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Stanley Booth
Dance with the Devil.
Les véritables aventures des Rolling Stones

Décembre 1969. Les Rolling Stones achèvent leur tournée américaine en donnant un concert gratuit à Altamont, dans le désert californien. Mais les tristement célèbres Hell's Angels, responsables du service d'ordre de cet événement réunissant trois cent mille personnes, perturbent la fête et finissent par lyncher purement et simplement un spectateur noir, Meredith Hunter. Stanley Booth accompagna le groupe pendant l'année 1969, des limousines aux chambres d'hotel, retraçant à la manière de Michael Herr dans Putain de mort l'anarchie, les excès et les peurs d'un rêve qui conduisit à sa propre destruction. Plus qu'un simple reportage, Dance with the Devil est, selon Harold Brodkey, «l'un des meilleurs livres sur les années 1960».

Stanley Booth, né en 1942, est critique de rock. Il a entre autre écrit sur Keith Richards, Otis Redding, Janis Joplin, James Brown, Elvis Presley, Gram Parsons, B.B. King et Al Green. Il est également l'auteur de Rhythm Oil: A Journey Through the Music of the American South et d'une biographie de Keith Richards, Keith: Standing in the Shadows, 1996


2000

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nancy Lea

ISBN 2-84162-040-9.

160 p.

12 €

TNB

 

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S. H. Fernando Jr
The New Beats
Musique, culture et attitudes du hip-hop

De DJ Kool Herc à Dr Dre, des premiers B-Boys au Wu-Tang Clan, une exploration de la complexité des mots, des sons, des images et des attitudes du hip-hop. Sans doute l'un des ouvrages le plus complet sur le sujet, The New Beats propose en ouverture un contexte historique détaillé, reliant le rap aux formes antérieures de musiques noires qui l'ont influencé. Puis, après avoir examiné les rapports entre le hip-hop, la culture et les forces sociales et politiques qui les ont engendrés, il tente d'aller au-delà  du domaine de l'industrie actuelle pour examiner le rap en tant que commerce. Ecrit sous forme de documentaire, The New Beats fourmille d'informations historiques mais aussi d'interviews avec les grand masters du genre, qu'ils soient rappeurs, ingénieur du son, danseurs, producteurs...

Skiz Fernando Jr. est new-yorkais. Il fut longtemps journaliste pour Vibe, The Source, etc. Musicien, il a fondé le label WordSound.

2008

Traduit de l’anglais (USA) par Arnaud Réveillon

Nouvelle édition

ISBN 978-2-84162-174-3

384 p.

13 €


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David Toop
Ocean of sound
Ambient music, mondes imaginaires et voix de l'éther

«Ce livre parle de voyages, certains réels, d'autres imaginaires, et d'autres encore, prisonniers de l'ambiguïté entre les deux. Ma figure centrale, ce sont ces signaux transmis à travers l'éther. Ceci s'applique autant aux musiciens javanais et à Debussy, durant l'ère coloniale du XIXe siècle, qu'à la musique de l'ère numérique au tournant du millénaire. Ces cent années d'expansion de la musique, médium généralement fluide, non verbal et non linéaire, nous ont préparés à l'océan électronique du siècle à venir. Tandis que le monde s'est transformé en océan d'information, la musique s'est faite immersive. Une bonne partie de la musique dont je traite pourrait être caractérisée par l'idée de dérive ou par une existence in stasis… Les musiciens sont devenus des voyageurs virtuels, créateurs d'un théâtre sonique, les émetteurs de tous les signaux reçus de l'autre côté de l'éther. De Debussy à Aphex Twin, de Russolo à Autechre, en passant par Varèse, Miles Davis, Sun Ra, Alvin Lucier, Brian Eno et mille autres sons, Ocean of Sound plonge le lecteur dans de vertigineux espaces sonores au-delà des catégories musicalo-commerciales, du Paris fin de siècle aux raves technos, de l'Amazonie au Japon. L'ouvrage trace une géographie réelle et imaginaire des mondes sonores du XXe siècle, sous et au-delà de l'éther.»

David Toop est musicien, journaliste et écrivain. Auteur également de Rap Attack, Haunted Weather, Exotica. A collaboré à The Wire, The Face, Mojo, Vogue… A enregistré de nombreux disques depuis New And Rediscovered Musical Intrument, paru en 1975 sur le label de Brian Eno Obscure..

