprétation constitue elle-même un voyage qui noue, entre le Livre, le monde et l'Homme, un lien de correspondance essentiel pour la compréhension du texte. Ainsi, les trois voyages vers Dieu, en Dieu et provenant de Dieu dont il est question ici, doivent aussi être compris comme autant de voyages vers, dans et provenant du Livre, qui est à la fois ce qui réunit les êtres, mais aussi les distingue. A ce titre, le Coran, livre de la Réunion et de la distinction, est le Monde dans lequel voyage le Shaykh al-Akbar, le plus grand des maîtres du soufisme et de la mystique islamique. L' oeuvre de Ibn ‘Arabi (Murcie 1165-Damas 1240) a fait l'objet de plusieurs traductions françaises et de nombreuses études, depuis les travaux d'Henry Corbin jusqu'à la biographie que lui a consacré Claude Addas. C'est la première fois que paraît une édition critique bilingue de l'un de ses traités. Denis Gril (Université de Provence) avait déjà traduit et présenté Le livre de l'arbre et des quatre oiseaux (Paris 1984) et a participé à l'anthologie des Illuminations de la Mecque (Paris 1988) |
texte arabe édité, traduit et présenté par Denis Gril isbn 2-905372-92-3. 1994. 20043 |
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| Ibn Arabî La production des cercles Ce petit traité aborde les éléments essentiels de la métaphysique de Ibn Arabî et témoigne de ses rapports avec la philosophie en même temps que de lintroduction dans le soufisme déléments externes empruntés à la scolastique et à la philosophie péripatéticienne. |
traduit et présenté par Paul Fenton & Maurice Gloton
bilingue. |
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Yann Kassile « Nous, Occidentaux, que connaissons-nous de la pensée actuelle au Japon? Savons-nous qui sont les penseurs contemporains japonais, ce qu’ils pensent? |
2006 ISBN: 2-84162-118-9 288 p. 22 euros Yann Kassile a également réalisé un documentaire sur Pierre Bonnard. Cliquer ici pour plus d'informations. et sur Nietzsche Cliquer ici pour avoir également plus d'informations |
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Najm al-dîn Kubrâ Les éclosions de la beauté et les parfums de la majesté Fritz Meier et Henry Corbin avaient attiré lattention depuis longtemps sur ce grand maître du soufisme iranien que fut Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221). Toutefois ce traité, sans nul doute le plus important du maître, navait jamais été traduit. Najm al-dîn Kubrâ y aborde principalement les expériences que traverse le voyageur dans son itinéraire mystique, notamment la perception des lumières de couleur et laccession à la sainteté marquée par le don du nom suprême de Dieu. Le saint que nous décrit Najm al-dîn Kubrâ est ce voyageur qui sanéantit dans cet amour fervent nocturne que le maître place au-dessus de la connaissance mystique. Il apparaît ainsi davantage que son contemporain méridional illuminé par la diurne clarté de cette connaissance, Rûzbehân de Shîrâz, comme un pur mystique de lamour fou. La méditation de Najm al-dîn Kubrâ offre une doctrine éclatée non spéculative dont le motif essentiel est la pratique et constitue une exhortation à la sincérité et à lenvol du désir. Le maître du Khwârazm fut aussi le témoin de limmense cataclysme qui a ravagé lIran au début du XIIIe siècle. Il offre limage dun saint qui ne demeure pas enfermé dans son couvent, mais qui, animé dun courage extraordinaire, refuse de fuir devant les Mongols et prend même les armes pour les combattre jusquà la mort sur les remparts de Khwârazm, non sans avoir auparavant achevé la formation de ses derniers disciples. |
traduit de larabe et présenté par Paul Ballanfat
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Najm al-dîn Kubrâ Les textes traduits ici constituent un ensemble dont lessentiel est consacré à définir les règles de linitiation et de léducation spirituelle. Leur portée est avant tout pratique. On peut ainsi mesurer à quel point Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221) fut plus un guide spirituel soucieux de conduire ses disciples jusquà leur but, quun doctrinaire du soufisme. Cependant, la pratique du soufisme ne saurait se séparer dune doctrine densemble qui la fonde et qui lorganise dans la cohérence du discours. On trouvera donc dans ces traités maints éléments qui complètent ce que Najm al-dîn Kubrâ a davantage développé dans Les Éclosions de la beauté et les parfums de la majesté, paru dans cette même collection. |
