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Yehuda Amichaï
Début fin début

Poète d’une terre sujette aux tremblements des hommes qui l’habitent, d’une langue hantée par ses sens mystiques, Amichaï (1924-2000) accompagne l’histoire tout entière d’Israël, depuis les balbutiements des utopies pionnières jusqu’aux ultimes combats pour «la paix maintenant». Il laisse en héritage à des générations nourries de sa poésie la tâche, difficile, d’écrire à sa suite : En ce beau jour d’automne, je fonde, à nouveau, Jérusalem. Les rouleaux de sa fondation volent en l’air: oiseaux, pensées.

Lire deux poèmes

Edition bilingue.
Traduit de l’hébreu et présenté par Michel Eckhard Elial

avril 2001

isbn 2-84162-053-0
128p. 14 euros

Voir la page consacrée à la littérature israélienne


Yehuda Amichaï, Les morts de mon père et autres nouvelles

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Yehuda Amichaï
Les morts de mon père
et autres nouvelles

L’oeuvre narrative d’Amichaï est contaminée par sa poésie, et dans les six nouvelles publiées ici, l’intrigue, souvent amoureuse ou guerrière, bascule dans un univers aux limites extrêmes de la réalité. La vie, alors, est bel et bien un songe, pour ce soldat de La bataille sur la colline, ou ces amants d’Un amour à l’envers, ou ces amis de L’orgie. Comme le songe de ces morts successives d’un père au fil du temps, comme le songe de cette neige qui tombe sur Jérusalem pour que les aveugles puissent la voir telle que nous la voyons: lisse et blanche aux yeux du piéton de la « Venise de Dieu » qu’a été Amichaï.

Lire une nouvelle

traduit de l’hébreu par Michel Eckhard Elial

nouveauté avril 2001

isbn 2-84162-052-2
156p. 12 euros

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Yehuda Amichaï
Poèmes de Jérusalem

Un choix de poèmes sur « la Venise de dieu », Jérusalem, dont le nom hébreu, Yérushalaïm, est un pluriel. Comme sa destinée.

édition bilingue traduit de l'hébreu par Michel Eckhard Elial

isbn 2-905372-48-6.

1991. 128 p

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Lire une présentation du livre par Patricia Farazzi, sur le site de la librairie française de Berlin

Hélène Bezençon
Berlin, mémoire pendant les travaux

Berlin, mémoire pendant les travaux pourrait avoir la forme d’un guide imaginaire de Berlin pour ceux qui voudraient s’y perdre. Il raconte l’errance méticuleuse d’une femme dans quelques rues de la ville au cours de l’été 2003. À sa mémoire incertaine d’événements rêvés ou vécus, se mêle la mémoire de la ville, bouleversée par les transformations continues des tracés de rues et des bâtiments depuis la chute du Mur en 1989, et dont la mosaïque des sols garde l’empreinte. Aux images de ce Berlin-là viennent se superposer des visions du Berlin de Moses Mendelssohn, à partir des traces infimes ou reconstituées de cette époque, ou du Berlin des années brunes, dont témoignent, dans la ville, les pavés de cuivre jaune portant les noms des déportés, plantés dans le sol devant leurs anciennes demeures.

Hélène Bezençon est née en 1960 à Lausanne. Elle a publié aux Editions de l’Aire: Entre autres (1988), Fleurs de Peau (1989) et aux éditions Vents d’Ouest, Les Confessions d’une mangeuse de lune (1995) qui a obtenu le prix Canada-Suisse. En 2000, deux de ses pièces de théâtre (Pouce et Arrête de rêver, l’Etrangère) ont été jouées en Suisse et publiées par l’Age d’Homme. Une première version de ce roman été publiée par l’Association  pour l’aide à la création littéraire en 2005 sous le titre Mémoire pendant les travaux. Elle vit et travaille à Berlin depuis 1993.

AVRIL 2008

ISBN: 978-2-84162-160-6

128 p.

12 euros


En couverture: "L'assassinat de Baltard" par Jean-Claude Gautrand

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Patricia Farazzi
D’un noir illimité

«Il a fallu en suivre et en perdre des traces, en bouffer des kilomètres de bitume, de mégots et de nuit, pour te retrouver là, dans ce bistrot paumé du haut Belleville. »

D'un noir illimité est le roman d'une époque des amitiés extrêmes, de l'explosion d'une violence jusqu'alors contenue, de la construction d'un monde à coups de destructions.
Dans cette histoire entre Arthur, Nell, Sam, Dita et quelques autres, que reste-t-il de ces « années 70 », que l'on croyait de liberté, quand chacun, à sa manière, s'est tenu radicalement à l'écart du spectacle des apparences? Quelle place accorde-t-on dans ce monde d'aujourd'hui à ces ironiques intempestifs que la vie a dispersés? Ne sont-ils pas condamnés, comme Arthur le saxophoniste devenu aveugle, à la vie des termites, dans quelque «trou des Buttes Chaumont»?

