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l’éclat

 

« éclats »
(ceci n’est pas un livre)

Cette collection bénéficé du soutien de la division "Livre" du Conseil Régional d'Ile de France pour son lancement

 L’idée de la collection de petit format, si elle est presque aussi ancienne que le livre lui-même, correspond aujourd’hui à de nouvelles pratiques de lecture et à une nouvelle gestion du temps.
Longtemps réticents à ce principe d’équarrissage des livres, nous espérons, avec ce projet, rester fidèles aux principes d’édition qui sont les nôtres et faire bénéficier les auteurs de notre catalogue de cette forme de livres, adaptée au nouvel ‘esprit du temps’.
Valoriser le fonds des éditions à travers ce nouveau format, accueillir des textes courts d’auteurs proches de notre (zigzagante) ligne éditoriale, servir de laboratoire pour des travaux en cours, tels sont les objectifs de ces “éclats” de l’éclat, dont nous ne manquerons pas de rappeler en quatrième de couverture, en forme de devise, que “ceci n’est pas un livre”.
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José Bergamín
En tauromachie, tout est mensonge et tout est vérité

Ce volume rassemble deux essais de Bergamin, dont un célèbre (de 1934), consacré au torero Don Tancredo qui affrontait le taureau, immobile et debout sur un piédestal. Cette farce de corrida, qui fit fureur au début du XXe siècle, inspire à Bergamin l’un de ses textes les plus spirituels sur la ‘paresse’ élevée au rang de concept et expression de l’immobilisme d’une Espagne sclérosée. Tournant Don Tancrède en bourrique, Bergamin se livre ici à une véritable corrida de mots, où le pantin ne résiste pas aux véroniques sublimes d’un “grande” (et trop peu connu) de la littérature espagnole. Deux ans après la parution du texte, la guerre civile éclate, et on sait avec quel courage Bergamin s’engagea sans sourciller pour combattre cette Espagne obsolète. Le livre est enrichi de nombreuses illustrations.

Personnalité inclassable de l’Espagne du XXe siècle, tour à tour poète, dramaturge, essayiste, philosophe, José Bergamín (1895-1993) a traversé le siècle espagnol, conciliant un catholicisme fervent et un engagement sans faille auprès des Républicains. Affrontant les exils successifs en France, en Amérique latine et enfin au Pays Basque où, il prit fait et cause pour la cause basque et ne dut sa liberté qu’à l’amitié des plus grands toreros d’Espagne qui ne manquèrent jamais de l’accompagner chaque fois qu’il était convoqué par la police espagnole.

AVRIL 2012

Traduit et présenté par Yves Roullière

ISBN 978-2-84162-282-5

96 p.

8 euros

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Hermann Broch
De la peine de mort, du judaïsme,
de la démocratie
et du principe d'humanité

Extrait des 520 pages de l’édition française de la Théorie de la folie des masses (Éditions de l’éclat, 2008), elles-mêmes tirées des milliers de pages de manuscrits que Hermann Broch avait accumulé de 1934 à 1951 pour l’écriture de son grand œuvre inachevé, cet excursus sur « la peine de mort, le judaïsme, la démocratie et le principe d’humanité » constitue une pièce maîtresse dans la discusion sur la peine de mort, et vient se ranger, aux côtés des classiques de Victor Hugo, d’Albert Camus ou d’Arthur Koestler, parmi les plus implacables plaidoyers pour son abolition, avant qu’en France, un Robert Badinter, à peine nommé Garde des Sceaux dans le premier gouvernement socialiste de la Ve République, ne passe à l’acte et proclame, dans le pays de la guillotine — et contre l’avis d’une majorité de ses concitoyens —, l’abolition de la peine de mort (Loi du 9 octobre 1981).

FEVRIER 2012

ISBN 978-2-84162-273-3


Massimo Cacciari
Le Jésus de Nietzsche

«C’est pourquoi le “Dieu est mort” de Nietzsche peut être prononcé par le christianisme lui-même, et plus encore: il en constitue l’annonce fondamentale».

Au classique antichristianisme de Nietzsche, Cacciari oppose un Jésus non seulement omniprésent dans l’œuvre, mais qui incarne en outre la possibilité d’un renversement de toutes les valeurs. L’antéchrist nietzschéen n’est donc pas un déni de la figure de Jésus, mais d’une Eglise qui ne l’incarnerait plus. Ce renversement de perspective permet de relire l’œuvre nietzschéenne (et la pensée des Evangiles) de manière bien différente, et propose une interprétation nouvelle et bouleversante de l'Ubermensch nietzschéen.

Depuis ses premiers travaux sur Wittgenstein à ces récents écrits en commentaire des dix commandements, l’œuvre de Massimo Cacciari, qui fut maire de Venise de 1993 à 2009, a marqué durablement la philosophie italienne contemporaine. Deux de ses livres ont été publiés aux Editions de l’éclat (Déclinaisons de l’Europe et Drân).