2002 traduit de larabe ISBN: 2-84162-059-X
28 euros |
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Jules Lequier Abel et Abel suivi de la Notice biographique de Lequier par Prosper Hémon (texte établi et présenté par Gérard Pyguilhem) et de «Lincommunicable secret caché sous ce mot : Nous» inédit de Lequier texte établi par Michel Valensi. |
1991
isbn 2-905372-55-9 256 p. 19 euros. |
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Jules Lequier Comment trouver, comment chercher une première vérité? «Dans ses écrits ... un unique problème est traqué et comme trituré sous toutes ses faces : la liberté humaine. Lequier est par excellence le philosophe de la liberté. Il a eu lintuition simple, mais extraordinairement intense et profonde, que si la liberté est, elle nest rien dautre, incompréhensible, incompatible, ne tolérant ni partage ni compromis.» X. Tilliette (La Croix, 1962). |
préface de Claude Morali suivi de |
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Raymond Lulle (Ramon Lull) Le livre du gentil et des trois sages Sept siècles après sa rédaction, Le livre du gentil et des trois sages pose, avec une actuelle pertinence, la question de la différence en affirmant lessentielle et vitale importance du dialogue et de la polémique pour la société des hommes. Lexposition systématique des trois religions, à un plan dégalité dans le dialogue, fait de cet ouvrage un manifeste de lart du dialogue en tant que polémique respectueuse. |
traduit du catalan et présenté par Dominique de Courcelles isbn 2-905372-66-4. 1992 2. 256 p. |
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| Stéphane Mallarmé Écrits sur le livre choix de textes et de correspondances |
isbn 2-905372-06-0. 1986. 192 p. (épuisé) | |||
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photo de couverture: Eduardo Comesaña. Borges dans son bureau de la Bibliothèque Nationale de Buenos Aires en 1971. |
Jean-Clet Martin Jorge Luis Borges (1899-1986) a traversé le vingtième siècle à la manière de ses personnages, laissant toujours imprécise la limite entre fiction et réalité. Sa biographie recoupe celle des Pierre Ménard, Evaristo Carriego, ou Herbert Quain qui peuplent ses ouvrages comme autant de miroirs multipliés. Aussi lire la vie de Borges, c’est reparcourir avec lui les labyrinthes d’un monde dont, tel un «dieu bibliothécaire», il a dessiné les contours, déployé les déserts, engendré par jets d’encre les populations, construit les villes, où chaque individu est comme l’hologramme d’une pensée, né des visions d’un homme aveugle. Cet autre monde, décrit avec la précision d’un entomologiste et le détachement d’un mystique, s’offre à nous comme une éternité miniature peuplée de vies imaginaires, à l’exemple de celle que Jean-Clet Martin consacre à Borges, pour le vingtième anniversaire de sa disparition. Jean-Clet Martin enseigne la philosophie. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont La philosophie de Gilles Deleuze (Payot), Van Gogh. L’œil des Choses (Les Empêcheurs), et, aux éditions de l’éclat, Eloge de l’inconsommable (2006). |
2006 ISBN 2-84162-131-6 240 pages 22 € |
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Jean-Clet Martin Notre monde plie sous le poids d’objets consommables à souhait, caducs à la mesure de leur ‘utilité’, encombrant l’espace de notre respiration, jusqu’à ce qu’essouflés nous protestions : «Mais avait-on besoin de tant de choses?» Il en est d’autres pourtant, insaisissables, joignant le «futile à l’agréable», se dérobant à l’emploi avec une élégance espiègle. Objets inconsommables, débordant nos certitudes, surgissant au cœur d’une œuvre littéraire (Borges, Proust), d’un tableau (Le radeau de la Méduse de Géricault, La Machine à gazouiller de Klee), d’un film (Eve de Mankiewicz, Gladiator de Ridley Scott), ou heurtant le flâneur au détour d’une rue, d’un musée de la porcelaine, ou d’un portique ouvrant sur un ancien jardin. Dès lors, l’éloge de ces objets inconsommables consistera à désigner le territoire où ils nous livrent un sens nouveau, un plein étonnement, une revenue au monde, dessinant les contours mêmes de la philosophie. |
ISBN: 2-84162-120-0 144 p. 15 euros |