2008

Traduit de l'anglais (USA) par Arnaud Réveillon

Nouvelle édition

ISBN 978-2-84162-173-6

384 p.

13 €

TNB

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Ulf Poschardt
DJ Culture

DJ Culture est certainement l'un des ouvrages les plus fournis sur l'histoire du «médium DJ». Ulf Poschardt propose avec cet ouvrage une grande historiographie du DJ en tant que médiateur, auteur et «pop star».
La première partie du livre retrace la naissance de l'intermédiaire et de l'amuseur que fut longtemps le DJ, naissance parallèle à celle des stations de radio, de la massification du médium disque (inséparable de l'histoire du DJ), des charts et de la musique pop. Dans une seconde partie, Poschardt suit l'émergence du DJ non plus en tant que simple passeur de disque mais en tant que nouveau vecteur de la musique pop (où les platines remplacent les cordes de la guitare). Du disco à l'electronica, en passant par le hip-hop, la house, l'acid jazz, etc., le DJ est étudié sous toutes ses coutures, au regard des phénomènes sociaux qui l'ont poussé à se développer (minorités noire, homosexuelle...), des lieux auxquels il est intimement lié (radios, clubs...) et des médiums/techniques qui ont repoussé chaque décennie passant les limites de ses possibilités (45-tours, tables de mixage, dubbing, mix et scratches...).
DJ Culture est également le prétexte à une large histoire des musiques populaires du vingtième siècle (qu'elles s'appellent rock' n roll, rap, disco, house, rare groove, trip-hop...), ces diverses formes de musique ayant toujours trouvé en la personne du DJ la possibilité (ou non) d'exister, se transformer... et disparaître. Avec ses mille et quelques références bibliographiques, DJ Culture peut être lu comme une somme sur les musiques populaires, où les écrits de Greil Marcus, David Toop, Nelson George, Nik Cohn, Simon Reynolds, Thomas Pynchon, etc., sont amplement cités, commentés, remis en question ou prolongés.

Ulf Poschardt est directeur artistique du journal Welt am Sonntag. Professeur invité d'esthétique de la communication à la Hochschule der Kunste de Berlin. Est également l'auteur de Uber Sportwagen et Anpassen..

2002

Traduit de l'allemand par
J.-P. Henquel & E. Smouts

ISBN 2-85162-049-2

416 p.

EPUISÉ (on aimerait bien le réimprimer...)

TNB

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EPUISE

Jean-Paul Levet
Talkin' That Talk. Le langage du blues et du jazz

Le blues, plus que toute autre musique du XXe siècle, reflète et symbolise une véritable lutte - celle du Noir à qui la parole, voire l'existence, est purement déniée par la société dominatrice blanche. Mais par le chant la langue se délie, les mots interdits devien-nent métaphore, les références cachées abon-dent, cruauté et crudité s'enlacent, et la difficile réalité trouve son expression grâce à la musique. C'est ce que traque Talkin' That Talk, à la fois dictionnaire anthologique de 3 000 mots et véritable histoire d'une culture finalement devenue dominante - avec le rap. Des black cat bones utilisés pour les filtres vau-dous aux soul shakes (ces poignées de main rituelles nées dans les Églises noires et aujourd'hui devenues langage des banlieues), des after hours au yo-yo, ce livre étudie l'histoire de ces mots (pour partie passés dans le langage courant) mais aussi celle des personnages du folklore noir (Stagger Lee, le Singe vanneur). Discours manipulateurs, résistance à la domination, ironie, plaisirs de la chair et de la bonne chère, superstition, discrimination... aucun pan de la réalité quotidienne de l'Afro-Américain n'échappe à une manipulation intense et perspicace de la langue, retranscrite ici avec vivacité.

Jean-Paul Levet est chargé de direction à l'Association pour la Formation Professionnelle des Adultes. Passionné de jazz, de blues... et des mots. Auteur également de Rire pour ne pas pleurer (Editions Parenthèses).

2003

ISBN 2-85162-062-X

604 p.