NOVEMBRE 2011

ISBN 978-2-84162-271-9

48 p.
6 euros

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Léon Chestov
La nuit de Gethsémani
Essai sur la philosophie de Pascal

La nuit de Gethsémani, Pierre s’endormit et ne put prévenir le Christ de l’arrivée des soldats. Depuis, nous dit Pascal, «Jésus est à l’agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là ». C’est le point de départ de l’essai de Chestov, qui, à son tour, nous enjoint de rester éveillés pour qu’une nouvelle nuit de Gethsémani, pour l’homme, ne se reproduise pas; pour que l’homme ne se voie pas condamné à l’agonie jusqu’à la fin du monde, parce qu’il n’aura pas veillé sur sa liberté première que lui octroie la connaissance de ses propres limites.

Dans la lignée d’un Nietzsche ou d’un Kierkegaard, Léon Chestov (1886-1938) est un philosophe inclassable, « avec Dieu, sans maître », « dévastateur de la raison », qui a profondément marqué la pensée européenne à partir des années 1920 — si profondément qu’on l’aura oublié quelque temps, malgré les nombreuses traductions françaises, mais qu’il resurgit régulièrement, et encore récemment avec la réédition de ses œuvres les plus importantes aux éditions Le Bruit du temps.


SEPTEMBRE 2012
ISBN 978-2-84162-288-7

Lire l'article de Jean-Philippe Cazier sur Médiapart


John Coltrane
Je pars d’un point et je vais le plus loin possible
Entretiens avec Michel Delorme

« Le monde se portait un peu mieux parce que John Coltrane en faisait partie » écrivait Charles Lloyd. John Coltrane ne se confiait que rarement aux journalistes et avait une certaine défiance à l’égard des mots pour exprimer ce qu’il exprimait lui-même avec sa musique. Son calme extraordinaire et son extrême modestie  qui contrastaient avec la force et la détermination de sa musique donne à ces entretiens une saveur particulière. Donner à lire ici les propres mots de Coltrane (lors de ces entretiens avec Michel Delorme en 1962 et 1963 et dans une magnifique lettre à Don De Michael) est un moyen d’approcher au plus près l'inexprimable de sa musique… « the rest is music ».

Michel Delorme est journaliste de jazz et a été directeur artistique auprès de plusieurs grands labels. Il est membre des Victoires du Jazz et du John Coltrane Syndicate. Il a réalisé ces trois entretiens dans les années 60, lors des concerts parisiens de Coltrane.

NOVEMBRE 2011

ISBN 978-2-84162-272-6

72 p.

7 euros

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Denis Diderot
Regrets sur ma vieille robe de chambre
ou Avis à ceux qui ont plus de goût que de fortune
suivi de la
Satire contre le luxe

Pour le remercier d’un service qu’il lui a rendu, Mme Geoffrin décida d’offrir à Diderot une nouvelle robe de chambre et de renouveler gracieusement son mobilier trop bohème…
Les «Regrets sur ma vieille robe de chambre» (1768), que l’on a généralement associés aux pièces esthétiques de Diderot, sont avant tout un « avis à ceux qui ont plus de goût que de fortune », et se rangeraient plutôt aux côtés de ces tableaux de critique sociale, dont l’œuvre de Diderot foisonne. Ils stigmatisent — avec la joie qui caractérise Denis — cette propension aveugle à la «nouveauté», ce mauvais goût qui remplace l’intelligence des choses, cette bêtise abyssale caractéristique de la richesse sans mesure, et s’il se trouvait un Diderot qui puisse écrire aujourd’hui (et publier), il s’en prendrait probablement à ceux que notre siècle de consommation, qui ne parle plus que par borborygme, désigne de celui de bling-bling.

NOVEMBRE 2011

ISBN 978-2-84162-270-2

48 p.

5 euros

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Franz Kafka
En tout, je n'ai pas fait mes preuves
Choix de correspondances établi et présenté
par Claude Le Manchec

La première caractéristique qui retient l’attention lorsqu’on parcourt la correspondance de Kafka et qu’on la considère dans son ensemble, c’est qu’il s’agit de textes dont l’unité ne fait aucun doute. Plus l’examen progresse, plus cette impression se fortifie : les lettres se configurent en séquences successives, variables dans le style et le ton selon leur destinataire, mais unies thématiquement. Ainsi rigoureusement enchaînées, les lettres se succèdent, se multiplient, se ramifient, mais toujours en formant, à la lecture, un ensemble de motifs dont la saisie définit peu à peu, en creux, le portrait d’un homme, certes incomplet et lacunaire, mais toujours plus précis au fil du temps, des rencontres et des événements.


Docteur en sciences du langage à l'EHESS et formateur, Claude Le Manchec a publié plusieurs travaux sur le récit contemporain.


AOÛT 2012
ISBN 978-2-84162-286-3

 

Jean Clet Martin
Deleuze

La boîte à ‘concepts’ précisément ciselés par Gilles Deleuze, depuis Empirisme et subjectivité (1953) jusqu’à Critique et clinique (1993), est ouverte ici par Jean-Clet Martin, reparcourant une œuvre sans équivalent dans la philosophie du XXe siècle. Cet accéléré de 128 pages, fulgurant comme la traversée du Louvre par les héros de Bande à part, fait taire les commentaires pour véritablement penser avec Deleuze, et indique le chemin pour revenir aux livres eux-mêmes.