Patricia Farazzi a publié plusieurs livres aux Éditions de l'éclat, depuis L'Esquive (1985) jusqu'à l'Archipel vertical (2007), en passant par Le Voyage d'Héraclite (1986), ou La vie obscure (1999), autour du philosophe italien Carlo Michelstaedter. Elle est aussi traductrice.

Ecoutez l'émission “Jeudi noir", sur Radio Libertaire, consacrée à D'un noir illimité de Patricia Farazzi

 


Photo © Giovanni Panizon

JANVIER 2013

Lire un extrait

Rencontre à la librairie de l'ATELIER, Paris, le 14 JUIN à 20h... plus en cliquant.

ISBN 978-2-84162-295-5

320 p.

18 euros


Lire le premier chapitre

 

Patricia Farazzi
L’Archipel vertical

Photographe du détail et l’infiniment petit, Elina échappe par hasard à un attentat qui soufflera l’immeuble où elle habitait à Tel-Aviv. La vie sauve, elle perd pourtant le fil d’une existence qui l’avait menée jusqu’au seuil ultime de cette méditerranée problématique. Reconstituer alors le détail des vies fauchées l’entraîne dans un effort de mémoire, où se juxtaposent des temps différents, empilés comme les îles d’un archipel vertical. La ville pas encore centenaire, mais déjà vieille des vies qui s’y accumulent, devient le personnage central autour duquel gravitent un poète qui porte encore le deuil d’une fille disparue, un médecin, fils d’un juif allemand et d’une arabe de Haïfa, une jeune colombienne rencontrée dans un bar ou les souvenirs d’amis disparus.

Patricia Farazzi a publié plusieurs récits aux éditions de l’éclat dont La vie obscure (1999) à partir du personnage de Carlo Michelstaedter. Elle co-dirige la collection « philosophie imaginaire » dans laquelle elle a traduit la plupart des livres de Giorgio Colli et plus récemment, le livre de Sergio Bettini : Venise. Naissance d’une ville. Elle a obtenu en 2003, le prix de la traduction du Ministère italien des Affaires étrangères.

2007

ISBN 978-2-84162-141-5

176 p

12 €


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  Patricia Farazzi
La vie obscure

C’est à l’ombre de Carlo Michelstaedter que viennent s’abriter les personnages de La vie obscure, désormais inséparables d’une oeuvre qui, à l’aube du siècle du Grand-Nombre, interrogeait: «L’individu, où est-il?» Et cet individu broyé se reconstruit ici à travers les dessins de silhouettes d’une femme qui peint, la réflexion intempestive d’une jeune fille de retour dans une ville, l’ironie inquiète d’une ombre philosophique.

1999

144 p.
isbn 2-84162-035-2.

12 euros

L Y B E R

écrire à l'auteur


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Patricia Farazzi
L'esquive

«Patricia Farazzi se meut dans une symbolique aux accents parfois bibliques évoquant aussi des temps très anciens ou les planètes dunes de la science-fiction. Livre troublant, par son ambiguïté même, frère du poème, fils du rêve». (Lu)

isbn 2-905372-01-x. 1985. 184 p.

12 euros.


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Patricia Farazzi
Le voyage d'Héraclite

Un voyage imaginaire d'Héraclite en Égypte qui ne dure que le temps d'un léger mouvement de tête vers l'Orient.

isbn 2-905372-12-5. 1986. 48 p.
8 euros.

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Patricia Farazzi
La porte peinte

Parce qu'une voix intérieure semble lui dire qu'il ne sculptera plus, il pousse la porte peinte devant laquelle il passait tous les jours... «et elle s'ouvre».

isbn 2-905372-25-7. 1988. 120 p. 70 ff. 12 euros.

 

Patricia Farazzi
L'ombre fermée

«Le vaudou, c'est ce qui est à l'intérieur de l'ombre fermée.»

isbn 2-905373-61-3. 1991. 32 p. 17 x 24. épuisé.
(tirage sur vergé limité
à 100 ex. numérotés)

voir aussi philosophie imaginaire


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Pierre Kahn
Le gribouilleur sur le cadastre

«Non pour une fois le mot n'est pas image. Il est sens, odeurs, goût et audition, C'est comme un territoire nouveau, une part délaissée dans le langage.» (Pages).

isbn 2-905372-21-4. 1987. 40 p. 21 x 25.
12 euros.

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Abdelkebir Khatibi & Jacques Hassoun
Le même livre

isbn 2-905372-04-4. 1985. 176 p.
12 euros.