EPUISE (mais le livre a été réimprimé et largement augmenté et corrigé par les éditions Outre Mesure)

TNB

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Paul Gilroy
L'Atlantique noir. Modernité et double conscience

Essai sociologique et culturel sur les diasporas noires envisagées comme réseau s'articulant autour d'un océan, ce livre défend l'idée qu'il existe une culture qui n'est ni spécifiquement africaine, caraïbe, anglaise ou américaine, mais tout cela à la fois, réseau atlantique né des horreurs de l'esclavage considéré comme un système culturel et politique où le «capitalisme mis à nu» (les plantations) constitue un moment particulier de l'histoire de l'Occident. «L'esclavage racial dans le système atlantique est souvent étrangement absent de l'histoire officielle de la modernité européenne. La domination coloniale de la planète par l'Europe est également sous le coup d'une formidable amnésie. En quoi la mobilité, les déplacements forcés ont-ils pu être fondateurs d'une identité et d'une tradition ?» En étudiant le concept de modernité créé par un Occident dominateur et en sapant les fondements de l'État-nation européo-américain, L'Atlantique noir tente de répondre à ces questions. De W.E.B. Du Bois, Martin Delany et Richard Wright à Michael Jackson et Jimi Hendrix, ce livre, devenu un classique, refonde les bases des cultural studies tout en ouvrant de riches perspectives de réflexion..

Paul Gilroy, sociologue, après avoir dirigé le département d'études africaines-américaines de l'Université de Yale, enseigne aujourd'hui à la London School of Economics de Londres. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Against Race: Imagining Political Culture Beyond The Color Line et There Ain't No Black In the Union Jack: The Cultural Politics of Race and Nation

2003

ISBN 2-85162-063-8

332 p.

Epuisé (mais le livre a été republié par les éditions Amsterdam)

TNB

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William Middleton
The Changeling

Un classique du théâtre élizabéthain enfin traduit en français.
Pour T. S. Eliot, The Changeling «n'est surpassée que par Shakespeare en ce qui concerne l'essence morale de la tragédie». La pièce est un mélange de tragédie, de drame d'horreur et de farce. Cette histoire sanglante d'amour, de meurtres, de trahisons - l'époque élisabéthaine en regorge - emprunte son thème à l'oeuvre de John Reynold Vengeance de Dieu contre la luxure. L'action se passe en Espagne, à Alicante, dans le château du seigneur Vermandero dont la fille Béatrice doit épouser Alonzo de Piracquo. Mais elle aime Alsemero. Pour la débarrasser d'Alonzo, Béatrice fait appel à De Flores, un gentilhomme pauvre, laid (d'où le surnom de dog face), obséquieux, vicieux et pervers, qui l'aime à la folie. De Flores s'exécute mais au lieu d'argent exige en récompense une nuit d'amour. Grâce à une ruse, Béatrice passe l'épreuve de la virginité et, la nuit de noces, se fait remplacer auprès d'Alsemero par sa servante. Mais sa doublure, peu loyale, y trouve du plaisir et s'attarde. De Flores intervient une fois de plus pour débarrasser Béatrice de la gêneuse. C'en est trop. On découvre le crime. Béatrice, repoussée pas son époux, sera condamnée avec De Flores qui la poignarde avant de se tuer lui-même. Il meurt heureux d'avoir eu le seul bonheur auquel il aspirait, posséder Béatrice.
Cette traduction de Marie-Paule Ramo reprend l'adaptation française réalisée pour la mise en scène de Dan Jemmett, sous le nom de Dog Face. Et précède la traduction de Women beware Women publiée aux éditions Kargo en 2004.

Thomas Middleton naît en 1580 à Londres. Auteur prolifique, il publie en 1605 La Tragédie du vengeur, modèle du théâtre baroque anglais. Sa collaboration avec le comédien William Rowley donnera offira au théâtre élisabéthain l'un de ses chef-d'œuvres, The Changeling, crée en 1622

2003

Traduit de l'anglais par Marie-Paule Ramo

ISBN 2-85162-074-3

192 p.