Jean-Clet Martin est l’auteur d’une œuvre riche et abondante, depuis son premier essai sur Deleuze en 1993, à la récente lecture de la Phénoménologie de l’esprit de Hegel (Une intrigue criminelle de la philosophie, Paris, 2009). En 2006, il a publié aux Éditions de l'éclat, Éloge de l’inconsommable, et Borges. Une biographie de l’éternité. Il anime le blog : jeancletmartin.blog.fr.


FEVRIER 2012

ISBN 978-2-84162-275-7

128 p.

9 euros

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Marthe Robert
Introduction à la lecture de Kafka
suivie de L’épée, L'invité des morts, Notre synagogue, Lampes neuves (textes et commentaires)

«Le lecteur qui veut pénétrer dans l'univers de Kafka s'arrête d'abord, ébloui, écrasé, blessé et attiré à la fois ; mais dès qu'il en a franchi le seuil, il reconnaît la toute puissance de ce monde sur sa propre vie et qu'il n'est pas aussi bien défendu, aussi impénétrable que le premier contact lui avait fait croire.»

Paru pour la première fois en 1946 dans la revue L’Heure nouvelle, ce texte, désormais classique, de Marthe Robert inaugure le travail d’une vie consacrée en grande partie à Franz Kafka ; vie entière passée à en traduire (aussi) les écrits les plus intimes pour en préserver paradoxalement la part secrète, qu’aucune lecture (philosophique, psychanalytique, politique, mystique etc.) n’était en mesure de révéler.

Lectrice avisée et traductrice exemplaire (de Kafka, Lichtenberg, Goethe, Kleist, etc.), Marthe Robert (1914-1996) est l’auteur d’une oeuvre de critique littéraire importante, dont on rappellera quelques titres: Seul comme Franz Kafka, Gallimard, 1969 ; Roman des origines et origines du roman, Gallimard, 1972 ; D’OEdipe à Moïse : Freud et la conscience juive, Grasset, 1974, ainsi qu’une série de livres de «Lectures» (La Vérité littéraire, 1981 ; La Tyrannie de l’imprimé, 1984 ; Le Puits de Babel, 1987).

AOÛT 2012

ISBN 978-2-84162-287-0

 


[Pseudo-Kant]
Récit authentique de mon voyage au paradis

Ballotté entre les ornithorynques et les extra-terrestres par la critique contemporaine, Emmanuel Kant remet quelques pendules à l’heure avec ce récit authentique de son voyage au Paradis, paru (posthume?) en 1877, que les bibliothécaires insouciants ont rangé pendant plus d’un siècle parmi les œuvres du sage de Königsberg. Il n’empêche que ce voyage drôlatique et philosophique nous en apprend de belles sur la grande morale kantienne, passée au crible, ici, par des lecteurs aussi attentifs qu’Aristote, Platon ou Héraclite ; si bien que Kant dépité s’en retourne sur terre où, semble-t-il, il vit encore dans quelque recoin d’un temps vertical.

FEVRIER 2012

Traduit et présenté par Vincent Guillier

ISBN 978-2-84162-274-0
96 p.
7 euros

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Gershom Scholem
Dix aphorismes anhistoriques sur la cabale
suivi des
Commentaires de David Biale

Rompant décidément avec l’approche historique, dont il fut pourtant l’un des plus grand spécialistes, Scholem aborde ici la cabale selon une approche en aphorismes qu’il définit comme «anarcho-mystique», en tant « qu’elle protège mieux les secrets en les énonçant plutôt qu’en les taisant ». C’est donc une cabale en toute liberté qui est montrée ici, inscrite dans une pensée universelle, et dont le plus grand représentant au XXe siècle n’est autre, selon Scholem, que Franz Kafka ! Le commentaire de David Biale de ces dix aphorismes éclaire ce texte crypté sur une tradition elle-même cryptée. Mais, comme le dit ici Scholem « publier les œuvres maîtresses de la littérature cabalistique est la meilleure garantie de son secret ».

Gershom Scholem (1897-1982) est sans conteste l’une des figures les plus complexes du judaïsme du XXe siècle. Il rompt avec l’Europe en 1923 et émigre en Palestine, où il demeurera jusqu’à la fin de sa vie. La plus grande partie de son œuvre historique est traduite en française. Ont paru aux Editions de l’éclat ses écrits politiques sous le titre Le Prix d’Israël, ainsi que sa correspondance avec Leo Strauss (Philosophie et cabale) et celle avec son ami Walter Benjamin (Théologie et utopie).

PARUTION AVRIL 2012

Collection «éclats»

Traduit de l'allemand et de l’anglais par Jean-Marc Mandosio

ISBN 978-2-84162-281-8

96 p.

8 euros

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