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Carlo Michelstaedter La persuasion et la rhétorique La persuasion et la rhétorique est, on ne craint pas de l'affirmer, un cas unique dans l'histoire de la philosophie. Carlo Michelstaedter (1887-1910) l'écrivit à 23 ans et se donna la mort le lendemain même de l'achèvement de ce qui devait être sa maîtrise de philosophie. « Chacun dentre nous, lecteur par profession ou par amour, connaît quelques volumes dont il nest pas sorti indemne. Ils marquent obscurément les fibres, au point que la voix sonne faux quand on veut en parler de manière seulement docte. Ces livres-là, quon est sûr de noublier jamais, nous les comptons sur les doigts dune main, rarement deux. Pour ma part, je nhésiterai pas à y mettre désormais, La persuasion et la rhétorique. » R.-P. Droit (Le Monde). |
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Carlo Michelstaedter « L’homme, dans la nuit, allume une lumière pour lui-même. » L’homme dans la nuit de la rhétorique, allume en lui en son oeil une lumière dont il sait qu’elle le consumera. Cette lumière, en tant qu’elle éclaire, est un don. Les Appendices critiques sont ce don de lumière qui consume celui qui en est proche et éclaire celui qui se tient à l’écart. Mais peut-on éternellement se tenir à l’écart de la lumière qui consume et se consume ? Peut-on éternellement voir et dire que l’on a rien vu? |
traduit de litalien par Tatiana Cescutti. |
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Carlo Michelstaedter «La correspondance [de Michelstaedter] éclaire en perspective loeuvre, la prépare peut-être, mais ne porte pas trace de "prolégomènes à une mort annoncée". Ce qui là, lentement, se fabrique cest bien une énigme.» R. Maggiori (Libération). < Argia Cassini |
choix de lettres établi par Michel Valensi 14 euros. |
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Carlo Michelstaedter Le Dialogue de la Santé fait partie dun ensemble décrits posthumes de Michelstaedter, dont les éditions de léclat publieront lintégralité prochainement. Construit sur le modèle du dialogue platonicien (ou leopardien), il met en scène deux jeunes hommes, amis de Michelstaedter, Nino Paternolli, et Enrico Mreule (dont Claudio Magris avait fait le personnage principal de son livre Une autre mer). Au sortir dun cimetière, le gardien salue les deux jeunes hommes dun cri : «Que Dieu vous donne la santé.» Cest loccasion dune discussion âpre sur le sens des mots et le sens de la vie. En écho avec la Persuasion et la rhétorique, le Dialogue de la Santé résonne de tous les thèmes de ce livre inclassable, la sécurité, la nécessité de vivre, le langage et ses pièges, etc. Il en explicite également les thèmes, et pourrait être un élément de réponse au geste ultime de Michelstaedter, jusquà présent inexpliqué. Le dialogue est suivi dautres petits dialogues moraux de Michelstaedter. Carlo Michelstaedter (1887-1910) est connu comme étant lauteur dun seul et unique ouvrage : La persuasion et la rhétorique (et ses Appendices), dont la publication à lEclat en 1989 fut une révélation pour beaucoup. «Chacun de nous, lecteur par profession ou par amour, connaît quelques volumes dont il nest pas sorti indemne... Pour ma part, je nhésiterai pas à y mettre désormais la Persuasion et la rhétorique», écrivait Roger Pol Droit dans le Monde lors de la parution de ce titre. Né à Gorizia en 1887, Michelstaedter étudie à Florence, où il rédige ce « mémoire de maîtrise » unique en son genre, sur les concepts de persuasion et de rhétorique chez Platon et Aristote. Le soir de lachèvement de son travail, il se tire une balle dans la tête. Il avait 23 ans. |
PARU MARS 2004 Collection "philosophie imaginaire" traduit de l'italien et présenté par Antoine Parzy |
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Patricia Farazzi La vie obscure Cest à lombre de Carlo Michelstaedter que viennent sabriter les personnages de La vie obscure, désormais inséparables dune oeuvre qui, à laube du siècle du Grand-Nombre, interrogeait: «Lindividu, où est-il?» Et cet individu broyé se reconstruit ici à travers les dessins de silhouettes dune femme qui peint, la réflexion intempestive dune jeune fille de retour dans une ville, lironie inquiète dune ombre philosophique. |
hors collection 1999 144 p. 12 euros Voir aussi paraboles |