15 €

TNB

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Rodoplhe Topffer
Essai de physiognomonie

«Faire de la littérature en estampes, ce n'est pas se constituer l'ouvrier d'une donnée pour en tirer, et jusqu'à la lie souvent, tout ce qu'elle comporte. Ce n'est pas mettre au service d'une fantaisie uniquement grotesque un crayon naturellement bouffon. Ce n'est pas non plus mettre en scène un proverbe ou en représentation un calembour ; c'est inventer réellement un drame quelconque, dont les parties coordonnées à un dessein aboutissent à faire un tout ; c'est, bon ou mauvais, grave ou léger, fou ou sérieux, avoir fait un livre, et non pas seulement tracé un bon mot ou mis un refrain en couplets.» Rodolphe Töpffer (1799-1846), le père de la bande dessinée européenne, offre avec cet Essai de physiognomonie (1848) l'un des tout premiers essais théoriques sur ce genre nouveau. En reprenant les thèses de Lavater sur la physionomie, mais en les appliquant au strict travail graphique, Rodolphe Töpffer préfigure la sémiologie de l'image en théorisant les caractères distincts des «morphèmes» graphiques qui sont aux fondements de l'art de la bande dessinée.

Rodolphe Töpffer (1799-1846) est considéré comme l'“inventeur” de la bande dessinée européenne. Auteur de Monsieur Jabot, Voyages en zig-zag, Histoire de Mr. Cryptogramme… Fut aussi romancier, critique d'art…

2004

ISBN 2-85162-071-1

60 p.

10 €

TNB

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William T. Lhamon
Peaux blanches, masques noirs.
Représentations du blackface, de Jim Crow à Michael Jackson

1820, marché Sainte-Catherine, New York : près du port, des «nègres» dansent pour gagner quelques anguilles. A l'origine monnaie d'échange, ces danses deviennent une marque culturelle pour le lumpenprolétariat bigarré fasciné par le charisme et la gestuelle des Noirs. Fin du vingtième siècle, de part et d'autre de l'Atlantique et sur MTV : Michael Jackson et M. C. Hammer se déhanchent avec des pas de danse et des gestes identiques aux danseurs d'anguilles. Pourquoi ces gestes ont-ils perduré? Quels processus d'identification ont-ils mis en œuvre? A qui appartiennent-ils? Aux Noirs qui les ont créés, ou aux Blancs qui, une fois grimés en noir (blackface), les ont copiés et assimilés?
Peaux blanches, masques noirs, à travers l'histoire des ménestrels du blackface (T. D. Rice, Dan Emmett, Jim Crow…) et des lieux de formation de la culture américaine, explore cette longue mutation d'une culture folk limitée aux frontières d'un marché multi-ethnique en une véritable culture populaire où l'échange et la reconnaissance de gestes signent une appartenance. Esclaves ou fugitifs noirs, mariniers ou journaliers blancs, tous vivaient dans les mêmes conditions d'une classe ouvrière luttant pour que la culture dominante les laisse libre d'échanger les marques de reconnaissance culturelles qu'ils partageaient. Du sifflement de Bobolink Bob sur le marché Sainte-Catherine à celui d'Al Jolson dans Le Chanteur de jazz, du Benito Cereno de Melville au Caïn de Bob Dylan, des peaux d'anguilles portées en guise de serre-tête aux dreadlocks afros, W. T. Lhamon Jr. offre une magnifique histoire de ces signes culturels qui, après avoir vaincu les forces d'oppression qui tentaient de les étouffer, font aujourd'hui partie de notre quotidien.

"Ce qui rend Raising Cain aussi fascinant est la manière dont Lhamon montre comment ces gestes traversent les siècles et les Etats-Unis tout en conservant leurs formes et leurs significations propres. Le style de Lhamon, jamais jargonnant, a une force, une lucidité, une précision et un enthousiasme incomparables. Mais sa plus grande réussite est de franchir les barrières entre des formes culturelles que la plupart des auteurs tiennent pour acquises."
Greil Marcus.

"Le très beau livre de W. T. Lhamon est un véritable éblouissement. Il est tour à tour prodigieusement érudit, pénétrant, poétique, caustique et porteur d'une vraie dimension politique."
Paul Gilroy.

Voici un livre qui donnera le vertige à ceux qui sont habitués aux standards de l'histoire culturelle...
Jacques Rancière.

William T. Lhamon est professeur d'anglais à la Florida State University. Il est également l'auteur de Deliberate Speed. The Origins of a Cultural Style in the American 1950s et plus récemment de Jump Jim Crow. Lost Plays, Lyrics, and Street Prose of the First Atlantic Popul

2008

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sophie Renaut.

Avec une préface de Jacques Rancière

Réédition au format poche de Raising Cain. Représentations du blackface, de Jim Crow à Michael Jackson, paru aux éditions Kargo en 2004.