 

 

 

 

 

 

 

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Luigi Meneghello
Libera nos a malo

Libera nos a malo (« Délivrez-nous du mal») (1963) est le roman du pays de Malo (Vénétie), des années 1920 jusqu’à l’après-guerre. Mosaïque de récits drolatiques d’une enfance italienne sous le fascisme, bribes de fictions et d’épopées autobiographiques, digressions philologiques et burlesques sur la religion, les courses de bicyclettes, l’amitié, les petites amoureuses ou la mort, le livre nous révèle une Italie disparue dont le héros est la langue. Cette langue minuscule de Malo, dont l’extraordinaire richesse vient télescoper l’italien officiel des instances de pouvoir et dire l’universalité des récits de l’enfance et du souvenir.

Luigi Meneghello est une figure à part dans la littérature italienne. Tellement à part que son oeuvre n’a fait l’objet que de rares traductions, alors qu’elle est désormais considérée en Italie comme ‘classique’, à l’égal de celle d’un Pavese, d’un Gadda ou d’un Fenoglio. Né à Malo dans la province de Vicence en 1922, Meneghello a émigré en Angleterre à partir de 1948, où il a enseigné la littérature italienne à l’Université de Reading jusqu’en 1980. Puis il a partagé son temps entre sa région natale et la Grande-Bretagne, jusqu’à sa disparition en juin 2007. Son deuxième livre, Les petits maîtres (1964 ; tr. fr. Calmann-Lévy, 1965), a été porté à l’écran par Daniele Luchetti en 1997.

SEPTEMBRE 2010

Traduit de l'italien par Christophe Mileschi

Traduit avec le concours du Centre National du Livre

Lire des extraits

ISBN 978-2-84162-215-3

320 p.

24 euros


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Georges Préli
La constellation

isbn 2-905372-10-9. 1986. 112 p.
12 euros.

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Georges Préli
La saison du sphinx

isbn 2-905372-17-6. 1987. 120 p. 12 euros.

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Donatella Saulnier
Le serpent de mer
isbn 2-905372-09-5. 1986. 128 p. 12euros.

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Aaron Shabtaï
Le poème domestique

Le poème domestique décrit avec une écriture limpide et d’une étonnante efficacité, la geste quotidienne d’un homme, au gré des “maisons” qu’il habite comme autant de poèmes. Le premier volume est consacré à la maison intime, celle de la relation amoureuse, de la nourriture et du repos. Le deuxième (Première lecture) visite la maison de l'étude et de l'enseignement et suggère d’installer les écoles dans les cuisines des hopitaux.

traduit de l'hébreu et présenté par Michel Eckhard Elial
édition bilingue
isbn 2-905372-14-2. 1987. 240 p.
13 euros.

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Aaron Shabtaï
Première lecture
(Le poème domestique II)

«Shabtaï, poète de l'état des oiseaux ... un chant juste destiné à être entendu.» B. Cohen (Libération).

«Il n'est pas douteux que ces petites totalités laisseront leur marque dans l'histoire de la poésie.» F. Schulmann (Nouveaux Cahiers).

traduit de l'hébreu par Michel Eckhard Elial
isbn 2-905372-47-8. 1991. 144 p.
13 euros.

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Jan Erik Vold
12 méditations

UN ARBRE RESTE LÀ À ATTENDRE
que personne
ne vienne,
que la pluie

se mette à tomber, que
la chlorophylle
fasse
son travail. Un arbre reste là à deviner

les pensées du vent
sans jamais savoir
ce que
fait le vent.


COMBLÉ
par son propre
corps. Reste là à
faire

tourner son ombre
au vent
et au soleil.
Reflète le tic-tac

de l'horloge cosmique
sans avoir dit
le moindre
mot.

L'ARBRE ET SON
frère
le non-arbre
découpés dans du carton

sur la terre
où nous vivons.
À l'étage du dessous
les racines tètent

l'obscur. Le vent est un alphabet
dis
pa
ru.

Jan Erik Vold (1939), poète et musicien, est considéré comme le poète norvégien le plus important de sa génération. Il a collaboré avec plusieurs musiciens de jazz, dont le saxophoniste Jan Garbarek et le trompettiste Chet Baker.
Son traducteur, le poète Jacques Outin, a permis de faire connaître au public français la plupart des poètes scandinaves contemporains à travers plusieurs anthologies. Il a traduit également les œuvres complètes de Tomas Tranströmer (Prix Nobel 2011).

 


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Aldo Zargani
Pour violon seul

Souvenirs d’enfance dans l’En-deçà. 1938-1945

À partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l’auteur est renvoyé de l’Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l’enfance d’Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d’une ville à l’autre, d’une logeuse à l’autre, d’une cache à l’autre, sans que jamais l’espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. « Sept ans de malheur » dans la vie d’un enfant, dont l’auteur porte la marque et qu’il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu’on a comparées à celles d’un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l’Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l’amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie, Pour violon seul a été également traduit en anglais, allemand et espagnol.

Aldo Zargani a publié plusieurs récits remarqués et primés en Italie aux éditions Il Mulino. Il a longtemps travaillé à la RAI.

 

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