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| Niffari Le Livre des Stations « Symbolisant une rupture dans lécriture, le texte de Niffari symbolise par là même, une rupture dans la culture. Il sagit en quelque sorte dune reconsidération radicale de la culture arabe, et plus particulièrement de ses formes et ses contenus théologico-juridiques.» Adonis. |
traduit de larabe et présenté par Maati Kabbal
Suivi de « Vers une étrangeté familière » par Adonis 15 euros. |
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Luigi Pareyson Ontologie de la liberté «Au commencement était le choix» écrit Pareyson, mais «le premier acte de liberté a été, en Dieu, un acte de liberté positive et, en lhomme, un acte de liberté négative. Une divergence immense, un déclin épouvantable et irréversible. Est -il possible darrêter cette sinistre décadence et dinverser le cours des choses?» Ainsi la philosophie de la liberté qui se dessine dans ces pages se fonde-t-elle sur un rapport étroit avec le problème du mal et de la souffrance : du «mal en Dieu», comme possibilité ; de la souffrance de lhomme comme réalité. Elle prend la forme dune herméneutique de lexpérience religieuse sappuyant sur le mythe, en tant quil est le plus à même de rendre compte du caractère inépuisable du transcendant. Et pour approcher au plus près le «moment athée de la divinité», Pareyson déploie ici une écriture tourmentée, fragile et tendue à lextrême, portant témoignage dune expérience de pensée singulière qui ne sest jamais accommodée de la seule réponse «morale» apportée à la question fondamentale formulée pour la première fois par Leibniz: «Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?». |
traduit de litalien et préfacé par Gilles A.Tiberghien ISBN 2-84162-021-2. 288 p. 25 euros. |
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| [Ashtâvakra Samhitâ] Les paroles du Huit-Fois-Difforme Dialogue sur la réalité « Les Paroles du Huit-fois-difforme » (Ashtâvakra Samhitâ) est un texte classique du monisme védantique, postérieur de plusieurs siècles au Mahâbhârata dans lequel ses protagonistes sont mentionnés pour la première fois. Sa rédaction peut être datée entre le ive et le viie siècle de notre ère. Il consigne linstruction spirituelle du roi Janaka par lenfant Huit-fois-difforme Ashtâvakra. « Comment sobtient la connaissance ? Comment se produira la délivrance ? Et labsence de toute passion, comment sobtient-elle ? » Tous les concepts fondamentaux de notre philosophie sont évoqués ici : lÊtre, la connaissance, lUn, le multiple, la conscience, la pensée, la vérité, etc. Mais le bouleversement advient dès lors quon réalise quen sanskrit la pensée est un organe, lintellect un sens qui transcrit les cinq autres, et que la vérité sapparente à ce qui peut être « désigné du doigt ». Il en va de même pour tous nos concepts qui semblent si lisses à la lecture quils glissent entre nos mains, animés quils sont dune vie débordant nos limites occidentales. « Langue rigoureuse et puissante que lon saisit par ses racines et que lon pénètre par ses feuillages, le sanskrit est à la conscience ce que lArbre inversé est au cosmos. » Alors la lecture des Paroles du Huit-fois-difforme devient une expérience de haute-montagne. Une lente ascension dun monde et dune langue, dun monde qui est la langue, jusquau principe des choses, jusquà ce que « le sage soit comme le ciel». « À quoi bon multiplier les mots ? » sécrie alors Ashtâvakra, et cette « paideia du silence » adressée au roi Janaka prend une tout autre dimension pour l’homme occidental, coupé de son « orient » où naît le jour, pour qui les mots sont « ce qui reste de tant d’espoir». |
traduit du sanskrit et présenté par Alain Porte édition bilingue |
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Giovanni Pico della Mirandola De la dignité de lhomme Lorsquil écrit lOratio de hominis dignitate, qui aurait dû introduire ses Neuf cents thèses philosophiques, théologiques et cabalistiques, Pico della Mirandola (1463-1494) a vingt-quatre ans. Bien conscient du fait que « ses façons ne répondent ni à son âge, ni à son rang », cest pourtant une philosophie nouvelle quil propose à ses aînés ; philosophie ouverte, accueillant tout ce qui, depuis les Mystères antiques jusquaux religions révélées, émane de ce que lon pourrait appeler la « volonté de vérité ». |
traduit du latin et présent&eacu | ||