ISBN 978-2-84162-169-9

384 p.

12 €

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William Middleton
Women beware women (Femmes, gare aux femmes)

En français, les mots manquent pour raconter, encore moins éclairer. On peut en tout cas mettre sur la voie : tenter de suivre les détails de l'intrigue serait vain et d'ailleurs inutile. Il suffit de se laisser porter par la fougue du spectacle, par l'invraisemblable énergie des personnages. En dehors d'un duc, d'un cardinal et de quelques autres, on y voit une mère puritaine échevelée, son fils plutôt dadais, fou amoureux d'une jeune fille que les scrupules n'étouffent guère. Plus que d'une histoire d'amour pourtant, il s'agit de désirs extrêmes et excentriques, de trahisons, de vengeances abominables,aboutissant dans une cuve en zinc, à un splendide, un poétique bain de sang. Alors on pense à ces histoires de vampires et de châteaux hantés, à ces contes et comptines peuplés d'ogres déguisés en Pères Noël, fournisseurs de cauchemars enfantins, de fantasmes éternels... Et de vérité.

Thomas Middleton naît en 1580 à Londres. Auteur prolifique, il publie en 1605 La Tragédie du vengeur, modèle du théâtre baroque anglais. Sa collaboration avec le comédien William Rowley donnera offira au théâtre élisabéthain l'un de ses chef-d'oeuvres, The Changeling, crée en 1622

2004

Traduit de l'anglais par Marie-Paule Ramo

ISBN 2-85162-081-6

280 p.

20 €

TNB

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Paul Van Nevel
Nicolas Gombert et l'aventure de la polpyphonie franco-flamande

Les Flandres, entre la fin du XIVe siècle et le début du XVIIe siècle, dominent l'Europe musicale : en raison de leur excellence, les meilleurs compositeurs et chanteurs de ces terres alors espagnoles sont courtisés par les plus grandes chapelles, royales ou privées, et exportent aux quatre coins du continent ce qui deviendra le parangon de la musique de la Renaissance : la polyphonique franco-flamande (representée par illustres Johannes Ockeghem, Josquin Desprez, Roland de Lassus, Cipriano de Rore, Philippe de Monte, Clemens Non Papa). Paul Van Nevel, fondateur de l'Ensemble Huelgas, propose ici une introduction à l'histoire de cette polyphonie en retraçant la vie et l'oeuvre de l'un des meilleurs compositeurs de l'époque, Nicolas Gombert (1500-1560), né près de Lille mais au service de l'empereur Charles Quint pendant la majeure partie de sa vie, qu'il achèvera à Tournai. Outre sept compositions profanes et sacrées de Gombert analysées avec précision - dont deux chansons, retranscrites en intégralité en notation moderne et présentes sur le disque -, Nicolas Gombert et l'aventure de la polyphonie franco-flamande ofre un panorama musicologique des styles et des genres de musicaux de la Renaissance, un aperçu sociologique de la vie des musiciens (une vie quotidiennement dévouée à la musique et à son exécution), de leur voyages parfois très longs, de leurs excès. Une parfaite introduction pour qui veut s'immerger dans les sonorités et l'esprit musical de la Renaissance. Le livre contient deux partitions (deux chansons de Nicolas Gombert, Tous les regretz et Je prens congie, retranscrites en notation moderne par l'auteur pour cet ouvrage, photocopiables et utilisables par des chanteurs ou des choeurs) ainsi qu'avec un CD 4-titres reprenant ces deux chansons ainsi que deux autres compositions de la Renaissance (un Sanctus de Gilles Binchois et une chanson de Thomas Crecquillon, Amour partez), deux inédits de l'Ensemble Huelgas.

Thomas Middleton naît en 1580 à Londres. Auteur prolifique, il publie en 1605 La Tragédie du vengeur, modèle du théâtre baroque anglais. Sa collaboration avec le comédien William Rowley donnera offira au théâtre élisabéthain l'un de ses chef-d'œuvres, The Changeling, crée en 1622

2004

Traduit du néerlandais par Eva de Volder

ISBN 2-85162-087-5

160 p.

23 € (disque inclus)

TNB

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Julian Cope
Krautrocksampler
Petit guide d'initiation à la grande kosmische muzik

A la fin des années 1960, l'Allemagne de l'Ouest se met à table pour plus d'une décennie de choucroute musicale : bienvenue dans l'ère du krautrock, cette kosmische musik typiquement teutonne qui vit des groupes comme Can, Kraftwerk, Tangerine Dream, Amon Düül, Faust, Popol Vuh, Neu!, Cluster, La Düsseldorf, etc., produire un free-rock à la fois cosmique et tellurique, réunion dans un même ascenseur de Sun Ra, des Stooges et des MC5. La génération post- Stockhausen ira plus loin que la plus reculée des planètes, et frappera plus fort que le punk. D'Amon Düül jouant tels des péquenauds sous acide à Tangerine Dream et son ambient si planante qu'en comparaison The Orb passerait pour un groupe de speed metal, en passant le violon spectral de Tony Conrad, les marteaux-piqueurs de Faust ou le Seven Up dopé de Timothy Leary dans les montagnes suisses, le krautrocker Julian Cope raconte à sa manière l'histoire de cette musique qui avale toute la misère du monde et où retentissent aussi, dans un proche lointain, le Velvet Underground, les Monks, John Peel et PIL, Hawkind, Joy Division, Iggy Pop, John Cale et Lou Reed, Funkadelik, Brian Eno... Avec en appendice un Top-50 tout en couleur des meilleurs disques de krautrock où sont décrites avec amour les fulgurances cosmiques d'un genre dont l'influence se prolongera bien au-delà des années 1980.

"Un livre extraordinaire...", NME
"Brillant...", Vox
"Une vraie érudition musicale... ", Rolling Stone
"Quel livre !", John Peel

Julian Cope. Ex-leader de Teardrop Explodes avec qui il signe trois albums. Part en solo en 1984. Parmi sa discographie : World Shut Your Mouth, Saint Julian, Autogeddon, Jehovahkill. Druidiste professionnel. Dirige le site Head Heritage. Egalement auteur de Memories of the Liverpool Punk-scene.

2008

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Berthe

ISBN 978-2-84162-168-2

224 p.

 

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William Pietz
Le Fétiche. Généalogie d'un problème

«Fétiche» est un terme dont la réputation est depuis toujours entachée. Avant que le XIXe siècle ne se l'approprie (fétichisme des marchandises chez Marx, sexuel chez Freud), le fétiche a une histoire linguistique et théorique singulière dont l'origine se trouve dans le brassage multiculturel des côtes de l'Afrique de l'Ouest aux XVe et XVIe siècles, lorsque les marchands portugais arrivent en Guinée et se confrontent à des systèmes de valeurs économiques et religieux différents des catégories européennes. En remontant aux racines de l'Église catholique, William Pietz retrace la généalogie du «fétiche» et dévoile la complexe histoire d'une problématique qui pendant longtemps a concerné, de manières diverses, la pérennité des échanges économiques, le pouvoir de l'image idolâtrée, les pratiques de sorcellerie, l'incarnation du divin, les théories sur les religions primitives. Du latin factitius au pidgin fetisso, de Tertullien à Charles de Brosses, ce livre montre toute la complexité de cette «idée-problème» qui a participé aux fondements des sciences humaines occidentales.

«William Pietz est le président de Brosses du XXe siècle : il a repris toute l'histoire des liens entre l'Occident et la question des fétiches, et jeté une lueur décisive sur la notion marxienne de fétichisation des marchandises. Ce travail d'érudition méticuleuse manquait à tous ceux qui s'intéressent à l'invention de l'idée même de croyance.»
Bruno Latour

Thomas Middleton naît en 1580 à Londres. Auteur prolifique, il publie en 1605 La Tragédie du vengeur, modèle du théâtre baroque anglais. Sa collaboration avec le comédien William Rowley donnera offira au théâtre élisabéthain l'un de ses chef-d'oeuvres, The Changeling, crée en 1622

2008

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aude Pivin

ISBN 2-85162-0104-9

160 p.

20 €

 

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Mark Franko
La danse comme texte. Idéologies du corps baroque

La Danse comme Texte retrace l'histoire esthétique et le profil idéologique du ballet de cour français entre 1573 et 1670. En examinant les formes chorégraphiques de cette période (le spectacle composite de la fin de la Renaissance, le ballet burlesque du début du XVIIe siècle et la comédie-ballet de la deuxième moitié du XVIIe siècle), Mark Franko montre comment le corps a émergé d'un théâtre verbal pour devenir lui-même un texte, corps-texte dont l'autonomie s'est forgée en réaction à divers programmes politiques, comme l'expression de la résistance des nobles face au pouvoir grandissant de la monarchie de Louis XIV. L'itinéraire chorégraphique retracé dans cet ouvrage - depuis la naissance de la danse théâtrale en 1581 jusqu'aux comédies-ballets de Molière, subversion nostalgique du ballet de cour officiel - pose le problème de la dialectique entre l'autonomie du corps et les discours du texte (l'autonomie esthétique d'un corps revêtant une signification politique propre). Après l'étude des livrets de spectacle, des théories dramatiques élaborées à l'époque, des remarques sur le corps de Montaigne et des reconstructions de spectacles baroques dans les années 1980, La danse comme texte poursuit cette enquête sur les revendications politiques et esthétiques par une réflexion sur les travaux des chorégraphes modernes (Oskar Schlemmer, Edward Gordon Craig) dont l'intérêt pour les jeux inexpressifs et les automates se rapproche de certains aspects du ballet de cour. «L'un des meilleurs livres jamais écrit sur la danse», selon William Forsythe.

Mark Franko est danseur, chorégraphe et écrivain. Ses créations se sont produites aux États-Unis, en France et en Allemagne. Il enseigne à l'Université de Cali-fornie (Santa Cruz) et, en tant que professeur invité, aux univer-sités de Paris-VIII, Nice et Mont-pellier-III.

2005

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sophie Renaut

ISBN 2-85162-88-3

336 p.

29 €

 

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Arnaud Maillet
Le miroir noir. Enquête sur le côté obscur du reflet

Miroir noir... Bel oxymoron! Ainsi débute cette remarquable contribution à l'histoire de la culture visuelle occidentale. Dans cette première étude «panoramique» d''un instrument d'optique largement oublié, Arnaud Maillet recadre notre compréhension historique de l'expérience visuelle et les diverses significations possibles du miroir noir en mettant cet objet ambigu en relation avec les notions de transparence, d'opacité et d'imagination. Si ce petit instrument d'optique, longtemps confondu avec d'autres, connut une popularité avérée à la fin du XVIIIe siècle dans l'Europe des amateurs de pittoresque, il fut rejeté au XIXe siècle puis totalement oublié (ou presque) de nos jours. Objet scientifique pour les savants, magiques pour les occultistes, cultuel pour certaines civilisations, objets de recherches esthétiques pour les peintres et expérimentales pour les artistes contemporains, ce miroir est également indissociable du désir, de la prothèse, de la mélancolie et de la mort. Il s'agit alors de comprendre que ces divers aspects du miroir noir bien souvent ne s'opposent pas, mais constitue plutôt l'unité homogène, cohérente et fondamentale de toute un pan de notre culture s'articulant autour de l'équation clair/obscur. De Claude Lorrain à Christian Boltanski en passant par Alberti, de Piles, Gilpin, Coleridge, Ruskin, Matisse ou Richter, Le miroir noir nous emmène des origines magiques et occultes du miroir noir jusqu'à ses avatars actuels à travers une série de pratiques picturales et technologiques telles que la photographie, le cinéma et l'art contemporain. Traverser ce miroir sans craindre de s'abîmer dans le côté obscur nous confronte à une évidence: c'est dans l'aveuglement que se constitue le regard.

Arnaud Maillet, 35 ans, a soutenu une thèse d'histoire de l'art sur esthétique et optique dans l'art du XVIIIe siècle. Le miroir noir est son premier ouvrage. Il est également l'auteur de Prothèses lunatiques. De la science aux fantasmes.

2005

ISBN 2-85162-110-3

276 p.

27 €

 

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Max Aguilera-Hellweg
Le coeur sacré. Un atlas photographique du corps humain

Max Aguilera-Hellweg a été photo-reporter pendant vingt ans pour des magazines comme Esquire, Rolling Stones, New York Times ou Life. Il a notamment couvert les conflits armés en Amérique du Sud, la contre-culture américaine des années 1970. Certaines de ses photographies sont aujourd’hui au Moma de New York. Puis, un jour, un travail de commande s’offre à lui : photographier une opération chirurgicale. Ce qui changera sa vie. Il commence à trente-neuf ans des études de médecine et devient chirurgien, douze ans plus tard. Il réalise alors Le coeur sacré. Un atlas chirurgical du corps humain. Un livre d’art médical où le regard s’insinue là où rarement il avait pénétré avec autant de force : dans l’intimité du corps humain subissant les outrages de la chirurgie lourde. L’ablation d’une tumeur du cerveau. La transplantation d’une cornée. L’opération d’un spina bifida. Ce ne sont là que quelques-unes des soixante opérations chirurgicales captées par Aguilera-Hellweg à l’aide d’une chambre 4x5, offrant une nouvelle et singulière vision de l’art médical. Et, tel un Vésale moderne, le photographe décrit soigneusement chaque opération avec une légende scientifique précise. Perturbantes, intrigantes, ces photographies interrogent la nature corporelle de l’être dans sa nudité la plus totale, révélant beaucoup sur le rapport au corps de celui ou celle qui les regarde. Max Aguilera-Hellweg a remporté en 2000 le Word Press Photo, section Science, pour ce travail inouï. La version français de l'ouvrage a également été primée aux Rencontres de la Photographie d'Arles en 2006.

Max Aguilera-Hellweg été photo-journaliste pendant vingt ans (Rolling Stone, Life, Esquire, New York Times) et a notamment couvert la contre-culture américaine et les conflits en Amérique du Sud. Fasciné par l'anatomie et la médecine, il a repris des études de médecine. Il est aujourd'hui chirurgien.

2006

Textes traduits de l'anglais (Etats-Unis) par O. Berthe et L. Meyer-Bish

ISBN 2-85162-116-2

144 p.

30 €

 

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Philippe-Alain Michaud
Sketches. Histoire de l'art, cinéma

À la fois dispositif technique et spectacle, manière de penser les images et système de représentations, le cinéma est une détermination instable. Selon une démarche qui trouve son origine dans la méthode d'analyse développée par Aby Warburg au cours des années 1920, ce recueil montre les échanges et les transferts qui se produisent entre histoire de l'art et cinéma, des recherches d'Étienne-Jules Marey et des films Lumière au cinéma expérimental (Jack Smith, Anthony McCalloe), de l'art des tapis et des spectacles pyrotechniques à la bande dessinée et au dessin animé (George Herriman, Walt Disney). Le cinéma est envisagé depuis ses bords, c'est-à-dire depuis ses origines et ses marges - expérimentales, underground et populaires -, là où ses propriétés rencontrent celles de la peinture, de la sculpture, du dessin, voire de la musique, esquissant une histoire ouverte où les registres, les médiums et les techniques ne sont pas entièrement fixés.
Cet ouvrage amplement illustré est paru à l'occasion du nouvel accrochage du Musée national d'art moderne, Le mouvement des images (avril 2006-janvier 2007), conçu par l'auteur, conservateur en charge de la collection des films au Centre Pompidou.

2006

ISBN 2-85162-130-9

252 p.

29 €

 

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Chris Marker
La jetée. Ciné-roman

«Ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d'enfance. La scène qui le troubla par sa violence, et dont il ne devait comprendre que beaucoup plus tard la signification, eut lieu sur la grande jetée d'Orly, quelques années avant le début de la troisième guerre mondiale. ... Rien ne distingue les souvenirs des autres moments: ce n'est que plus tard qu'ils se font reconnaître, à leurs cicatrices. Ce visage qui devait être la seule image du temps de paix à traverser le temps de guerre, il se demanda longtemps s'il l'avait vraiment vu, ou s'il avait créé ce moment de douceur pour étayer le moment de folie qui allait venir...»
Ainsi commence le ciné-roman de Chris Marker, apparu sur quelques écrans noir et blanc en 1962 (puis couronné du Prix Jean Vigo en 1963), et qui marqua durablement les rétines innocentes de quelques yeux ouverts, au point de devenir, 45 ans plus tard, un livre de papier et d'encre.

Chris Marker est cinéaste et il aime les chats et la vodka au piment (mais surtout les chats...). On raconte que dans d'autres vies (ou la même) il a été d'autres choses, comme éditeur, écrivain, résistant...

2008

ISBN 978-2-84162-165

256 p.

35 €

 

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